Engagez-vous, rengagez-vous !

Par Alexandre Sarranle 4 mars 2018

Qui c’est qui est motivé, cet après-midi, pour faire de grandes choses pour Dieu ? Ça vous dit, qu’on s’y mette tous ensemble, hommes, femmes, enfants, et qu’on s’engage dans des projets ambitieux pour faire du bien à la population de Gerland et à la population du Grand Lyon, tout ça au nom de Dieu et pour sa gloire ? Des volontaires ?

Eh bien si vous êtes comme moi, vous êtes peut-être tentés de vous dire : « Bof… Qu’est-ce que je peux faire pour Dieu, moi, franchement ? Je n’ai pas beaucoup d’argent. Je ne suis pas très intelligent. Je ne suis pas très beau. Je suis trop vieux, trop jeune, trop fatigué, trop meurtri par la vie. Je n’ai pas beaucoup d’influence. Pas beaucoup d’expérience. Pas beaucoup d’amis. Pas beaucoup de temps. Pas beaucoup de foi. Mon église est trop petite. Mon pasteur est trop bête. Je ne connais pas très bien la Bible. Il y a trop de péchés dans ma vie. J’ai connu trop d’échecs. Je ne réussis jamais rien. Je suis trop moyen, trop déprimé, trop nul. Je n’ai rien à apporter au projet de Dieu. Rien à apporter au monde. Je ne sers à rien. Je ne vois pas comment Dieu pourrait m’utiliser. »

Bon, écoutez. Si vous avez du mal à trouver la motivation pour vous engager de tout cœur dans le projet de Dieu pour le monde, si vous avez du mal à croire que Dieu veuille accomplir des choses extraordinaires à travers vous, cette prédication vous concerne ! On va s’intéresser à un texte que Dieu a inspiré à Moïse dans le but, justement, de susciter cette motivation, cet enthousiasme, chez son peuple.

En fait, dans ce texte, Moïse raconte la façon dont les Israélites, au lendemain d’une grave crise morale, se sont re-consacrés au projet de Dieu sans attendre, et avec enthousiasme. Et Moïse raconte ici cet épisode pour qu’il serve de souvenir et d’exemple aux Israélites à l’avenir, lorsqu’ils traverseront de nouvelles crises, ou lorsqu’ils seront découragés et qu’ils se diront que franchement, ils ne seront jamais très utiles entre les mains de Dieu. « Faux ! », dit Moïse, « Rappelez-vous ce qui s’est passé juste après une des crises les plus graves de votre histoire ; rappelez-vous à quel point vous avez été humiliés, et pourtant, juste après, Dieu vous a utilisés pour accomplir un truc incroyable, un truc extraordinaire, un truc unique dans toute l’histoire de l’humanité : la construction du Tabernacle, c’est-à-dire d’un sanctuaire pour Dieu sur la terre ! »

Et donc face à la difficulté que nous avons nous aussi, encore aujourd’hui, à nous mobiliser pour le projet de Dieu, le texte veut nous convaincre d’une idée toute simple, c’est la suivante : Dieu a prévu de faire des trucs importants à travers toi, alors n’attends pas pour t’engager dans son projet !

1. Une vocation qui tient toujours (35.1-3)

Premier point : Ce n’est pas parce que tu te sens nul que tu n’as pas un rôle super important à jouer pour Dieu. Quand on lit ce passage, la première chose qu’on doit remarquer, c’est que le récit reprend exactement là où il s’était arrêté juste avant la crise du « veau d’or » (ch. 32-34). La dernière chose dont il avait été question juste avant qu’on découvre l’idolâtrie des Israélites, c’était l’importance de respecter le fameux jour de repos hebdomadaire, le sabbat (cf. 31.12-17). Dieu avait rappelé ce commandement juste avant de mettre les Israélites au travail pour construire le Tabernacle. Pourquoi ? Parce que justement, ils allaient se mettre au travail ; et Dieu voulait qu’ils respectent le jour de repos pour qu’ils se rappellent le lien qui existe entre ce projet ponctuel (la construction du Tabernacle) et leur vocation générale (d’être le royaume sacerdotal de Dieu sur la terre).

Le sabbat sert donc de rappel ordinaire de la vocation extraordinaire que Dieu a adressée à son peuple (Ex 20.11 ; Dt 5.15). Et juste après la résolution de la crise du veau d’or (péché-sentence-châtiment-repentance-intercession-pardon-rétablissement), le texte revient immédiatement là-dessus. Comme pour dire : « Vous avez péché gravement, mais votre vocation tient toujours. Vous êtes toujours le peuple de Dieu, appelé à le faire connaître sur toute la terre ».

Juste après, il va y avoir des instructions qui concernent la collecte destinée à la construction du Tabernacle. Mais avant ça, donc, le texte rappelle la vocation générale, et supérieure, du peuple, qui tient toujours, et qui se manifeste chaque semaine par le jour du repos. Et c’est le premier point, ici : Dieu veut qu’on se rappelle que quelles que soient les circonstances passagères de notre vie, les afflictions, le péché, le découragement, ou inversement, les joies, les richesses, le confort, si nous sommes dans l’Église, Dieu nous adresse une vocation qui est supérieure à tout le reste, et que nous ne devons ni oublier, ni sous-estimer.

Ça me fait penser à quand Suzanne me demande d’aller chercher quelque chose pour elle dans le garage. Sur le chemin du garage, je vois d’autres choses à faire, d’autres objets intéressants, je me dis qu’il faudrait réparer cette dalle qui est fissurée, et planter de jolies fleurs près du portail, et je me mets à réfléchir à ma prochaine prédication, et une fois dans le garage, je retrouve cet outil que je cherchais depuis longtemps, et je me mets à ranger quelques affaires qui traînaient, et je reviens dans la maison tout satisfait, et je me demande pourquoi Suzanne me regarde avec un air mécontent… « Ah oui, tu voulais que je te rapporte quelque chose. C’était quoi déjà ? »

Vous voyez, c’est facile de se laisser distraire, et d’oublier quelle est notre mission principale, ou ce que j’ai appelé notre « vocation supérieure ». Les Israélites qui étaient attentifs à leur propre faiblesse étaient tentés de se dire qu’ils étaient disqualifiés de la fonction que Dieu voulait leur confier à l’origine. Mais ce passage leur montre le contraire. Ils ont péché gravement contre Dieu, ils ont manqué d’être exterminés ! Et pourtant, la relation a été rétablie, et leur vocation extraordinaire tient toujours !

Ils sont toujours le peuple de Dieu sur la terre, le royaume sacerdotal, la nation sainte, la source de bénédiction pour toutes les familles de la terre ! C’est ce qu’ils sont, et ce serait grave s’ils l’oubliaient. Imaginez que la reine d’Angleterre se réveille un jour complètement amnésique, en pensant qu’elle n’est qu’une personne comme une autre, et qu’elle peut sortir se promener dans la rue, prendre le bus, faire ses courses à Carrefour, aller à la salle de sport du quartier, sans se soucier de quoi que ce soit… Ce serait assez bizarre, et sans doute dangereux.

Et nous aussi, si nous sommes dans l’Église, nous devons nous souvenir de cette réalité : nous sommes peut-être super découragés et démotivés, peut-être que nous nous sentons coupables et incapables, et pourtant, notre vocation tient toujours, et c’est une vocation qui est supérieure à nos circonstances passagères, supérieure même à nos sentiments passagers. Ce n’est pas parce que tu te sens nul que tu n’as pas un rôle super important à jouer pour Dieu. Notre vie est remplie de distractions, de soucis, de choses à faire, mais nous ne pouvons pas nous permettre d’oublier ou de sous-estimer le fait que Dieu a fait de nous son peuple, un « royaume de sacrificateurs », une nation sainte censée le servir et le faire connaître sur la terre.

Et le meilleur moyen de se rappeler cette réalité, vous savez ce que c’est ? C’est de respecter le jour du sabbat et d’aller à l’église chaque dimanche ! Parce que ce jour férié, cette sainte convocation, est le signe public le plus ordinaire de notre vocation extraordinaire. Pensez-y : si le dimanche n’est pas pour vous le jour du Seigneur, le jour du rendez-vous hebdomadaire incontournable avec les autres chrétiens, le jour du culte communautaire rendu à Dieu qui vous a appelé à le servir, qu’est-ce qui distingue publiquement et ordinairement votre vie de la vie d’un non-chrétien ? Ce n’est donc pas par hasard que Dieu rappelle en tout premier lieu ici, à son peuple, l’importance de lui consacrer un jour par semaine comme signe et rappel de la relation qu’ils ont avec lui et de la vocation qu’il leur a confiée.

2. Un enthousiasme qui ne vient pas de nulle part (35.4-29)

Deuxième point : Si tu n’es pas très motivé à servir Dieu, c’est peut-être parce que tu n’as pas très bien compris quel est le projet de Dieu. La deuxième chose qu’on doit remarquer dans ce passage, c’est l’insistance du texte sur la disposition du cœur des Israélites. Le texte raconte qu’une grande collecte est organisée pour fournir les ressources nécessaires à la construction du Tabernacle. Et le texte raconte la mobilisation admirable du peuple, en soulignant l’empressement des Israélites et leur bonne volonté. « Tous les Israélites » (répétition du déterminant, v. 20-29), « hommes et femmes », même les « princes du peuple », « dont le cœur est bien disposé », et « dont l’esprit est généreux », se retroussent les manches et donnent de leurs biens, de leur temps et de leur énergie.

Il y a un parallèle et un contraste avec ce qui s’est passé à l’occasion du veau d’or. Là, les gens avaient donné de l’or (cf. 32.33) pour la construction d’une idole. Maintenant, il y a un revirement complet et le texte insiste sur l’enthousiasme inédit du peuple. D’où ça vient ? Ça vient de l’expérience qu’ils viennent de faire du péché et du pardon (ch. 32-34). Ce qu’on doit comprendre, c’est que l’enthousiasme des Israélites répond à la manifestation de la grâce de Dieu.

Les Israélites veulent, ici, assumer la vocation que Dieu leur a confiée ; bien sûr qu’ils veulent construire ce sanctuaire de Dieu sur la terre ; bien sûr qu’ils veulent faire connaître au reste du monde ce Dieu « compatissant et qui fait grâce, lent à la colère, riche en bienveillance et en fidélité […], qui pardonne la faute, le crime et le péché » (cf. 34.6-7). Ils ont fait l’expérience de la grâce de Dieu, ils saisissent tout à nouveau que le projet de Dieu pour le monde est un projet de grâce, et ils veulent s’engager dans ce projet de grâce. Quel demi-tour en l’espace de trois chapitres !

Vous connaissez peut-être l’histoire de ce trafiquant d’esclaves au 18ème siècle, qui pendant neuf ans a participé à la capture d’êtres humains en Afrique et à leur vente comme esclaves dans les colonies britanniques en Amérique du Nord. Lors d’un voyage en navire, il a manqué de mourir dans une terrible tempête, et il a été tellement bouleversé qu’il s’est tourné vers Dieu et qu’il a commencé à lire la Bible. Peu après, il s’est converti au Seigneur, il a renoncé à la traite humaine, il est devenu pasteur dans l’Église anglicane, et il s’est engagé politiquement pour l’abolition de l’esclavage en Grande Bretagne, ce qu’il a obtenu, surtout grâce à l’engagement de son ami William Wilberforce, en 1807, neuf mois seulement avant de mourir à l’âge de 82 ans. Le nom de cet homme : John Newton, qui est l’auteur des paroles du fameux cantique « Amazing Grace ».

Quel demi-tour, quel empressement, quel engagement dans le projet de grâce de Dieu, choses qui ont résulté de l’expérience personnelle de cette grâce ! John Newton a lu la Bible, et il a compris que Dieu a voulu racheter les hommes qui s’étaient détournés de lui. Il a compris que Dieu était bon, et que l’homme avait un cœur tortueux et méchant. Il a compris que Dieu a tant aimé le monde qu’il n’a pas détruit l’humanité, qui le méritait pourtant, mais qu’il a voulu se faire connaître, et faire connaître son projet de grâce et de pardon, à travers Abraham, à travers Moïse, à travers le peuple d’Israël, à travers les prophètes, et enfin à travers son propre Fils Jésus-Christ, le messie, qui est venu « afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » (Jn 3.16).

Ce Fils s’est donné volontairement en sacrifice pour régler la dette de nos péchés, il s’est donné en rançon pour nous délivrer de notre captivité et de notre esclavage au mal et à la mort, et il est ressuscité ensuite le troisième jour, en vainqueur, de façon à ce que tous ceux qui lui font confiance, qui s’attachent à lui, entrent au bénéfice de cette vie et de cette liberté qu’il a acquises pour les croyants.

John Newton a compris tout ça, et il en a fait l’expérience personnellement, et sa vie en a été transformée, ses priorités ont changé, si bien que rien ne comptait plus pour lui après ça que le projet de grâce de Dieu et ce que Dieu l’appelait à faire, lui-même, dans le cadre de ce projet. Et toi, si tu n’es pas très motivé à servir Dieu, c’est peut-être parce que tu n’as pas très bien compris quel est le projet de Dieu ? Ce projet de grâce, centré sur la personne et l’œuvre de Jésus-Christ.

Dans notre église, nous voulons que ce projet occupe notre esprit et conditionne notre vie. C’est pourquoi la bonne nouvelle du pardon de nos péchés et de la grâce que Dieu nous présente en Jésus est toujours centrale dans la prédication. C’est pourquoi la liturgie du culte prévoit toujours un moment où l’on rappelle la loi de Dieu, où l’on confesse ses péchés, et où l’on se rappelle la grâce de Dieu en Jésus. Nous annonçons chaque semaine, et nous devrions nous prêcher à nous-mêmes chaque jour, la mauvaise nouvelle du péché suivie de la bonne nouvelle de la grâce de Dieu, parce que l’apôtre Paul dit que la tristesse de la repentance produit, en vertu de l’Évangile, l’empressement et le zèle (2 Co 7.11).

Face à notre manque de motivation à servir Dieu, John Newton nous dit :

« Réprimandons notre cœur froid et insensible, et prions qu’un tison ardent pris sur l’autel céleste nous ramène vers Dieu et nous embrase d’amour pour celui qui nous a tant aimés. »

3. Une puissance qui donne envie (35.30—36.7)

D’autant plus que, troisième et dernier point : Dieu lui-même va te rendre capable de faire des choses importantes pour lui. La dernière chose à remarquer dans ce texte, c’est le fait que Dieu habilite lui-même son peuple à faire son œuvre. Le texte mentionne quelques responsables par leur nom (Betsaleel, Oholiab), mais ensuite fait aussi référence aux autres ouvriers, en disant que c’est Dieu lui-même, par son Esprit, qui les rend habiles et intelligents pour « s’appliquer à l’ouvrage pour l’exécuter » (36.2). Et le passage qu’on a lu finit par une précision assez comique et spectaculaire, c’est que les gens continuent d’apporter des contributions au projet, même après que les travaux ont commencé, et il y en a trop, et ça devient même une gêne pour la réalisation du projet !

Cette précision est apportée ici comme un bouquet final pour conclure cet épisode et nous faire comprendre, vraiment, que c’est une énorme réussite. Quelle magnifique convergence (ou synergie) de l’enthousiasme du peuple et de la puissance du Saint-Esprit ! Tout cela est raconté ici pour que les Israélites, plus tard, en relisant cette histoire, aient envie de revivre une telle expérience. On est censé se rendre compte qu’on peut répondre avec enthousiasme à l’appel de Dieu, parce que Dieu lui-même va nous assister dans la réalisation de son projet.

C’est comme si je disais à mes enfants : « Allez me construire une cabane dans le jardin ». Ils seraient peut-être intéressés de le faire, mais sûrement pas aussi motivés que si je leur disais que j’allais venir avec eux construire une cabane dans le jardin.

Imaginez encore que quelqu’un vous offre une nouvelle maison ; sauf qu’on a oublié de vous dire que cette nouvelle maison n’est pas encore assemblée ! Ce qu’on vous offre, c’est un terrain avec tous les matériaux entreposés dessus, nécessaires à la construction de la maison : 10 palettes de parpaings, quelques tonnes de sable et de ciment, des rouleaux de câbles électriques, des tuyaux en PVC, des planches, du plâtre, de la laine de roche, de la peinture, des tuiles, des vitres, des portes, du carrelage, etc. À vous de vous débrouiller maintenant ! Ce serait un peu un cadeau empoisonné, non ? Ce qu’il vous faudrait en réalité, c’est non seulement les matériaux, mais aussi les gens compétents pour les assembler.

Et en fait, c’est ce que Dieu donne à son peuple pour la réalisation de son projet. Dieu donne les matériaux (en disposant le cœur des Israélites à donner des ressources qu’ils ont sans doute, pour la plupart, prises aux Égyptiens, cf. Ex 12.35-36), mais il donne aussi par son Esprit les compétences pour assembler les matériaux. Ce sont peut-être des compétences acquises par l’apprentissage ou par l’expérience, ou reçues par l’opération surnaturelle du Saint-Esprit, mais dans tous les cas, ce sont des compétences sanctifiées, c’est-à-dire mises à part par le Saint-Esprit, et optimisées, pour accomplir le projet de Dieu.

Et ce passage nous rappelle que Dieu donne toujours à son peuple, par le Saint-Esprit, les moyens d’accomplir son projet. Ce sont les « dons de l’Esprit », ou les « choses de l’Esprit », dont parle l’apôtre Paul notamment dans le Nouveau Testament. Dieu équipe son Église et il habilite les croyants pour la vocation qu’il leur confie.

Certaines de ces compétences données et sanctifiées par l’Esprit sont utiles pour un temps, comme la capacité de construire le Tabernacle à l’époque de Moïse, comme le don de prophétie à différentes périodes de l’histoire (avant que les Écritures saintes soient au complet), ou encore comme le don de guérir les malades et d’opérer des prodiges, qui était donné aux apôtres pour attester de leur autorité et authentifier leur message (cf. Ac 5.12-16 ; Hé 2.4).

Mais il existe une multitude d’autres compétences données et sanctifiées par l’Esprit qui sont utiles pour l’accomplissement du projet de Dieu aujourd’hui : l’enseignement, la prédication, la musique, la comptabilité, l’animation du club biblique ou du groupe d’ados, la logistique, le web design, le ménage, le bricolage, l’accueil, l’évangélisation, l’hospitalité, etc. Et toi aussi, Dieu t’a donné des compétences uniques, une personnalité unique, des ressources uniques que tu peux mettre à profit dans l’accomplissement de ta vocation. Dieu lui-même va te rendre capable de faire des choses importantes pour lui.

Que dire en conclusion ? Est-ce que vous êtes motivés, cet après-midi, pour faire de grandes choses pour Dieu ? On est parfois en proie au découragement, à la démotivation, on se dit qu’on a gâché notre chance, qu’on ne peut pas servir à grand-chose… On ne voit pas comment Dieu pourrait nous utiliser pour faire des choses importantes. Mais ce texte veut nous convaincre du contraire.

Si tu es là aujourd’hui, c’est que tu prends part d’une façon ou d’une autre à la vie de l’Église de Dieu ; et si tu prends part à la vie de l’Église de Dieu, écoute bien : Dieu a prévu de faire des trucs importants à travers toi, alors n’attends pas pour t’engager dans son projet ! Dieu t’a donné une vocation qui dépasse tous tes autres projets. Tu te sens peut-être un peu nul et incapable, mais n’empêche : Dieu a fait de toi un membre de son peuple, au travers duquel il compte se faire connaître au monde entier.

Pour te motiver à servir Dieu, peut-être que tu devrais réfléchir de nouveau à quel est ce formidable projet de Dieu, qui est un projet de grâce. Dieu veut faire connaître son Fils Jésus-Christ au monde entier pour que tous soient invités à se repentir et à placer leur confiance en lui pour être sauvés.

Et puis tu sais, Dieu donne à son peuple les moyens de faire son œuvre. Si tu es chrétien, tu as la chance d’avoir le Saint-Esprit de Dieu qui vit en toi, et par son Esprit, Dieu veut te donner des compétences uniques, et il veut rendre tes compétences efficaces (puissantes) pour contribuer à l’accomplissement de son projet pour le monde !

Alors viens chaque dimanche rendre un culte à notre Dieu, et retrouver tes frères et sœurs dans la foi, et te rappeler ta vocation, et réfléchir à ce que Dieu veut faire à travers toi. N’oublie jamais, dans tous tes projets, à l’école, au travail, à la maison, en vacances, que tu as une vocation supérieure, celle d’un enfant de Dieu, que Dieu a choisi et appelé pour le servir et le faire connaître sur la terre. Apporte tes ressources, tes compétences, ton temps, ton énergie, aux pieds du Seigneur, pour la construction de son sanctuaire sur la terre, pour le développement de l’Église, pour l’évangélisation de Gerland et du Grand Lyon, pour, peut-être, l’aménagement d’un local au cœur du quartier, qui pourrait accueillir les activités de notre église, pour, en tout cas, le plus grand bien de la population qui nous entoure et pour la gloire de Dieu ! Dieu a prévu de faire des trucs importants à travers toi, alors n’attends pas pour t’engager dans son projet !

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