Le pardon merveilleux de Dieu

Par Alexandre Sarranle 21 janvier 2018

Est-ce que vous pensez que le pardon de Dieu… est facile à obtenir ? Si vous êtes un chrétien quelque peu expérimenté, vous vous dites sûrement : « Question-piège ! Dans un sens, si Dieu nous offre son pardon par grâce, alors oui, c’est facile à obtenir ; mais en même temps, dire que le pardon de Dieu est facile à obtenir, ça donne l’impression que c’est quelque chose de léger, de banal, qui n’est pas estimé à sa juste valeur. »

Permettez-moi d’être un peu plus précis, alors. Et je m’adresse ici aux croyants : est-ce que la perspective du pardon de Dieu a déjà contribué à vous faire succomber moins difficilement à une tentation ? Vous savez comment ça se passe, quand on est face à certaines tentations. « Je sais au fond, que c’est mal ; en fait, je le sais pertinemment. Mais… je suis faible. Je n’arrive pas à résister. Et finalement, ce n’est pas si grave, allez ! Puisque je pourrai retourner à Dieu après, et il me pardonnera. Comme la dernière fois. » Ça vous est déjà arrivé ?

Je discutais un jour avec des protestants libéraux (c’est-à-dire qui ne sont pas convaincus de l’infaillibilité de la Bible), et on parlait de certains comportements devenus assez courants, même chez des gens qui se disent chrétiens, comme : l’utilisation de gros mots, la consommation de certaines drogues douces, ou la sexualité en-dehors du mariage. Et ils m’ont dit : « Alex, Dieu est amour, on est de toute façon pardonné, ce n’est pas grave si on n’est pas parfait, on n’a pas besoin de se poser toutes ces questions sur ce qui est bien ou mal. » C’est peut-être ce que vous pensez aujourd’hui : on est de toute façon pardonné ! Alors on peut se détendre un peu !

Ou peut-être que vous n’êtes pas encore un croyant aujourd’hui, et vous avez cette opinion que j’ai souvent entendue de la part de non-croyants : « Je ne crois pas en Dieu ; mais je ne m’inquiète pas. Si Dieu existe finalement, il me pardonnera, parce que s’il existe, il doit être bon. » Je vous pose la question, donc : est-ce que vous pensez que le pardon de Dieu est facile à obtenir ? Est-ce que vous pensez que le pardon de Dieu, ça va de soi ? Parce que le but du texte qu’on est sur le point de lire et d’étudier ensemble est de nous convaincre au contraire que le pardon de Dieu est un prodige qu’il ne nous faut surtout jamais considérer comme normal !

On est dans la suite du livre de l’Exode, et le texte qu’on va lire raconte la façon dont les Israélites, il y a bien longtemps, ont reçu le pardon de Dieu après avoir commis un péché terrible et emblématique. Et ce récit leur est rapporté, et nous est rapporté, pour que nous ne prenions jamais le pardon de Dieu à la légère, et pour que la perspective du pardon de Dieu, plutôt que de nous affaiblir face à la tentation, nous aide plutôt à lui résister.

1. La distance de Dieu (32.30 – 33.3)

Pour commencer, Dieu veut nous faire prendre conscience à travers ce texte que l’effet du péché est insupportable. Dans le texte, on voit Moïse qui tente le tout pour le tout pour obtenir le pardon de Dieu pour le peuple (après la catastrophe du veau d’or). On voit qu’il sait que le pardon de Dieu n’est pas une évidence. Et en effet, Dieu lui dit non. Dieu explique à Moïse que la relation entre lui et son peuple ne peut pas être rétablie ; il ne peut plus habiter au milieu du peuple selon la promesse qu’il avait faite, ni l’accompagner sur le chemin de la terre promise.

Pourquoi ? Parce que la justice de Dieu et la culpabilité du peuple ne peuvent pas cohabiter. Impossible ! Dieu est parfaitement juste, et il est tout-puissant ; du coup, si on est injuste et moins fort que Dieu, et qu’il s’approche de nous, on va forcément perdre. Ça va forcément mal se passer… pour nous. Il est dans l’intérêt du peuple que Dieu se tienne à distance, et qu’il envoie un ange à la place, pour accompagner les Israélites et pour les aider dans la conquête de la terre promise (32.34 ; 33.2).

Au verset 34, Dieu dit que s’il « intervient », ou plus littéralement, s’il « visite » son peuple, il le visitera en ennemi du peuple à cause du péché du peuple. Ce n’est pas que Dieu viendrait exprès pour faire du mal à son peuple. C’est que sa venue en elle-même (qui en d’autres circonstances serait une bonne chose) serait, ici, une mauvaise nouvelle pour les Israélites à cause de leur culpabilité.

C’est un peu comme l’électricité. C’est bien, l’électricité, non ? Je n’ai pas de raison de ne pas allumer l’interrupteur général de ma maison, si ? Ben si, par exemple si je suis en train de bricoler et de manipuler des fils électriques à mains nues. Ou bien si la maison est remplie de gaz à cause d’une fuite dans une canalisation. L’électricité c’est bien ! Sauf que là, le rétablissement de l’électricité serait catastrophique.

Et de la même façon dans le texte, on sait que la présence de Dieu, c’est un bienfait extraordinaire pour les gens ! Vivre en présence de Dieu, c’est peut-être le plus grand bienfait de l’alliance de Dieu avec son peuple, et c’est tout le sens des sept chapitres précédents (ch. 25-31), une section qui parle longuement de la construction du Tabernacle, et qui avait commencé par cette promesse : « Ils me feront un sanctuaire, et je demeurerai au milieu d’eux » (25.8). La présence de Dieu, c’est bien ! Sauf que le rétablissement de cette présence serait, ici, catastrophique, en raison de la culpabilité du peuple.

L’effet du péché est insupportable. Parce que le péché fait que nous ne pouvons plus tenir en présence de Dieu. Le péché nous transforme en matière inflammable de 1ère catégorie ; il est préférable pour nous que Dieu se tienne à distance ! Donc quand nous péchons, le pardon de Dieu, ça ne va pas de soi ! Dieu ne peut pas dire : « Allez, on efface l’ardoise, on fait comme si de rien n’était ! » Dieu ne peut pas changer sa nature pour accommoder le mal dans sa présence. Il faudrait qu’il cesse d’être Dieu pour qu’on puisse subsister dans sa présence ! Le péché, ce n’est pas une mince affaire !

À chaque fois qu’on fait, qu’on dit ou qu’on pense quelque chose qui n’est  pas conforme à la justice de Dieu, c’est comme si on buvait un poison mortel. Le péché est spirituellement mauvais pour notre santé, il nous tue spirituellement, il fait de nous des ennemis de Dieu, il élargit devant nous l’autoroute qui mène en enfer ; l’enfer étant le lieu où l’on entre dans la présence de Dieu sans que le problème de nos péchés ait été résolu. L’enfer, c’est Dieu qui nous visite alors qu’on n’est pas en condition de l’accueillir. L’effet du péché est insupportable, vous voyez ? Et c’est la première raison pour laquelle on ne peut pas considérer que le pardon de Dieu, ça va de soi !

2. La pénitence du peuple (33.4-11)

Deuxième point. À travers ce texte, Dieu veut nous faire prendre conscience de l’importance d’une repentance authentique. Ce qui est souligné dans les versets suivants, c’est l’attitude du peuple suite à l’annonce du verdict de Dieu. Les Israélites « prennent le deuil » (33.4). Ce qui est frappant, c’est qu’ils prennent pour une « funeste parole » l’annonce… qu’ils vont conquérir la terre promise avec l’aide d’un ange ! Mais l’authenticité de leur repentance se mesure au fait qu’ils sont moins intéressés par cet héritage matériel que par l’état de leur relation avec Dieu.

Dieu a pris la décision de ne pas les exterminer (cf. 32.14) et de leur accorder quand même le pays découlant de lait et de miel ; mais le peuple ne considère pas que c’est là le pardon de Dieu. En fait, ça ne compte même pas, tant que la relation avec Dieu est brisée. Et c’est la première marque de la repentance authentique : être attristé par le fait d’avoir blessé une relation plutôt que par le fait de s’être attiré des conséquences matérielles ou pratiques négatives.

La deuxième marque de la repentance authentique, dans le texte, c’est la docilité devant Dieu qui a fait l’objet de l’offense. Dieu dit (33.5-6) : « Débarrassez-vous de vos bijoux », et les Israélites s’exécutent immédiatement, sans rechigner, sans dire un mot (ces « ornements » étaient en quelque sorte les objets complices de leur idolâtrie, cf. 32.3-4).

Dans ce texte, la repentance du peuple nous est présentée comme une repentance exemplaire. Dieu veut qu’on prenne conscience de l’importance d’une repentance authentique face au péché dans notre vie. Imaginez un roi qui aurait toujours exercé une très, très grande bienveillance envers tous ses sujets. Un jour, on découvre qu’un de ses proches conseillers est un traître, qui conspire avec les ennemis du roi pour faire tomber son royaume. La peine qu’il mérite, pour haute trahison, c’est évidemment la peine de mort. Mais le roi est tellement bon qu’il décide, à la place, de condamner le coupable… à trois ans de prison. À votre avis, si le traître devait faire l’expérience d’une repentance authentique, comment ça se manifesterait ? Est-ce qu’il pourrait dire, par exemple : « Trois ans de prison ? Ça va pas ? C’est trop long ! » Ou bien : « Aha ! Parfait ! Trois ans de prison, ce sera vite passé ! ». Ou bien, est-ce que la repentance sincère, ce serait plutôt : « Oui Seigneur. Merci de ta magnanimité. Je vais en prison sans rechigner, et j’y resterai aussi longtemps que tu le jugeras nécessaire, car j’ai honte du mal que je t’ai fait, et je désire regagner ton estime et ta confiance. »

Et comment est-ce que la repentance se manifeste dans notre vie ? Posons-nous la question : qu’est-ce qui nous attriste dans le mal ? Est-ce que le mal nous rend triste parce qu’il entraîne des conséquences matérielles ou pratiques négatives ? Par exemple, je regrette d’avoir volé dans ce magasin, parce que maintenant, j’ai un casier judiciaire. Ou bien je regrette d’avoir triché à mon examen, parce que maintenant, je suis interdit d’examens pendant cinq ans. Ou bien je regrette d’avoir couché avec ma petite amie, parce que maintenant, elle est enceinte. Alors que le mal devrait nous rendre triste avant tout en raison de l’offense que cela constitue envers Dieu ! Est-ce que notre relation avec Dieu nous est suffisamment précieuse pour que nous soyons profondément affligés (et même en deuil) quand nous abîmons cette relation ?

Et ensuite : quelles conséquences sommes-nous prêts à tirer de nos péchés ? Est-ce que nous sommes si honteux et contrits que nous sommes prêts à « nous dépouiller de nos ornements », c’est-à-dire à prendre des mesures radicales pour manifester notre repentance et notre haine du mal et notre docilité sous la main de Dieu ? Jésus n’a pas mâché ses mots quand il a dit :

« Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. » (Mt 18.9)

Le deuil en raison de la relation brisée, et la docilité sous la main de Dieu que nous avons offensé : ce sont les deux marques, ici, de la repentance sincère. Le problème que nous avons, c’est que nous sommes faibles en repentance, et la raison, c’est que nous supposons au fond que le pardon de Dieu vient assez facilement. Mais la visée du texte ici est tout autre ! Par cette histoire et par l’exemple des Israélites, Dieu veut qu’on prenne conscience de l’importance d’une repentance authentique, parce que le pardon de Dieu n’est pas une évidence.

Il est possible que les versets 7-11 nous décrivent aussi cette repentance : Dieu est distant (la tente hors du camp), et les Israélites lui manifestent quand même un dévouement docile et chargé d’espoir (ils se lèvent puis se prosternent à distance). Ils sont dans l’attente humble de la réponse que Dieu voudra leur donner (cf. 33.5). Mais il est aussi possible que ce passage décrive quelque chose d’habituel depuis la sortie d’Égypte, ce qui aurait pour effet plutôt de souligner le rôle unique de Moïse (celui qui s’approche de Dieu au nom du peuple), comme on va le voir dans un instant.

En tout cas, il faut préciser que si Dieu insiste ici sur l’importance d’une repentance authentique, ce n’est pas que nos efforts de repentance peuvent nous procurer son pardon, comme si en multipliant les actes de pénitence, on pouvait s’attirer le pardon de Dieu (ce n’est pas ce qui se passe dans le texte, comme on va le voir), mais Dieu veut qu’on comprenne que la repentance sincère est indispensable en tant que condition ordinaire pour recevoir son pardon. Il veut qu’on soit inspiré par l’exemple des Israélites ici.

3. Les mérites du médiateur (33.12-17)

Troisième et dernier point. À travers ce passage, Dieu veut qu’on prenne conscience, justement, de ce qui peut nous procurer son pardon. D’abord, on a vu que l’effet du péché était insupportable. Ce qui, deuxièmement, devrait entraîner chez nous une repentance sincère. Mais d’où peut venir le pardon de Dieu ? Regardons le texte. La dernière partie de ce passage est là pour nous montrer que si le peuple finit par recevoir le pardon de Dieu, c’est en vertu de Moïse. Autrement dit, ce n’est pas parce que le peuple le vaut bien, ni parce que la repentance du peuple le vaut bien, mais parce que Moïse le vaut bien.

Dans le texte, on voit que Moïse plaide pour que Dieu habite quand même au milieu des Israélites, et « marche avec eux », et pour cela, Moïse s’appuie sur l’amour que Dieu lui porte (33.12, 13, 16, 17). Le texte souligne deux choses ici : d’abord que la fonction de médiateur est indispensable à la relation des hommes avec Dieu (ce qui n’est pas nouveau) ; ensuite, qu’il ne suffit pas d’avoir un médiateur, il faut encore que ce médiateur se démarque des hommes par sa fidélité.

Le texte répond clairement à la question de ce qui a procuré le pardon de Dieu au peuple d’Israël après ce terrible épisode du veau d’or. Ce qui a procuré aux Israélites le pardon de Dieu, c’est la faveur qu’avait Moïse. Lui, il était « connu » de Dieu ; lui, il avait sa faveur ; lui, il était fidèle, comme Dieu le dit lui-même dans un autre passage : « Moïse est fidèle dans toute ma maison » (Nb 12.7). Et c’est en raison de ses mérites que son intercession est exaucée, comme l’a bien compris le psalmiste :

« Ils firent un veau en Horeb, ils se prosternèrent devant du métal fondu […]. Dieu parla de les détruire, sauf Moïse, son élu, qui se tint sur la brèche devant lui, pour détourner sa fureur et l’empêcher de les exterminer. » (Ps 106.19, 23)

Et donc à travers cette expérience, et à travers ce texte, le peuple d’Israël est porté à s’appuyer sur l’intercession d’un tel médiateur. Le problème, c’est que Moïse n’a pas été parfait (Nb 20), et qu’il est mort, et que personne d’autre de la trempe de Moïse ne s’est levé en Israël (Dt 34.10). Certes, le système des prêtres et des sacrifices a perpétué de manière indirecte et partielle le principe du médiateur et de l’intercession, pendant des siècles et des siècles, mais il fallait encore que vienne le médiateur parfait, annoncé d’avance par Moïse lui-même (Dt 18.15) et tant attendu par les Israélites fidèles : Jésus le messie !

Jésus « a été fidèle à celui qui l’avait établi, comme Moïse le fut, dans toute la maison de Dieu » (Hé 3.2), sauf que Jésus a fait mieux encore. Il est fidèle « comme un fils sur sa maison » (Hé 3.6), il a vécu sans jamais pécher, il a été obéissant jusqu’au bout, et même jusqu’à la mort de la croix, où il s’est tenu « sur la brèche » pour détourner volontairement la fureur de Dieu sur lui-même. Il s’est substitué à son peuple pour être châtié à sa place. Et Dieu a agréé cette offrande, il a ressuscité Jésus, et maintenant, Jésus plaide perpétuellement auprès de Dieu en faveur de tous ceux qui lui font confiance. Qu’est-ce qui peut nous procurer le pardon de Dieu ? Les mérites du médiateur parfait, qui vit éternellement.

C’est comme si vous étiez terriblement endetté. Impossible de vous en sortir. Mais voilà qu’un milliardaire vient à votre rescousse : il absorbe vos dettes, et non seulement cela, mais il vous donne une procuration sur son compte bancaire. Ça veut dire que vous ne devez plus rien à vos créditeurs. Mais ça veut aussi dire qu’à chaque fois que vous allez dépenser de l’argent, ce sera tiré sur le compte de votre bienfaiteur. Maintenant écoutez bien. Si vous vous appuyez sur Jésus-Christ, si vous vous en remettez à lui, Dieu vous accorde son pardon, parce que Jésus a les moyens d’absorber vos dettes. Ses souffrances vous méritent le pardon de Dieu.

Non seulement cela, mais Jésus vous donne une procuration sur le capital de ses souffrances. Si nous sommes croyants, à chaque fois que nous commettons le mal, c’est vrai que nous sommes pardonnés ; mais c’est parce que nous puisons dans les souffrances de Jésus-Christ. Et heureusement pour nous que ce capital est illimité, car notre médiateur est parfait, son offrande sur la croix est parfaite, et son intercession est perpétuelle.

Vous voyez pourquoi le pardon de Dieu, ce n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Est-ce que le pardon de Dieu est facile à obtenir ? En tout cas, le pardon de Dieu, ça ne va pas de soi. Le pardon de Dieu est un prodige qu’il ne nous faut surtout jamais considérer comme normal ! Le pardon de Dieu, en fait, devrait nous mettre mal à l’aise, parce qu’il nous est donné à grand prix ; et c’est quelqu’un d’autre qui l’a payé, ce prix.

Mais ce qui est merveilleux, c’est que nous tous, qui sommes ici, nous pouvons recevoir le pardon de Dieu. Ce n’est pas parce que nous le méritons. Et peut-être que certains ici ont déjà douloureusement conscience de leur faiblesse. La chanteuse des Cranberries, Dolores O’Riordan, qui est morte prématurément cette semaine, a longtemps lutté contre la dépression, et beaucoup de ses chansons exprimaient la mélancolie d’une personne confrontée à sa propre faiblesse. Dans la chanson Ecstasy (2007), par exemple, elle dit :

« Je ne ressens aucun plaisir ; c’est là ma souffrance. Si je meurs, je meurs en vain. J’entends ces douces tentations qui m’appellent : ‘Viens avec nous et on va s’enfoncer ensemble dans les profondeurs.’ »

C’est la complainte de quelqu’un qui sait que si Dieu doit lui pardonner, ce n’est pas parce qu’elle le vaut bien. Malheureusement, je ne sais pas si Dolores O’Riordan savait que Dieu lui présentait son pardon en son Fils Jésus-Christ. Ce qui est sûr, c’est que vous, vous le savez. Au moins depuis aujourd’hui.

Quelqu’un d’autre est mort cette semaine : le grand et l’unique Paul Bocuse, pape de la gastronomie, véritable légende de Lyon ! Dans une interview au Figaro, en 2010, il a dit :

« La mort, finalement, ça arrive à tout le monde. La vie, c’est la mort. Je pense que j’ai bien fait mon boulot, donc je peux mourir tranquille. »

Mes amis, malgré toute l’admiration que l’on peut avoir pour Monsieur Paul, ne vous fiez pas à cette parole. Personne ne peut mourir tranquille s’il n’a reçu le pardon de Dieu en Jésus-Christ.

Ne vous fiez pas non plus à cette citation bien connue, attribuée au poète allemand Heinrich Heine (xviiie siècle), qu’il aurait prononcée sur son lit de mort : « Dieu me pardonnera ; après tout, c’est son métier ! ». Non, ne prenons pas le pardon de Dieu à la légère. Recevons-le plutôt par la foi, en vertu de Jésus et de ses souffrances ; et que ce pardon nous procure une joie sobre mêlée de révérence et d’humilité. Comme le dit le psalmiste :

« Le pardon se trouve auprès de toi, afin qu’on te craigne. » (Ps 130.4)

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