L'énigme du tombeau vide

Par Denis Blumle 1 avril 2018

Est-ce que vous avez déjà lu le livre « le Mystère de la Chambre jaune » écrit par Gaston Leroux ? Dans ce roman, le jeune reporter Joseph Rouletabille, vient enquêter sur une mystérieuse agression. Une jeune femme a été brutalisée dans sa chambre, au point presque de mourir, alors que la porte était fermée de l’intérieur, que les volets étaient clos, et que la fenêtre possédait des barreaux ! Comment quelqu’un a-t-il pu s’introduire dans cette pièce et en sortir ? Rouletabille doit trouver une explication rationnelle. Quand mon professeur de français m’avait parlé de ce livre et m’avait expliqué l’intrigue, je n’avais qu’une envie, c’était l’acheter et le lire pour comprendre la solution, découvrir le seul et unique scénario qui expliquait ce mystère. Je voulais découvrir ce qui s’était passé cette nuit-là, et j’ai dévoré le bouquin en quelques jours.

Je vous propose aujourd’hui d’étudier la plus grande énigme de l’histoire de l’humanité ! Après le mystère de la chambre jaune, voici venu le temps de se pencher sur l’énigme du tombeau vide.

J’ai réalisé une enquête sur ce sujet au cours de la semaine. Et nous allons constituer ce jour, un tribunal et vous allez être les jurés. Les jurés ne sont pas des juges professionnels, ce sont des personnes comme vous, ça pourrait être votre professeur, votre boulanger ou votre coiffeur, qui ont été tirés au sort, et qui jugent les crimes en cour d’assises. C’est comme ça que sont jugés les crimes en France. Et ce matin vous allez être des jurés.

Et nous allons étudier le cas d’un crime, celui de Jésus. Nous ne faisons pas seulement face à un crime mais également à un tombeau vide. Il y a un crime, mais le tombeau de la personne décédée est vide, le corps a disparu. Comment expliquer cela ? Mystère ! Il faut une enquête. En tant qu’avocat général, je vais vous présenter les faits et vous allez vous-mêmes conclure avec la conclusion qui s’impose.

Nous allons lire un texte dans la Bible. Alors vous pourriez me répondre : Pourquoi choisir la Bible ? En quoi est-elle fiable pour nous aider à avancer dans cette affaire ? Ce n’est pas un écrit impartial ! Chers jurés, il nous faut examiner les preuves à notre disposition. Les preuves les plus fiables sont les écrits historiques, n’est-ce pas ? Comme par exemple le témoignage des gens qui ont vécu ces événements. Un témoignage est toujours subjectif, c’est pour cela qu’il faut en écouter plusieurs. La Bible contient justement les témoignages de plusieurs personnes, qui ont vécu au moment où les faits que vous allez juger ont eu lieu. Les témoins sont décédés depuis, mais nous pouvons étudier leurs écrits qui nous ont été transmis jusqu’à ce jour grâce aux nombreuses copies et à la transmission du texte biblique depuis son origine. En termes de fiabilité historique, il n’y a pas mieux que la Bible pour un livre de cette époque. Et si vous en doutez, vous pouvez écouter sur le site internet de l’église la conférence de Florent Varak « La Bible : fable ou fiable ?». Vous trouverez cet enregistrement dans l’onglet blog, dans la section « À vous de voir ».

La Bible est un récit historique fiable qui contient plusieurs témoignages de l’énigme du tombeau vide, qui nous occupe ce soir. Nous pourrions étudier l’évangile de Matthieu ou de Jean qui étaient des disciples de Jésus, qui ont vécu tout ce qu’il a fait. Nous pourrions étudier le récit de Marc, un associé de l’apôtre Pierre, qui était lui-même disciple de Jésus et qui a donc vu et vécu ces événements.

Figurez-vous que pour ce tribunal, j’ai choisi le récit d’un journaliste, ou plutôt d’un historien. Oui il y a un historien qui a écrit un Évangile. Un non-juif d’ailleurs, un incirconcis. Le seul non-juif à avoir écrit un livre de la Bible. Et cet homme, Luc, a choisi d’enquêter sur toute la vie de Jésus. Il a recueilli les témoignages des témoins oculaires. Il a retracé le fil de l’histoire et il nous en livre le fruit dans son Évangile.

Ecoutez donc le début de cet évangile, de ce livre : Luc 1.1-4.

Voilà quel était le projet et la rigueur de travail de cet historien.

Lisons maintenant l’énoncé des faits dans l’évangile de Luc. Le passage commence juste après la crucifixion et la mort de Jésus.

Jésus est-il mort et ressuscité ?

Pour savoir si la résurrection est un fait historique, nous allons nous poser 3 questions à partir de ce texte :

- Jésus est-il mort sur la croix ?

- Le tombeau était-il vide le dimanche matin ?

- Jésus est-il ressuscité ?

Voilà les 3 questions simples qui émergent de ce texte.

1/ Jésus est-il mort sur la croix ?

La première question qui doit occuper notre réflexion, est celle-ci : Jésus est-il mort sur la croix ?

Nous allons pouvoir affirmer que Jésus est mort sur la croix parce que nous avons des témoins précis, un jour précis et une mort certaine.

Commençons par les témoins.

Dans le texte que nous venons de lire, nous voyons Joseph qui va demander le corps de Jésus à Ponce Pilate (v.52), le gouverneur romain de la Judée. Ce détail est rapporté par les 4 évangiles. Pourtant cet homme est inconnu du récit biblique jusque-là. Il est l’un des 70 membres du sanhédrin, le conseil supérieur des Juifs de l’époque. Il se tenait dans l’ombre, au sein même du tribunal suprême des Juifs qui avait livré Jésus aux Romains, pour être crucifié. Il nous est décrit très clairement au v.50 comme un conseiller. Marc donne lui aussi cette précision dans son évangile, et Matthieu et Jean le présentent comme un homme riche, disciple de Jésus. Cet homme est parfaitement identifié. Ce n’est pas n’importe qui, c’est une personne connue, que l’on pouvait aller interroger, car nous savons même où il habite. Il vient de la ville d’Arimathée, à 35km environ de Jérusalem.

Ce Joseph d’Arimathée sort de l’ombre, il assume qu’il est disciple de Jésus, car il veut donner une sépulture digne à son maître, qui vient de mourir sur la croix.

Il n’est pas le seul témoin de l’agonie et de la mort de Jésus. Il y a aussi les femmes de Galilée qui suivaient Jésus et qui « l’assistaient de leurs biens » (Luc 8.3), il y a certains disciples de Jésus, mais également les magistrats de la ville, et une foule nombreuse composée de personnes qui pleuraient et d’autres qui se réjouissaient et qui criaient contre Jésus. Et il y a aussi les soldats romains, qui sont les exécutants de cette peine de mort.

La mort de Jésus était un événement public et nous pouvons même en connaitre le jour précis.

Les experts ne sont pas tous d’accord, mais nous avons tout de même des précisions suffisantes.

Nous savons que Jésus est mort un vendredi. Au v.54, il est précisé que c’était le jour de la préparation, le jour qui précède le shabbat, qui a lieu le samedi. Le shabbat est le jour du repos prescrit par Dieu au peuple juif dans les 10 commandements (voir Exode 20). Le shabbat débutait le vendredi soir à la tombée de la nuit. Et si les femmes n’ont pas pu embaumer le corps de Jésus avec les aromates et les parfums, c’est parce que le shabbat commençait et il n’y avait pas de temps suffisant pour cela. Elles ont dû revenir le dimanche matin, premier jour de la semaine dans le calendrier juif.

Mais ce n’était pas n’importe quel shabbat. Cette année-là était une année exceptionnelle car ce shabbat coïncidait exactement avec le jour de la Pâque juive, de Pessa’h.

La Pâques débute le 14 du mois de nissan dans le calendrier juif. Compte tenu de la coïncidence rare entre le shabbat et la Pâque, ce qui n’arrive pas tous les ans, et grâce à l’apport de l’astronomie nous pouvons dire que cet événement a eu lieu en l’an 30, un vendredi 7 avril dans notre calendrier (voir Raymond E. Brown, La mort du Messie (trad. de l'anglais), éd. Bayard 2005, (éd. orig. 1994), p. 1510).

Le vendredi 7 avril 30, Jésus est mort. Lorsque l’on parle d’histoire, il est important de connaitre les dates précises. Cela apporte du crédit au discours. Si je vous dis que la prise de la bastille a eut lieu à la fin du XVIIIe siècle, c’est bien mais c’est vague, et ça pourrait vous encourager à douter même que la prise de la bastille soit un évènement réel. Mais si grâce aux apports des recherches historiques nous pouvons dire qu’elle a eut lieu le 14 juillet 1789. Là c’est de l’histoire !

Et si tous les experts ne sont pas d’accord autour de la date du 7 avril 30, (certains, moins nombreux, pensent que sa mort a eu lieu le 3 avril 33), nous pouvons tout de même affirmer avec certitude que Jésus est mort a minima une veille de shabbat, une veille de Pâques, car cela nous est confirmé par des sources extérieures à la Bible. Le Talmud babylonien, affirme dans le traité Sanhédrine 43 que la « veille de Pâque Yeshu a été pendu », dans le sens pendu au bois (crucifié).

Je vous donne ces détails car il est important devant ce tribunal que je vous donne des preuves historiques précises, n’est-ce pas ? Pour que vous puissiez statuer en toute connaissance de cause.

Et pour affirmer qu’un fait est historique, il faut au moins deux sources indépendantes qui disent la même chose. C’est le cas en ce qui concerne la mort de Jésus.

Mais Jésus est-il vraiment mort sur la croix ?

C’est l’une des objections les plus courantes dans cette énigme du tombeau vide. Certains prétendent que Jésus était juste évanoui après la croix. Et que le corps qui a été mis dans le tombeau, était le corps d’un homme dans le coma, mais bien vivant. Si cela était vrai, l’énigme du tombeau vide serait résolue. Jésus n’était pas mort, il s’est réveillé dans le tombeau encore un peu sonné, il a frappé sur la pierre, on lui a ouvert, il est sorti. Fin de l’histoire, mais du coup pas de miracle et pas de résurrection. Il est donc très important d’avoir la certitude que Jésus était bien mort, ce jour-là, sur la croix.

En fait, affirmer que Jésus a seulement eu un malaise passager, reflète une méconnaissance de ce qu’étaient la crucifixion et la flagellation subies par Jésus.

La flagellation consistait à fouetter le condamné avec des fouets spéciaux. Les données historiques extra bibliques nous permettent de savoir que les fouets romains étaient équipés de lanières épaisses en cuir sur lesquels étaient placés des osselets de mouton ou de petits éléments blessants comme des tessons, des épines, et des billes de plomb. Ces éléments s’inséraient dans la peau et arrachaient la peau lorsqu’on les retirait.  Ceux qui ont vu le film la Passion du Christ de Mel Gibson voient de quoi je parle. Après la flagellation, Jésus était tellement souffrant et épuisé qu’il n’a pas pu porter la croix, et c’est Simon de Cyrène qui a été désigné pour la porter à sa place (Matthieu 27.32, Luc 23.26, Marc 15.21). Puis Jésus a été crucifié, on a planté des clous dans ses poignets et dans ses pieds, et il est rapidement mort par asphyxie compte tenu des souffrances qu’il avait déjà endurées.

Étant donné que je cumule la charge d’avocat général ce dimanche, avec celle de médecin la semaine, je peux également me prononcer en tant que médecin sur ce sujet. Pour savoir si quelqu’un est mort ou en arrêt cardio-respiratoire, et si l’on n’a pas de stéthoscope, on ne cherche pas le pouls. Non, on regarde plutôt si la personne respire : si l’on voit les mouvements respiratoires, ou si l’on ressent un souffle sortir de la bouche lorsque l’on met la main devant. Jésus était nu sur la croix, on pouvait voir s’il respirait, et lorsqu’on a descendu son corps on pouvait sentir s’il respirait ou non. Et l’on sait grâce à la médecine moderne, qu’en quelques minutes d’arrêt cardio-respiratoire le cerveau meurt. C’est pour cela qu’il est important de réagir dès les premières secondes après un arrêt cardiaque, et que je vous encourage à faire une formation premiers secours !

Les romains étaient des spécialistes de la crucifixion et de la mort. On peut leur faire confiance là-dessus. Et si Pilate a accordé le corps de Jésus à Joseph, il s’est assuré avant si Jésus était bien mort. En Marc 15.44-45 :

« Pilate s'étonna qu'il fût mort si tôt ; il fit venir le centenier et lui demanda s'il était mort depuis longtemps. S'en étant assuré par le centenier, il donna le corps à Joseph. »

Les romains étaient des tueurs professionnels. Ils maîtrisaient la technique de la crucifixion. Si un condamné n'était pas mort, le soldat était mis à mort.

Mesdames et messieurs les jurés, pour des raisons médicales, scientifiques et historiques. Nous pouvons affirmer que Jésus est mort sur la croix. D’ailleurs personne ne le niait à l’époque, et aucune source qu’elle soit biblique ou extra biblique ne prétend le contraire. En donnant le corps à Joseph, les Romains ont déclaré officiellement que Jésus était mort sur la croix.

Voilà le début du scénario de notre énigme : Nous avons un meurtre, un assassinat public commandité par les responsables juifs (le sanhédrin) et réalisé par les Romains, qui seuls avaient le droit à cette époque de mettre à mort un homme. Nous savons avec certitude que Jésus a rendu l’esprit dans un dernier souffle après son agonie. Les Romains et tous les témoins ont constaté le décès.

Voici un fait historique, Jésus de Nazareth, le Galiléen, est mort sur une croix, une veille de Pâque, (probablement le 7 avril 30) devant de nombreux témoins.

Qu’est-il arrivé ensuite ? Attaquons notre 2e question.

2/ Le tombeau était-il vide le dimanche ?

Son corps a été enveloppé d’un linceul v.53, un drap en lin qui permettait d’envelopper les cadavres (détail important). Puis le corps a été mis dans un tombeau bien identifié, un tombeau neuf taillé dans le roc (v.53). Il appartenait à Joseph d’Arimathée, afin que s’accomplisse cette parole de l’Écriture en Ésaïe 53.9 qui nous dit qu’on a « mis son tombeau avec le riche ». Plusieurs témoins ont assisté à la mise dans le tombeau : Joseph est accompagné de Nicodème selon l’évangile de Jean (Jean 19.39), et les femmes venues de Galilée (v.55) « Accompagnèrent Joseph » et « virent le sépulcre et la manière dont le corps de Jésus y fut déposé ». Elles voulaient savoir où était le sépulcre, pour pouvoir revenir le dimanche matin finir ce qu’elles n’avaient pas pu faire, parce que le shabbat commençait. Elles voulaient embaumer le corps.

Le « premier jour de la semaine » (24.1), le dimanche, les femmes se rendent au sépulcre, mais la pierre qui fermait le tombeau avait été roulée, et (v.3) « elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus » dans le tombeau. Voilà l’énigme du tombeau vide.

Le tombeau de Joseph d’Arimathée était assurément vide ce dimanche-là. Certains ont prétendu que les femmes s’étaient trompées de tombe, mais la tombe était bien identifiée, elles avaient accompagné Joseph avant le shabbat, et avaient vérifié où était le sépulcre. Et puis si elles s’étaient vraiment trompées, les autorités auraient simplement eu à indiquer la bonne tombe pour faire taire les rumeurs de résurrection, qu’elles commençaient à répandre dans la ville. L’hypothèse du mauvais tombeau ne fonctionne pas.

Le tombeau est bien le tombeau de Joseph et il est vide, et Matthieu précise même que le tombeau était gardé probablement par des soldats romains. Les Juifs qui avaient entendu Jésus annoncer sa résurrection avaient demandé aux Romains de garder le tombeau pour justement éviter que le corps soit volé par les disciples, dans l’idée de prétendre à une résurrection (Matthieu 27.62-66). Les femmes qui venaient ne pensaient pas voir un vivant, mais un corps mort qu’elles voulaient embaumer, et elles comptaient certainement sur les soldats pour les aider à rouler la pierre car Marc nous dit que la pierre était « très grande » (Marc 16.3)

Personne dans l’entourage de Jésus ne s’attendaient à ce que Jésus ressuscite corporellement. Ils étaient tous abattus par sa mort. Et les femmes en venant pour embaumer le corps ne s’attendaient pas à ce que le tombeau soit vide. Pourtant Jésus avait annoncé à ses disciples qu’il allait ressusciter, c’est d’ailleurs ce que rappellent les deux anges. Mais il n’y avait personne pour assister à la résurrection ; sauf peut-être les gardes (malgré eux). Matthieu nous dit qu’ils ont perdu connaissance, qu’ils « devinrent comme morts » (Matthieu 28.4). Et ils ont dû déguerpir rapidement après avoir repris connaissance.

Les disciples avaient tous abandonné Jésus, mais les femmes ne voulaient pas l’abandonner, même dans la mort. Jusqu’au bout, elles voulaient manifester leur amour pour lui, en prenant soin de son corps.

C’est un détail intéressant que ce soit des femmes qui soient les premières à venir au tombeau et à constater qu’il est vide. Honnêtement, c’est un détail embarrassant pour les disciples, car la parole des femmes n’avait aucune valeur à l’époque. La misogynie ambiante faisait que le témoignage d’une femme n’était pas recevable dans un procès. On a même retrouvé des écrits juifs qui disaient qu’il valait mieux brûler la Torah (la loi de Dieu) plutôt que de la confier à une femme ! Voilà le contexte historique. Vous comprenez que ce détail embarrassant discrédite le récit pour l’auditoire de l’époque. La seule raison pour laquelle ce détail est présent dans les 4 évangiles c’est parce que ça s’est passé comme ça. Si tous ces récits étaient romancés ou faux, jamais les auteurs n’auraient prétendu que des femmes avaient été les premières à constater la disparition du corps. D’ailleurs les disciples ne les croient pas au v.11 : « Ils tinrent ces discours pour des rêveries, et ils ne crurent pas ces femmes ». Même pour les disciples leur témoignage n’est pas crédible, et ils pensent que ce sont des histoires de bonnes femmes !

En soi, Jésus n’avait pas besoin que le tombeau soit ouvert pour en sortir. Nous voyons dans l’évangile de Jean qu’il n’a pas eu besoin d’ouvrir la porte de la pièce pour se retrouver au milieu de ses disciples (Jean 20.26), car son corps ressuscité avait des propriétés nouvelles. Si un ange a ouvert le tombeau, comme le souligne Matthieu (Matthieu 28.2), c’est pour permettre au monde de voir qu’il était vide. Pour que les femmes et les hommes puissent le constater, pour que les Juifs et les Romains puissent le voir : le tombeau est vide !

Malgré leur perplexité et leur étonnement, Pierre (v.12) accompagné de Jean (Jean 20.3-8), se rendent au tombeau et constatent eux aussi la disparition du corps.

Luc nous parle ensuite de deux hommes qui apparaissent aux femmes (v.4). Il s’agit de deux êtres célestes revêtus de la forme humaine. Matthieu et Marc ne parle que d’un homme (Marc 16.5) ou d’un ange (Matthieu 28.5) qui prend la parole. Alors les détracteurs se saisissent de ces différences entre les évangiles, pour remettre en cause la fiabilité des témoignages, et dire que tout ce récit de tombeau vide est factice.

Luc dit deux hommes, les autres disent un ange, mais il ne s’agit pas d’une contradiction qui discrédite les auteurs, bien au contraire !

Lorsque l’on étudie les témoignages à la suite d’un évènement, il y a toujours des différences. Si l’on interrogeait une semaine après les différents protagonistes de l’attentat de Trèbes, certains diraient qu’ils ont vu le terroriste passer par le rayon des fruits et légumes, d’autres raconteraient qu’il s’est dirigé vers le rayon boucherie et que c’est là qu’il a pris un couteau. Certains relateront 6 coups de feu et d’autre en auront entendu 4. Mais qu’importe, ce qui compte, ce ne sont pas les petits détails secondaires, mais l’idée principale. Tous ont raconté qu’un homme est rentré dans un supermarché, a pris des otages et a tué quatre personnes. Et les discordances sur les détails ne remettent pas en cause la réalité de l’évènement et l’idée principale.

Les évangiles sont des témoignages, on pourrait donc se satisfaire de la remarque que je viens de faire. Oui mais chers jurés, en tant que chrétiens, nous croyons qu’il s’agit de la Parole de Dieu et qu’elle est infaillible. Alors comment concilier ces contradictions apparentes. C’est tout simple, il y a bien deux anges qui sont apparus (Luc 24.4), mais un seul a pris la parole.  Luc parle des deux anges et les autres ne mentionnent que celui qui a interpelé les femmes, et leur a rappelé les paroles de Jésus.

Si les témoignages étaient trafiqués, les auteurs se seraient mis d’accord sur les détails, et si la Bible avait été falsifiée au fur et à mesure des copies, on aurait enlevé ces contradictions apparentes pour donner plus de crédit aux textes.

En fait ces légères discordances totalement compatibles, et le détail embarrassant des femmes, sont des arguments en faveur de l’authenticité de la Bible et de ses témoignages. Il n’y a pas eu de falsification, on n’a pas essayé de s’arranger avec la vérité.

Après l’intervention des deux anges. Les femmes ne savent que penser mais « elles se souvinrent des paroles de Jésus » v.8. Et elles crurent probablement en la résurrection. On imagine l’excitation avec laquelle elles ont dû raconter ce qu’elles venaient de vivre.

Et nous pouvons nous aussi affirmer avec excitation que le tombeau de Jésus est vide : c’est une certitude historique ! Oui, mais si le tombeau est vide où est le corps ? C’est la question centrale. Il a soit été volé, soit ressuscité.

Le corps a-t-il pu être volé ? Qui aurait pu le voler ?

Les Juifs et les Romains n’avaient aucun intérêt à voler le corps, et s’ils l’avaient fait, ils auraient juste eu à montrer le corps pour faire taire les affirmations de résurrection.

Personne, mis à part les disciples, ne pouvait avoir intérêt à affronter les gardes pour voler le corps. C’est pourquoi les autorités juives ont donné aux soldats une forte somme d’argent pour qu’ils disent que les disciples étaient venus de nuit dérober le corps pendant qu’ils dormaient (lire Mattieu 28.11-15).

Mais ça ne tient pas. Les disciples étaient totalement abattus après la crucifixion, ils avaient lâchement abandonné Jésus, et ils n’attendaient même pas une résurrection corporelle de Jésus. Ils n’avaient donc pas de raison de le faire croire. Et ce n’est d’ailleurs pas le tombeau vide qui a convaincu les disciples. Sans avoir vu Jésus ressuscité ils ne voulaient pas croire. Comment auraient-ils pu prêcher avec zèle qu’il est ressuscité, et être prêts à mourir pour une idée qu’ils auraient inventée !

Et puis si les disciples avaient inventé toute cette histoire, ils ne se seraient pas présentés dans les évangiles comme des hommes craintifs, qui avaient abandonné Jésus et qui ne croyaient pas une seconde à la résurrection avant d’avoir vu Jésus ressuscité. S’ils avaient tout inventé, Matthieu et Jean qui étaient deux disciples, auraient expliqué que le 3e jour ils étaient allés au tombeau pour constater la résurrection conformément à ce que Jésus avait annoncé.

Et puis si le corps avait été volé, on n’aurait pas laissé le linceul et les bandelettes qui entouraient son corps. On l’aurait transporté tel quel, avec le drap. Vous voyez que le détail du linceul présent dans le tombeau est un détail important, qui est également rapporté par Jean (Jean 20.3-7).

Mais alors Jésus est-il vraiment ressuscité ? C’est là la question centrale de l’énigme du tombeau vide que nous allons voir dans une dernière partie, car il vous faut juger cette affaire.

3/ Jésus est-il ressuscité ?

Les anges ne disent pas seulement que le corps n’est plus là, ils affirment que Jésus est vivant (v.5). Il est passé de la mort à la vie. Jésus est-il ressuscité corporellement ? Telle est la question que se posaient les femmes et les disciples avant que Jésus leur apparaisse. Telle est la question que nous nous posons aujourd’hui, et telle est la question que tout homme devrait se poser. C’est la question la plus capitale à étudier dans une vie humaine.

C’est le point central du christianisme. La clé de voûte de l’évangile. L’apôtre Paul dit en 1 Corinthiens 15.14 :

« Si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. »

C’est la clé de voûte du christianisme. Vous savez ce qu’est une clé de voûte ? Lorsque vous avez une arche en pierre, les deux côtés de l’arche s’appuient sur un élément central : la clé de voûte. Si vous enlevez cette clé de voûte, l’arche s’effondre, comme si vous enlevez une carte dans un château de cartes. La résurrection dans la révélation de Dieu, c’est la clé de voûte.

Lee Strobel était un journaliste d’investigation au Chicago Tribune dans les années 70. Totalement athée, il est confronté à la conversion soudaine de son épouse au christianisme. Il ne peut pas le supporter et il décide de prouver que Jésus n’est pas ressuscité, parce qu’il comprend que si Jésus n’est pas ressuscité, tout le christianisme s’effondre. Et il a raison, l’apôtre Paul l’avait dit avant lui (1 Corinthiens 15.14) !

C’est pour cela que les apôtres ne cherchaient pas à prouver que Jésus est Dieu ou qu’il a fait des miracles, non ils annonçaient la résurrection et cela suffisait à prouver tout le reste, qu’il est Dieu et qu’il a vaincu la mort. Vous comprenez l’importance de répondre à cette question qui n’est pas une question métaphysique mais une question historique. Si Christ est ressuscité, il est ressuscité le dimanche de Pâques, probablement le 9 avril 30, et ça change tout. Si Christ n’est pas ressuscité, on n'a plus qu’à fermer l’église et à repartir chacun chez soi.

Après le passage qui nous occupe aujourd’hui, Luc raconte que Jésus est apparu corporellement à deux disciples sur la route d’Emmaüs, puis aux 11. Lisons Luc 24.35-43 :

Ils [les disciples d’Emmaüs] racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment ils l'avaient reconnu au moment où il rompit le pain. Tandis qu'ils parlaient de la sorte, lui-même se présenta au milieu d'eux, et leur dit: La paix soit avec vous! Saisis de frayeur et d'épouvante, ils croyaient voir un esprit. Mais il leur dit: Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s'élèvent-elles dans vos cœurs? Voyez mes mains et mes pieds, c'est bien moi ; touchez-moi et voyez: un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Comme, dans leur joie, ils ne croyaient point encore, et qu'ils étaient dans l'étonnement, il leur dit: Avez-vous ici quelque chose à manger? Ils lui présentèrent du poisson rôti et un rayon de miel. Il en prit, et il mangea devant eux.

Jésus l’avait annoncé et les anges avaient confirmé aux femmes que Jésus était vivant, qu’il était ressuscité. Mais ce qui va convaincre les disciples, c’est lorsque Jésus va apparaître au milieu d’eux et qu’il va manger avec eux. Même au milieu d’eux ils croyaient voir un esprit. Si on recoupe tous les récits bibliques, évangiles, actes des apôtres et épîtres, Jésus est apparu au moins 10 fois après l’épisode du tombeau vide. Il est même apparu à plus de 500 frères selon 1 Corinthiens 15.6.

Selon les historiens il existe 5 critères qui permettent de déterminer si un évènement est prouvé ou pas. Il faut :

- des sources multiples et indépendantes (au moins 2) qui parlent de cet évènement.

- disposer de témoignages oculaires (qui ont plus de valeur qu’un témoignage de seconde main).

- disposer de témoignages précoces.

- avoir des déclarations embarrassantes.

- avoir une attestation par un témoin hostile : c’est l’un des arguments les plus forts car seul un événement exceptionnel (comme voir Jésus ressuscité) peut faire changer d’avis un témoin hostile !

Tous ces critères sont réunis pour la résurrection :

- Nous avons des sources multiples :  4 évangiles qui présentent des perspectives différentes. Nous avons le récit des femmes, et nous avons le récit de Paul qui est une source indépendante des autres et qui affirme que Jésus lui est apparu sur le chemin de Damas. 1 Corinthiens 15. 8-9 :

« Après eux tous, il m’est aussi apparu à moi, comme à l’avorton ; car je suis le moindre des apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’Église de Dieu. »

Nous avons aussi Flavius Josèphe, l’historien juif du Ie siècle qui parle de la résurrection dans le Testimonium flavianum.

- Plusieurs sont des témoignages oculaires, des gens qui ont vu le Christ ressuscité et qui en témoignent. C’est le cas de Pierre, de Jean, de Matthieu.

- Ce sont des témoignages précoces : Les évangiles ont été écrits entre 30 et 60 ans après les événements, ce qui est très rapide. C’est le temps qui nous sépare de mai 1968. Nous pouvons encore aujourd’hui interroger les leaders de ce mouvement de mai 1968 et ils peuvent témoigner.

- Les témoignages contiennent des éléments embarrassants, comme celui des femmes, ou comme celui de Thomas qui ne voulait pas croire alors que les 10 autres lui affirmaient qu’ils avaient vu Jésus ressuscité (Jean 20.24-29).

- Et l’élément le plus intéressant peut-être, c’est l’attestation par un témoin hostile. Nous avons le cas de Paul, dont l’existence est reconnue par les historiens. Il était un Pharisien tueur de chrétiens. Il a vu Christ ressuscité, et il est devenu un apôtre. Vous pouvez relire Galates 1. Il n’a pas rencontré les autres apôtres, il a vu Christ sur le chemin de Damas, il a reçu l’Évangile par révélation, il a commencé à le prêcher. Il n’a rencontré l’apôtre Pierre que plusieurs années après. Paul avait tout intérêt à étouffer le christianisme, mais il a été convaincu de la résurrection sans même avoir rencontré les témoins oculaires, et seulement parce que Christ lui est apparu !

« Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus-Christ, notre Seigneur ? » (1 Corinthiens 9.1)

On pourrait aussi citer Jacques, le frère de Jésus, qui était hostile à Jésus. Il ne croyait pas en en lui jusqu’à ce que Jésus lui apparaisse ressuscité, et il est devenu le pilier de l’église de Jérusalem (Actes 15.13).

Nous avons des preuves historiques pour affirmer que Jésus est ressuscité. Mais les historiens ne sont pas tous d’accord. J’avais assisté à un topo sur la résurrection lorsque j’étais à Grenoble, c’était Philippe Monnery qui l’avait présenté, et il présentait les 12 faits attestés autour de l’épisode de la résurrection (même s’il existe toujours des contradicteurs sur certains).

Nous avons déjà évoqué plusieurs de ces faits :

1- Jésus est mort par crucifixion.

2- Jésus a été enseveli.  Nous avons des documents non bibliques qui prétendent que le corps a été volé. S’il a été volé, c’est qu’il a bien été enseveli.

3- Sa mort a créé l’abattement des disciples. Ils se cachaient et étaient complètement confus.

4- Le tombeau était vide : Si des documents extra bibliques prétendent que les disciples ont volé le corps, c’est que le tombeau était vide.

5- Nous avons le témoignage des femmes qui ont vu le tombeau vide.

6- L’expérience des disciples qui sont persuadés que le Christ est ressuscité, et qui sont pour la plupart morts en martyrs tellement ils étaient persuadés de ce qu’ils avançaient.

7- L’église primitive a proclamé la résurrection dès ses débuts (dans les credos par exemple)

8- La résurrection a été proclamée à Jérusalem là où les faits se sont produits.

9- Le résultat de la proclamation a été la naissance de l’église qui est un bouleversement dans le monde, et qui dure encore aujourd’hui.

10- Le dimanche est devenu le jour du culte chrétien parce que c’est le jour de la résurrection. Sans la résurrection, les Juifs messianiques n’auraient pas touché au shabbat du samedi.

11- Jacques s’est converti et son martyre est attesté.

12- Paul est passé de persécuteur de l’église à défenseur de la résurrection.

Et pour expliquer ces 12 faits, il n’y a que 6 théories possibles (et il va falloir choisir) :

1/ Le mauvais tombeau. Mais le tombeau était connu, c’était celui de Joseph. Et puis finalement le tombeau vide n’a pas suffi à convaincre les premiers témoins. Il leur a fallu plus que ça pour croire à la résurrection.

2/ Le malaise de Jésus : la théorie que Jésus n’était pas mort. Mais nous avons déjà vu que cela était impossible. Si Jésus n’était pas mort et qu’il avait pu sortir du tombeau, il aurait été dans un triste état, et nous n’aurions pas des récits d’apparition glorieuse comme nous en trouvons dans les évangiles.

3/ La légende. Cette théorie affirme que les témoignages sont des récits poétiques, imagés, comme des rêves. Le théologien Godet qui cite ceux qui croient à la légende explique qu’« Une sorte de fièvre s’empara de la petite troupe des fidèles, l’un communiquant à l’autre ses rêveries. Tous ensemble entrèrent ainsi dans un état d’extase permanente, à tel point qu’au bout de quelques semaines plus de cinq cents personnes à la fois s’imaginèrent avoir vu apparaître le Seigneur glorifié. »

Mais ça ne tient pas, car les apôtres expliquent clairement qu’ils ne croyaient pas, même en voyant Jésus ressuscité, et il a fallu qu’il mange avec eux, ou que Thomas le touche pour y croire. Et cette théorie n’explique pas pourquoi les apôtres ont été prêts à mourir pour quelque chose qu’ils savaient être une apparition floue ou rêvée. Et ça n’explique pas la conversion des témoins hostiles.

4/ La fraude ou l’invention volontaire. Les autorités juives ont dès le début annoncé que les disciples avaient volé le corps. Mais le tombeau était gardé et cette théorie n’explique pas que les disciples soient passés d’un état de trouillards avancé à celui de témoins zélés, prêts à mourir. On ne meurt pas pour quelque chose que l’on sait être faux. Et puis l’hypothèse de la fraude n’explique pas la conversion des témoins hostiles comme Paul et Jacques, donc ça ne tient pas. Et si c’était une imposture dont Jésus aurait été complice, souvenez-vous que Jésus se réjouissait de la vérité et n’aurait pas laissé ses disciples affirmer qu’il était ressuscité si ça n’avait pas été le cas.

5/ L’illusion ou l’hallucination collective. Il existe dans l’histoire des cas de délire collectif dans des sectes où tous attendent un événement farfelu ou se suicident. À la rigueur on pourrait imputer le délire aux adeptes de Jésus, à ses disciples, mais ça n’explique pas le cas de Paul qui était dans le camp des ennemis.

Et puis une hallucination collective ça ne tient pas. Une hallucination est toujours subjective et individuelle. Si je vous distribuais à tous des champignons hallucinogènes, vous auriez tous des hallucinations différentes. Certains verraient des éléphants roses. Alex verrait le sommet de l’Everest qu’il est en train d’atteindre. Jonah verrait les rockeurs de Metallica en train de donner un concert privé dans son salon. Tout le monde aurait une hallucination, mais dont l’objet serait pour chacun différent. Or dans le cas de la résurrection, tous les témoins affirment la même chose. Pour que tant de personnes voient la même chose (500 personnes en même temps selon 1 Corinthiens 15), la seule explication possible c’est qu’ils ont bien vu la même chose. C’est la seule explication rationnelle.

La 6e et dernière théorie :

6/ La résurrection a bien eu lieu. C’est la seule théorie qui permet d’expliquer les 12 faits que je vous ai cités. C’est la seule explication rationnelle. Et puis comme l’avait dit Jésus et comme l’ont rappelé les anges devant le tombeau, il fallait que « le Fils de l'homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu'il soit crucifié, et qu'il ressuscite le troisième jour » (v.7). C’est le seul moyen que Dieu avait pour vaincre la mort et nous libérer de la condamnation du péché. Jésus devait mourir sur la croix en portant nos péchés et ressusciter 3 jours plus tard en vainqueur de la mort. Et puis personne à l’époque ne pouvait croire à la résurrection sans avoir vu Jésus ressuscité. Pierre était étonné en voyant le tombeau vide, il a fallu qu’il voie Jésus ressuscité pour croire.

Dans le film La résurrection du Christ sorti en 2016, un tribun militaire romain qui a assisté à la crucifixion, enquête sur la disparition du corps de Jésus, jusqu’à ce qu’il rencontre Jésus ressuscité. Et voilà ce qu’il dit : « J’ai vu deux choses irréconciliables, j’ai vu un homme assurément mort et le même homme est à nouveau vivant. ». La seule explication possible, c’est qu’il est ressuscité.

Aujourd’hui encore Jésus est vivant. Il est vivant aux siècles des siècles. Nous n’avons pas besoin de voir Jésus ressuscité pour y croire, nous avons des preuves suffisantes. Jésus a dit à Thomas qui doutait, en Jean 20.29 : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! »

Je vous parlais du journaliste Lee Strobel qui voulait prouver que la résurrection n’avait pas eu lieu. Il a enquêté sur les preuves, et vous savez ce que ça a donné ? Il est devenu pasteur ! Il a dû plier le genou devant la vérité. À un moment donné dans le film, quelqu’un lui pose cette question : « Assez de preuves seront-elles assez de preuves ? ». On peut toujours demander des preuves supplémentaires, mais à un moment donné il faut plier le genou, et ça c’est une question d’humilité et de disposition du cœur.

Tout le monde devra reconnaître un jour ou l’autre que Christ est ressuscité. Si vous ne le reconnaissez pas sur cette terre vous devrez le reconnaître au ciel, mais ce sera trop tard pour placer votre confiance en Dieu.

Conclusion

Quoiqu’il en soit, nous arrivons au terme de notre enquête et de mes réquisitions en tant qu’avocat général. J’espère que vous avez écouté attentivement cette présentation car vous allez devoir maintenant vous prononcer sur l’énigme du tombeau vide. Nous avons accumulé les preuves et je vous les ai exposées, mais je vous rappelle que vous êtes vous-mêmes les jurés.

Mes chers jurés, j’espère que vous prenez conscience de la gravité de la situation. Votre verdict est capital. Si votre conclusion n’est pas que Christ est ressuscité, alors votre foi est vaine et le christianisme un mensonge. Si votre conclusion est que Christ est ressuscité alors vous devez croire en Lui et vous soumettre à Lui.

Il est temps maintenant que l’assemblée ici à Gerland rende son verdict. Christ est-il ressuscité ?

Oui Christ est ressuscité, c’est une conclusion logique et une réalité historique à laquelle nous répondons par la foi et la confiance en Dieu en tant que chrétiens.  Et ça change tout ! Si Christ est ressuscité, cela veut dire que la mort n’a plus le pouvoir qu’elle avait. Il est le premier des ressuscités, et nous le suivrons dans la gloire après notre propre résurrection. Il a inauguré un règne nouveau, une alliance nouvelle, et si vous placez votre confiance en Lui et dans sa victoire éclatante sur la mort, vous connaîtrez la vie éternelle dans sa présence. Et puisque Christ est ressuscité et que c’est un fait historique nous n’avons plus de raison de douter. Ça change tout !

Après la résurrection, 40 jours plus tard, Christ est remonté au ciel, où il siège à la droite de Dieu et il a confié à l’église (à vous et à moi) la mission de faire des disciples, de perpétuer son témoignage, et ils nous a donné son Esprit pour nous y aider.

J’espère de tout cœur que vous êtes maintenant convaincus que Christ est ressuscité, que c’est un fait historique qui change tout. C’est la bonne nouvelle de Pâques, ce n’est pas un poisson d’avril, et je vous encourage à annoncer à vos amis cette nouvelle extraordinaire qui changera leur vie : Jésus est ressuscité !

(Photo by João Silas on Unsplash)

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