Trop tard !

Par Denis Blumle 18 February 2018

Est-ce que ça vous est déjà arrivé d’être en retard ? En retard à une réunion au travail, en retard pour prendre un train, en retard au culte. Dans ce genre de situation, même si on s’en veut, on peut toujours monter dans un autre train un peu plus tard, ou prendre le culte ou la réunion en cours de route.

Mais est-ce que ça vous est déjà arrivé d’être en retard à un rendez-vous ou un événement, et que cela impacte le reste de votre vie ? Vous êtes en retard à une réunion de travail, et votre patron vous licencie sur le champ. Tous les ans, il y a au moins un étudiant en 1e année de médecine, qui arrive au concours de fin d’année en retard. Il n’a pas le droit de commencer l’épreuve et il est disqualifié. Toute sa vie il regrettera de ne pas avoir tout fait pour arriver à l’heure ce jour-là. Pour lui c’est trop tard.

L’extrait de la Bible que nous allons lire aujourd’hui nous parle de la mort, et des deux destins possibles après la mort. Les paroles que nous allons commenter ont été prononcées par Jésus pour répondre entre autres à cette question : Quand on meurt sans avoir accepté la grâce de Dieu, est-ce que c’est trop tard pour obtenir le salut ? Est-ce qu’il y a une deuxième chance ?

La réponse de Jésus est extrêmement claire dans le texte que nous allons étudier. La voici :

Repentez-vous maintenant, après (la mort) il sera trop tard !

Comme dimanche dernier, nous sommes dans l’évangile de Luc au chapitre 16, où Jésus met en garde son auditoire contre le danger des richesses, le danger de s’attacher aux richesses, et il invite à ne pas chercher la gloire sur cette terre mais à investir dans le ciel, pour ne pas louper le coche en ce qui concerne notre destinée éternelle. Il fait face à un auditoire très divers, composé de pécheurs notoires, de collecteurs d’impôts très riches et souvent malhonnêtes, mais aussi de religieux très religieux qu’on appelle les pharisiens.

Ils ont tous grand besoin de comprendre l’amour, la grâce de Dieu et leur besoin de repentance.

L’histoire que nous allons lire semble être une parabole, c’est-à-dire une histoire inventée par Jésus pour expliquer une idée. Et dans une parabole il faut faire attention à ne pas trop extrapoler sur tous les détails de l’histoire fictive. L’histoire que nous allons lire est une parabole, elle en a le style, mais elle est un peu plus qu’une parabole quand même. Elle ressemble aussi à un récit solennel dans lequel Jésus dévoile certaines réalités futures sur l’au-delà de la mort.

1/ Deux vies opposées (v. 19-22)

Les premiers versets plantent le décor et les personnages. Jésus nous présente deux vies humaines très contrastées mais qui forment un tableau unique, parce que l’homme riche et Lazare se côtoient. L’un vit devant la porte de l’autre. Mais le focus est davantage mis sur l’homme riche que sur Lazare, parce que Jésus veut alerter son auditoire sur le destin tragique de l’homme riche, parce que ce destin concerne les personnes qui l’écoutent.

Il nous est décrit en premier l’homme riche. On ne connait pas son nom parce qu’il est connu pour ses richesses et rien d’autre. Il vit dans l’opulence et affiche sa réussite sociale. Il est vêtu de pourpre et de fin lin. Ce sont des habits coûteux et raffinés. Et il mène une « joyeuse et brillante vie » faite de festins quotidiens. Matériellement, il ne manque de rien. Il pense certainement qu’il n’a besoin de rien. C’est le grand risque de la richesse, vivre dans une fausse sécurité et oublier Dieu, oublier de regarder l’avenir en face, oublier que les richesses sont temporaires et éphémères. En étant riche il aurait pu être généreux et faire du bien au pauvre Lazare qui était étendu devant son portail. Mais ce n’est pas son souci.

Il est très difficile de parler à des riches de Dieu et du salut qu’il offre, parce qu’ils ont le sentiment qu’ils n’ont besoin de rien. N’oublions pas que cette parabole s’inscrit dans un enseignement plus général de Jésus qui dénonce le danger des richesses. Jésus dit au v.13 « On ne peut pas servir Dieu et l’argent », il y a un choix à faire.

Dans un contraste saisissant, Jésus nous décrit ensuite la vie de Lazare. Le riche fait des festins, lui il manque de nourriture, et il aimerait ne serait-ce que se rassasier de quelques miettes tombées de la table du riche. Le riche a des amis avec qui il festoie. Lazare, lui est couché seul devant son portail. Il est dit littéralement qu’il avait été jeté, déposé devant le portail comme pour se débarrasser de lui, en le remettant à la compassion du riche. Il est seul, sans personne qui s’intéresse à lui et qui lui vienne en aide. Le riche a une maison, lui il dort dans la rue, et il est malade, couvert d’ulcères, de plaies purulentes. Le riche a des vêtements somptueux, lui il est probablement nu puisque les chiens arrivent à venir lécher ses ulcères.

Ce détail des chiens qui viennent lécher ses plaies au v.21 est là pour rendre Lazare vraiment odieux, pour que son aspect extérieur nous rebute, nous dégoûte un peu. Les chiens ne sont jamais présentés positivement dans la Bible. Il faut voir dans ce détail le comble de l’abandon dont fait preuve Lazare. On l’a abandonné aux chiens.

Mais Lazare il a un nom ! Dieu le connait par son nom. Lazare est le seul personnage de parabole dans toute la Bible à avoir un prénom. Abraham a aussi un nom mais c’est parce qu’il est une personne qui a vraiment existé. L’homme riche n’a pas de nom parce qu’il était seulement connu par ses richesses ; son identité était liée à ses richesses. Lazare a un nom parce qu’il est « connu de Dieu » (cf. Gal 4.9), comme Moïse à qui Dieu dit en Exode 33.17 : « Tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par ton nom ».

Jésus décrit donc deux parcours de vie que tout oppose, mais qui connaissent une fin commune : la mort au v.22. La mort est le passage obligé de toute existence.

S’il y a une chose qui met tout le monde d’accord sur cette terre : c’est que nous mourrons tous. Tout le monde meurt un jour.

Eh oui, à un moment donné pour l’homme riche, la fête est finie, le rideau tombe et il meurt. Il n’a pas échappé à la règle universelle. Il a certainement eu un bel enterrement, et a été enseveli en grande pompe dans un tombeau, suivi par une foule d’amis. Job qui parle des méchants, fait remarquer qu’« ils passent leurs jours dans le bonheur, [mais qu’]ils descendent en un instant au séjour des morts » (Job 21.13). Lazare meurt aussi, et probablement en premier par manque de soin et de nourriture. Lazare n’a probablement pas eu d’enterrement ou de sépulture et a juste été jeté dans le caniveau ou dans une fosse commune, dans l’indifférence totale. Pour Lazare, sa mort a certainement été une délivrance.

Mais pas pour le riche qui n'avait investi sa vie que dans les richesses matérielles, temporelles et éphémères.

Mais vous voyez, la mort met tout le monde à égalité. Nous sommes nés nu, nous partirons tous nu.

John Rockfeller a certainement été l’homme le plus riche de son temps. À sa mort en 1937, les journalistes se sont précipités vers l’avocat en charge de son testament en lui demandant « alors qu’est-ce qu’il a laissé ? ». L’avocat bien inspiré a répondu : « tout ». Tout ! Il n’a rien emmené avec lui dans la mort. Sa fortune colossale est restée sur terre, et ne lui a servi à rien après la mort.

Revenons à notre riche. L’usage qu’il a fait de sa richesse est dénoncé. Pourtant la richesse peut être une bénédiction de Dieu, mais elle est en fait surtout un test, un test de la fidélité de l’homme dans sa gestion des richesses. À celui qui a beaucoup reçu il sera beaucoup redemandé. Soyons nous aussi vigilants à ne pas placer notre confiance dans ce que nous possédons, et à faire preuve de générosité. Notre argent ne nous servira plus à rien après la mort.

Parce que oui il y a un après la mort, un au-delà. Mourir c’est cesser de vivre, mais ce n’est pas cesser d’exister. La mort n’est qu’un passage, une transition, un changement d’état. La vie continue après la mort. Même si ce n’est pas sur le même mode qu’avant, la vie continue. Et c’est l’un des enseignements de cette parabole : Notre existence ne s’arrête pas le jour de notre mort, et notre existence peut connaître deux destins totalement opposés.

Le corps de Lazare et de l’homme riche sont tous les deux retournés à la poussière. Il nous est même bien précisé que le corps du riche est enseveli (v.22). Mais il y a une différence entre ce qui arrive au corps et ce qui arrive à l’âme. Et leurs âmes respectives ont subi deux destins différents, et c’est ce que nous allons voir dans notre 2e partie, des versets 22 à 26.

2/ Deux destins après la mort (v. 22- 26)

La première chose que ces versets nous enseignent, c’est que la vie qu’ils ont menée sur terre a conditionné leur destin futur.

Dans cette parabole il n’est pas précisé quelle était leur foi en Dieu de leur vivant, mais nous la devinons par la destination de leur âme après leur mort physique. Au v.22 lorsque Lazare meurt, les anges viennent le chercher : « il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham ». Abraham est le père des croyants. Etre recueilli dans le « sein d’Abraham », dans la présence d’Abraham et sous sa protection, signifie que Lazare fait partie de la communauté des croyants décédés.

Lazare n’a pas été sauvé parce qu’il était pauvre, mais parce qu’il avait placé sa confiance en Dieu. Le prénom Lazare vient de l’hébreu El’azar qui signifie « Dieu est mon aide » ou « Dieu a secouru ». Il se retrouve dans le sein d’Abraham parce qu’il s’est humblement abandonné à la volonté de Dieu. Il a placé en Dieu sa foi et son espérance. Il a été sauvé parce qu’il était connu de Dieu, parce qu’il avait confiance en Dieu pour le salut de son âme.

L’homme riche subit un destin bien différent après sa mort. Il avait beaucoup d’amis sur terre, mais il n’y avait pas d’ange pour venir chercher son âme, qui est descendue au séjour des morts.

Si le riche a été jeté dans le séjour des morts, ce n’est pas parce qu’il était riche, mais il a démontré par son mépris du pauvre qui mendiait quelques miettes de pains devant sa porte, qu’il n’avait pas la foi qui sauve. Il se souciait de ses richesses, de son plaisir, mais pas de son prochain et donc pas de Dieu.

De son vivant, il ne s’est pas préparé à l’avenir, contrairement à l’intendant de la première parabole du chapitre 16, qui a fait l’objet de la prédication dimanche dernier. L’intendant a pensé à l’avenir et il s’y est préparé. Mais ce n’est pas le cas de l’homme riche de cette parabole. Il a employé ses richesses de manière égoïste et imprévoyante, ce qui l’a conduit au séjour des morts. Il est par contre comme le riche insensé de la parabole du chapitre 12 de Luc, qui amasse de grandes richesses et qui se réjouit.

Mais Dieu lui répond :

« Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ? Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n'est pas riche pour Dieu. »

Il y a une différence entre la richesse matérielle et la richesse spirituelle. Je ne vous apprends rien ; mais cela a certainement beaucoup étonné les pharisiens à l’époque.

Quand Jésus avait dit « on ne peut pas servir Dieu et l’argent », au v.13, les pharisiens se sont moqués de Jésus, tellement cette affirmation était grotesque pour eux (v.14). Eux ils pensent que si cet homme est riche c’est que Dieu l’a béni, et que si Lazare est pauvre et malade, c’est qu’il l’a bien mérité et que Dieu le punit ainsi. Et patatra, les deux meurent, et c’est Lazare qui est recueilli dans le sein d’Abraham. La logique des pharisiens n’est pas respectée ! Jésus n’a de cesse de répéter, et c’est aussi l’un des enseignements de cette histoire, que certains des premiers seront les derniers, et certains des derniersseront les premiers. L’ordre social entre l’homme riche et Lazare a été inversé après leur mort, et c’est celui qui était méprisé qui se retrouve sous la protection du patriarche Abraham.

L’homme riche avait beau être un fils d’Abraham, lui aussi. Il appelle Abraham « son Père » et on est étonné d’entendre Abraham lui répondre « mon enfant » au v.25. Il est un descendant d’Abraham. Mais il a beau être un fils biologique d’Abraham, il n’a pas mis en pratique la loi de Dieu et il est recalé.

Ça a dû être une deuxième surprise pour les pharisiens. « Tout circoncis est sauvé » disaient les rabbins; et circoncis équivalait à fils d’Abraham. Eh bien non ! L’homme riche n’a pas été sauvé par sa généalogie. Les enfants, qui écoutez ce message : vous ne serez pas sauvés parce que vos parents ont placé leur foi en Dieu, mais seulement si vous placez personnellement votre confiance en Dieu, et que vous répondez à son appel. Jésus martèle ce message, en Luc 3.8 il dit :

« Produisez donc des fruits dignes de la repentance [repentez-vous maintenant, après il sera trop tard], et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père! Car je vous déclare que de ces pierres Dieu peut susciter des enfants à Abraham ».

Ce ne sont pas ceux qui étaient aux premiers rangs dans les synagogues, ou qui le sont aujourd’hui dans les églises, qui goûteront aux joies du paradis. Ce ne sont pas ceux qui paraissent juste qui hériteront de la vie éternelle. Jésus a dit :

« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Mat 7.21)

Notre vie sur terre et nos choix ont des conséquences éternelles. On récoltera ce qu’on a semé. Et après la mort, il sera trop tard. C’est aujourd’hui, sur cette terre, que se décide notre destin éternel.

Pour illustrer cette idée, Francis Chan un pasteur américain, avait emmené sur l’estrade de son église une longue corde dont on ne voyait pas le bout. Imaginez qu’elle est infinie. Imaginez que cette corde est une frise chronologique de votre vie. La petite partie rouge au tout début : ce sont les années de votre vie sur terre. Et tout le reste, qui n’a pas de fin, ce sont les années de votre vie après la mort. La plupart des gens de notre monde, et peut être même la majorité d’entre nous, nous ne nous intéressons qu’à la partie rouge. Alors que tout ce que nous faisons pendant cette partie-là détermine toutes les autres années. Nous n’avons qu’une chance, une seule partie rouge. Il n’y aura pas de 2e chance, pas de réincarnation.

Le problème c’est que l’on ne sait pas quand on va mourir. C’est pour cela que Jésus raconte cette histoire pour nous dire : repentez-vous maintenant, après la mort il sera trop tard. Il y a des ouvriers de la dernière heure, des gens qui se repentent sur leur lit de mort, mais après l’heure c’est plus l’heure, et ce sera trop tard. Alors, ne repoussez pas le bon choix.

Cette section des versets 22 à 26 nous parle aussi de jugement.

La Bible nous enseigne en Hébreux 9 v.27 qu’« il est réservé aux hommes de mourir une seul fois, après quoi vient le jugement ». Il est appelé le jugement dernier, et il interviendra à la fin des temps, lorsque Jésus sera revenu une 2e fois sur Terre pour enlever son église. Ce sera la fin de ce monde (peut-être ce soir). Les morts ressusciteront, les corps ressusciteront pour ce jugement, à l’issue duquel il n’y aura que deux options, deux destinations éternelles définitives.

- Soit la vie éternelle dans la présence de Dieu.

- Soit le châtiment éternel.

On y reviendra.

Mais vous avez certainement noté en lisant le texte, qu’il n’est pas directement question de jugement dernier, et que les deux protagonistes ne sont pas dans leur destination définitive. Leurs âmes sont dans un état intermédiaire. Elles sont dans l’attente de la résurrection et du jugement dernier, mais vous remarquez qu’elles subissent déjà un jugement provisoire et une destination provisoire, selon qu’il s’agit de l’âme d’un enfant de Dieu par la foi, ou de l’âme d’un inconverti, d’un pécheur qui ne s’est pas repenti. Notre histoire montre qu’il y a un traitement différent des âmes selon que l’on est racheté ou perdu, avant même le jugement dernier de la fin des temps.

C’est ce que les théologiens appellent l’état intermédiaire. La situation de l’homme riche et de Lazare est une situation après la mort mais avant la résurrection des morts, c’est pour cela que l’on parle d’état intermédiaire.

Lazare est recueilli dans le sein d’Abraham, cela signifie qu’il a été accueilli dans la présence de Dieu, dès sa mort ! Comme le brigand sur la croix à qui Jésus a dit :

« Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc 23.43)

Les âmes des justes ne sont pas endormies en attendant la résurrection. Elles goûtent déjà le bonheur de la présence de Dieu. C’est pour cela qu’il est tout à fait juste de proclamer lors d’un enterrement de chrétien authentique qu’il est auprès du Père, il est déjà dans la présence de Dieu. Et Lazare qui avait subi tant de peine pendant sa vie, était enfin consolé, comme le souligne Abraham dans le verset 25. C’est un encouragement pour vous, si vous êtes dans la tristesse et dans les larmes. Si vous avez placé votre confiance en Dieu, votre souffrance cessera pour l’éternité, et vous serez consolés. Lazare goûtait déjà à la consolation éternelle. C’est comme si l’âme anticipait son état définitif.

Cela est malheureusement aussi vrai pour ceux qui meurent dans leur péché, comme c’est le cas de l’homme riche. Son âme descend dans le séjour des morts, où il est déjà tourmenté. Au v.23, il nous est dit qu’« il lève les yeux, alors qu’il est en proie aux tourments », et il voit de loin Lazare et Abraham. Il expérimente déjà les souffrances du châtiment éternel.

Jésus imagine un discours fictif entre les deux mondes mais cela ne veut pas dire qu’il y a cette possibilité dans l’état intermédiaire. C’est une parabole donc attention à ne pas trop transposer.

Dans ce dialogue, l’homme riche supplie Abraham d’envoyer Lazare « tremper le bout de son doigt dans l’eau pour lui rafraîchir la langue ». Vous voyez à nouveau que le langage est imagé puisque son corps est dans la tombe. Comment une âme privée de corps peut avoir soif ? La Bible utilise souvent des images de ce monde matériel pour désigner une réalité spirituelle. Dans le séjour des morts, c’est son âme qui souffre et qui est assoiffée, et il cherche encore un soulagement temporaire (une goutte d’eau), à l’image des richesses temporaires dont il jouissait sur terre.

Nous pourrions crier à l’injustice en disant qu’il n’a pas encore été jugé. Il devrait bénéficier de la présomption d’innocence, n’est-ce-pas ? Eh bien vous pouvez noter que notre système judiciaire fonctionne de la même manière que celui de Dieu. Avant un procès, quand le délit est grave, le justiciable est détenu dans une maison d’arrêt. Ce n’est pas une prison car on n’a pas le droit de le mettre en prison tant qu’il n’a pas été jugé. Nordahl Lelandais qui vient de reconnaître avoir tué la petite Maëlys, n’est pas en prison. En attente de son procès, il est en maison d’arrêt. C’est un lieu de détention provisoire, qui possède une bonne partie des caractéristiques de la prison. Mais ce n’est pas une prison.

Le séjour des morts, l’état intermédiaire des incroyants, c’est un peu comme une maison d’arrêt. Ce n’est pas encore l’enfer et le châtiment éternel, mais ce lieu en a déjà une bonne partie des caractéristiques. L’homme riche est déjà séparé de manière irréversible de Dieu. Il y a un abîme infranchissable qui les sépare au v.26. C’est un peu comme s’il avait loupé le train, et que l’agent SNCF sur le quai de la gare lui apprend que c’était le dernier train, et qu’il n’y en aura plus jamais pour la destination qu’il souhaite. La ligne est coupée. Il est définitivement privé des bénédictions dont il jouissait encore sur terre.

Sur terre Dieu dispense ses bénédictions à tous. Comme le dit l’Ecriture, il fait « pleuvoir sur le bon comme sur le méchant ». (Dans la Bible la pluie est une bénédiction parce qu’elle arrose les sols et fait pousser les semences). Sur terre, le riche bénéficiait de la grâce commune. S’il a pu jouir de quelques bienfaits sur terre, ce ne sera plus le cas après. Les bénédictions de Dieu seront totalement absentes en dehors de sa présence.

Nous voyons à présent l’homme riche souffrir et être tourmenté. Et peut-être que cela vous choque, et que vous seriez encore plus choqués si je vous disais que son sort est éternel, que son châtiment sera éternel. Après le jugement dernier, il sera condamné à finir son existence dans le lieu où les méchants subissent un châtiment conscient et éternel, et ce lieu est ce qu’on appelle l’enfer.

Un méchant pour Dieu c’est quelqu’un qui ne s’est pas repenti de ses péchés, c’est quelqu’un qui n’a pas pris conscience de l’horreur de ses fautes, et qui ne s’est pas tourné vers Dieu pour lui demander grâce, pour lui demander de le pardonner. Et la raison pour laquelle Dieu peut pardonner un pécheur qui se repend, c’est parce que Jésus a subi la colère et la condamnation de Dieu en mourant à la croix. Il a pris notre péché sur les épaules, et il est allé subir la sentence et le jugement à la croix. Dieu pardonne le pécheur qui se repend parce que la condamnation a été payée, la justice a été rendue et la justice de Dieu est satisfaite en Jésus. Encore faut-il saisir de son vivant cette main tendue de Dieu.

Après la mort il est trop tard.

Ezéchiel 33.11 nous dit que Dieu « ne prend aucun plaisir à la mort du méchant ». Il est bon et légitime que la pensée d’un châtiment éternel produise en nous de la tristesse et que nous en soyons bouleversés.  Cette tristesse est bonne et légitime, car Dieu a mis en nous son Amour pour les perdus, pour les gens créés à son image. Annonçons la bonne nouvelle de l’Evangile autour de nous, après il sera trop tard.

L’avenir des méchants en enfer est décrit comme le bannissement de la présence de Dieu, comme les « ténèbres du dehors » (Matthieu 8.22, Mat 22.13). L’homme riche dans l’état intermédiaire est déjà dans un lieu de tourment, où la souffrance est comparée à celle du feu et des flammes. v.24 : « je souffre cruellement dans cette flamme ». C’est la même image qui est employée pour décrire l’enfer dans la Bible, la destination définitive du diable, des démons, et de tous les incroyants. La souffrance des méchants est comparée à une « fournaise ardente » (Mat 13.50), « au feu de la géhenne » (Mat 18.9), au « feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges » (Mat 25.41), au « feu qui ne s’éteint point » (Mat 3.12), à « l’étang brûlant de feu et de souffre » (Apocalypse 21.8). L’enfer est décrit comme un lieu de « pleurs et de grincements de dents » (Mat 24.51).

On ne sait pas s’il y aura des flammes de feu en enfer dans le sens physique du terme. Mais cela nous permet de voir que c’est un lieu de souffrance et de châtiment, où les humains et les démons seront face à leur rébellion, face à la gloire de Dieu, face à leurs remords mais sans possibilité de repentance, sans pardon possible, sans possibilité de franchir l’abîme. La condamnation de l’homme riche est définitive. Il a consommé toute la partie rouge de la corde et il ne s’est pas repenti, il n’a pas accepté la solution proposée par Dieu à son péché. Il a loupé le train et c’est trop tard. Quelle tragédie !

Mais quelle justice ! Au jour du jugement, tout le monde reconnaîtra que Dieu est juste, les sauvés comme les perdus. Tout le monde reconnaîtra l’amour de Dieu envers ceux qu’il a sauvés et la juste rétribution à laquelle le péché mène.

L’homme riche ne conteste pas son jugement. Les incroyants n’ouvriront pas la bouche pour se trouver des circonstances atténuantes.  Ils seront face à la gloire de Dieu, face à sa sainteté absolue, face à la gravité de leur péché et « toute bouche sera fermée » nous dit Romains 3 v.19. Il n’y aura rien à répondre à la sentence de Dieu.

En fait, l’enfer sera un lieu dans la continuité du choix fait sur terre. Un homme qui a vécu sans Dieu sur terre, vivra aussi sans Dieu après, c’est logique. Dieu n’imposera pas à quelqu’un qui l’a méprisé toute sa vie, de vivre en Sa présence. C’est ce que je réponds quand un ami critique la vision chrétienne de l’au-delà avec le paradis et l’enfer. Je lui dis, «Dieu ne t’imposera pas de vivre l’éternité dans sa présence, ne t’inquiète pas. Mais ce sera pour ton plus grand malheur. »

On n’ira pas tous au paradis, et heureusement ! Personne n’a envie d’être à côté d’Hitler, de Staline ou de Pol Pot.

En fait, le jugement de Dieu sera proportionnel à l’offense. Tourner le dos à Dieu est une offense impardonnable à sa sainteté, à son amour et à sa grâce. Le prix de nos fautes est infini. C’est pour cela que la peine sera éternelle et consciente.

Vous n’aviez peut-être pas envie d’entendre des choses négatives et triste comme celle-là ce soir. Alors je vais vous dire trois choses positives que relève le théologien Wayne Grudem à propos des doctrines du jugement dernier, du châtiment éternel, et de l’enfer :

- 1/ Elles répondent à notre besoin de justice dans le monde.

L’univers crée par Dieu est juste et au bout du compte, toutes les affaires seront réglées ; tout rentrera dans l’ordre. Ceux qui ont échappé à la justice humaine, n’échapperont pas à la justice de Dieu et paieront pour leurs crimes. Cela répond à notre besoin de justice.

- 2/ Ces doctrines nous permettent de pardonner aux autres librement.

Car la vengeance et la rétribution appartiennent à Dieu : « c’est lui qui rendra à chacun selon son dû » (Romains 12 v.19). Nous pouvons nous en remettre à Lui entièrement, et pardonner en ce qui nous concerne, car c’est ce qu’il nous demande.

- 3/ Elles sont un puissant encouragement à l’évangélisation.

Nos décisions ici-bas affectent notre destinée éternelle. En tant que chrétiens, nous devons nous faire l’écho de l’appel incessant de Dieu à la repentance. Repentez-vous maintenant après il sera trop tard. Utilisons donc ce sentiment légitime de tristesse quand on considère l’avenir des perdus, pour proclamer haut et fort la bonne nouvelle de l’Evangile.

Et continuons aussi à proclamer la réalité du châtiment éternel pour que l’évangile reste l’évangile. Le péché est profondément tragique. Et si l’enfer n’existait pas, Christ serait mort pour rien, et notre foi serait vaine.

Pour terminer cette partie, il y a donc deux destins après la mort, résumés par cette parole de Jésus en  Matthieu 25.46 :

« Ceux qui seront condamnés iront au châtiment éternel, tandis que les justes entreront dans la vie éternelle. »

3/ La Parole de Dieu est suffisante pour conduire à la repentance (v. 27-31)

Après avoir essayé d’obtenir une faveur pour lui-même l’homme riche essaie d’obtenir une faveur pour ses frères. Il demande donc à Abraham d’envoyer cette fois Lazare dans la maison de son père, pour qu’il atteste ces choses à ses frères « afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments » (v.28). On ne sait pas si c’est enfin de l’altruisme, ou s’il est juste en train de s’excuser lui-même, l’air de dire que si on l’avait suffisamment averti, il ne serait pas où il est.

Mais la réponse d’Abraham est on ne peut plus claire. La Parole de Dieu révélée par Moïse et les prophètes, est suffisante pour conduire à la repentance. « Ils ont Moïse et les prophètes ; qu'ils les écoutent. » Tout simplement. Les pharisiens ont tout ce dont ils ont besoin. Ils ont Moïse et les prophètes pour savoir qu’il faut faire preuve de générosité envers les plus pauvres. Jésus les renvoie à la loi pour dénoncer leur gestion des richesses matérielles. Une lecture sérieuse et approfondie de la Bible conduit à prendre les bonnes décisions et conduit à la repentance, et par elle au salut par la foi.

La parole de Dieu est immuable et suffisante pour conduire au salut. C’est le moyen ordinaire choisi par Dieu pour se révéler aux hommes. « Elle est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » nous dit Romains 1.16.

De même aujourd’hui : vous avez déjà tout pour vous conduire au salut, parce que l’Ecriture est suffisante ! Il suffit de vous procurer une Bible et c’est une chose facile aujourd’hui en France. Elle s’achète au supermarché.

La Bible est suffisante et il n’y a rien besoin d’y ajouter. On peut la commenter et l’expliquer, mais en elle-même elle est suffisante. Combien de personnes se sont converties parce qu’elles ont commencé à lire une Bible qu’on leur avait offerte et qui prenait la poussière dans une étagère ! C’est pour cela que le ministère de distribution de la Bible est pertinent. Vous connaissez peut-être l’association des Gédéons. Depuis 1989, ils ont distribué plus de deux milliards de Nouveaux Testaments en une centaine de langues dans le monde, parce qu’ils croient en la puissance de la Parole de Dieu. Et vous ce soir, vous y croyez ?

Si vous croyez à la puissance de la Parole de Dieu, pourquoi ne pas donner une Bible à vos amis, ou oublier des Bibles là où vous passez : à l’hôtel dans la table de nuit, ou chez vos amis. Cela m’est arrivé dernièrement d’oublier ma Bible chez une amie de ma femme, chez qui nous logions pendant les vacances. C’était involontaire de ma part je l’avoue, mais certainement volontaire de la part de Dieu, parce que cela a conduit plus tard à une super conversation sur la foi.

Peut-être que nous pourrions nous investir dans la distribution de Bibles lors de la fête des lumières ici à Lyon avec l’association un Cœur pour Lyon. Nous pouvons participer à ces distributions, ou donner de l’argent pour que des Bibles puissent être achetées et distribuées.

Je me permets aussi de vous poser une question : Est-ce que vous avez chez vous des Bibles prêtes à offrir pour une occasion qui se présenterait ? Si vous croyez que c’est la puissance de Dieu, vous devriez en avoir chez vous, prêtes à être données.

Cette réponse d’Abraham : « Ils ont Moïse et les prophètes ; qu'ils les écoutent » ne satisfait pas l’homme riche et il continue à argumenter. Il ose répondre à Abraham que ce n’est pas suffisant, et que si quelqu’un des morts ressuscite et vient voir ses frères, alors ils se repentiront. C’est un argument que l’on entend souvent : je veux bien croire que Dieu existe, mais il me faut un signe, une apparition, un événement miraculeux. La réponse d’Abraham est encore une fois implacable, et c’est la conclusion de l’histoire :

« S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait » (v.31). Qu’en pensez-vous ? Assister à un miracle conduit-il à la foi ?

Regardez les hébreux dans le désert dans notre étude du livre de l’Exode (vous pouvez trouver les prédications sur le site internet). Ils ont vu la manifestation visible de la gloire de Dieu sur le mont Sinaï, et de sa puissance lors des dix plaies d’Egypte ou du passage de la mer rouge. Et cela ne les a pas empêchés de se détourner de lui, de construire un veau d’or et de l’adorer. Ils en ont vu des miracles, et pourtant, ils étaient incrédules, portés au mal et à la rébellion.

C’est assez amusant que l’homme riche propose que Lazare ressuscite d’entre les morts pour qu’il aille prêcher à ses frères, parce que dans l’évangile de Jean il y a bien un Lazare qui a ressuscité. Ce Lazare-là était un ami de Jésus, le frère de Marthe et Marie. Il était dans son tombeau depuis quatre jours. Et Jésus l’a ressuscité ! Vous pouvez lire ce récit dans l’évangile de Jean aux chapitres 11 et 12. La Bible nous dit que ce miracle a contribué à ce qu’une foule nombreuse suive Jésus, et une foule qui lui rendait témoignage. Ce qui est intéressant, c’est que les chefs religieux reconnaissaient tous que Jésus faisait des miracles, mais que pour autant ils ne voulaient pas croire en lui, et pire encore ils voulaient le tuer. En Jean 11.47-48, :

« Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin [le tribunal suprême de juifs], et dirent: Que ferons-nous? Car cet homme fait beaucoup de miracles, Si nous le laissons faire, tous croiront en lui. »

Ils reconnaissent que Jésus fait des miracles, et pourtant la conclusion de la discussion au verset 53 est : « Dès ce jour, ils résolurent de le faire mourir. »

Certains des responsables religieux crurent en Jésus, mais si c’était vraiment un miracle qui peut conduire à la foi, tous auraient cru en lui. Vu que ça n’a pas été le cas, c’est que le problème est ailleurs. Alors attention, les miracles sont efficaces pour nourrir et faire naître la foi. La parabole de ce jour ne dit pas le contraire. Ce qu’elle dit en revanche, c’est que le miracle en lui-même n’est pas nécessaire, et n’est pas suffisant. Si le terrain n’est pas prêt et disposé, si le cœur n’est pas prêt, un miracle ne servirait à rien. Le problème vient du cœur.

Une amie chrétienne me racontait que l’une de ses amies qui ne croyait pas en Dieu, lui avait demandé de prier pour qu’elle réussisse son examen du permis de conduire. Elle avait déjà échoué 5 ou 6 fois, et elle se disait qu’il lui faudrait bien un miracle pour obtenir le permis. Elle a donc dit à cette amie chrétienne, prie pour moi, et si je réussis le permis, je croirai en Dieu. Cette amie chrétienne l’a prise au mot et a fait prier des dizaines de personnes.  L’amie athée a obtenu son permis, mais sa réponse n’a pas tardé : C’était le hasard et la chance, évidemment. Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Tim Keller est un pasteur et un auteur de livre chrétien, et il raconte dans son livre La raison est pour Dieu, sa conversation avec une jeune femme très intelligente qui lui demandait des preuves de l’existence de Dieu, prétextant que si on lui présentait des preuves suffisamment convaincantes, elle serait prête à croire en Lui. J’ai prêté ce livre donc je n’ai pas pu revérifier les détails exacts, je vous le cite de mémoire.

Tim Keller lui a posé la question suivante :  Si Dieu apparaissait devant vous là maintenant, dans toute sa gloire, est-ce que vous l’adoreriez en vous agenouillant devant Lui ? Elle a répondu : certainement pas ! Et Tim de conclure : vous voyez le problème n’est pas d’avoir des preuves, puisque face à la preuve ultime, (Dieu qui apparaît en personne), vous ne voudriez pas l’adorer. Le problème ce ne sont pas les preuves, c’est votre cœur qui refuse d’adorer Dieu de toute façon.

Les miracles ne sont pas nécessaires, parce que c’est une question de foi. Ceux qui ont vu Jésus, qui ont vu ses miracles, n’ont pas tous cru, même devant les signes objectifs de sa divinité et de sa puissance. Les pharisiens reconnaissaient que Jésus faisait des miracles, mais ils voulaient le faire mourir, parce qu’ils ne voulaient pas reconnaître qu’il était le messie. Ils ne voulaient pas fléchir le genou devant lui.

Même face à un miracle évident, l’esprit humain est toujours capable de rationaliser. Même si Dieu se révélait à chacun par une manifestation miraculeuse, le théologien Frédéric Godet dit (et je cite) « après la première émotion de surprise et d’effroi, s’éveillerait la critique qui dirait : Hallucination de la vue, de l’ouïe ! Et la sécurité charnelle, un instant ébranlé, se raffermirait bientôt. »

Les miracles ne peuvent rien faire face à l’endurcissement et la surdité spirituelle. Il n’y a que le miracle de la conversion qui peut y faire quelque chose.  Seule la repentance peut sauver. Les pharisiens sont prévenus. Grâce à cette parabole, ils savent ce qu’ils sont aux yeux de Dieu, ce qui les attend dans l’au-delà et le moyen unique qu’il leur reste pour éviter de finir comme l’homme riche : ce moyen est la repentance.

Conclusion

Nous avons vu ce soir qu’il y a deux manières de vivre.

Personne ne pourra dire, je n’étais pas au courant. Je ne me suis jamais posé la question de ce qu’il y a après la mort. Comme on l’a vu, il y a une chose que tout le monde sait, c’est qu’on va mourir. La question est donc : Où serez-vous après votre mort ? Il n’y a que deux options.

Pour ma part j’ai répondu à cette question, j’ai maintenant l’assurance que ni mort ni la vie ne me séparera de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ mon Seigneur (cf. Romains 8.38).

Et vous ? Avez-vous placé votre confiance et votre espérance en Dieu, et dans le pardon qu’il vous offre par la mort de Jésus à la croix, qui a payé vos fautes ?

C’est maintenant que l’on investit pour l’éternité et il y a encore des places à prendre, mais un jour les guichets vont fermer, et la vie éternelle dans la présence de Dieu se jouera à guichet fermé, pour l’éternité. Quand la mort vous surprendra ce sera trop tard pour « acheter » vos places.

- Si vous avez déjà fait acte de repentance, si vous avez déjà compris, avant la prédication de ce jour, le salut que Dieu offre et que vous l’avez accepté, votre avenir est assuré. Mais peut-être pas celui de votre voisin, de certains membres de votre famille. Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie en vous rappelant que des personnes qui vous sont chères finiront peut-être en enfer. Mais il faut regarder la réalité en face, et on a besoin de se le rappeler pour réaliser à nouveau l’urgence de prêcher l’évangile. Jésus à travers cette parabole nous dit :

- Annoncez l’Evangile maintenant après il sera trop tard !

- Priez pour vos amis perdus maintenant, après il sera trop tard !

- Distribuez des Bibles maintenant après il sera trop tard !

- Faites bon usage de votre argent maintenant après il sera trop tard !

- Investissez dans les réalités éternelles, après il sera trop tard.

- Si vous n’avez pas encore accepté la grâce de Dieu, il n’est pas encore trop tard. Mais l’heure tourne, et vous n’avez jamais été aussi prêt de votre mort. Qui peut dire si sa vie ne lui sera pas redemandée ce soir ? La parabole de ce jour vous dit alors : - Repentez-vous maintenant, après il sera trop tard !

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