Qui détient le pouvoir ?

Par Alexandre Sarranle 23 septembre 2018

Est-ce que vous avez toujours l’impression que Dieu maîtrise la situation ? Quand vous regardez les actualités, est-ce que vous vous dites spontanément : « De toute évidence, Dieu maîtrise la situation ! Une étudiante enlevée et assassinée à Strasbourg. Une année record en nombre de jours de chaleur en France. 24 morts dans un attentat à Téhéran. Plus de 170 morts dans le naufrage d’un ferry en Tanzanie. 1 million de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en France. Pollution et dérèglement climatique : les tortues en voie d’extinction. Clairement, Dieu maîtrise la situation ! ».

Et dans votre vie personnelle ? « J’ai échoué à mon concours et je ne sais pas ce que je vais faire l’année prochaine. Mon patron ne veut pas renouveler mon CDD et je ne trouve pas d’autre travail. J’ai cette maladie chronique et les médecins n’arrivent pas à me guérir. Depuis que mes copains savent que je suis chrétien, ils ont pris leurs distances avec moi. Je suis abattu et découragé dans ma foi, et Dieu ne répond pas à mes prières. Mon conjoint, ou mon enfant, a rejeté la foi et ne veut plus entendre parler des chrétiens. Il ne fait aucun doute que Dieu maîtrise la situation ! »

Vraiment ? En réalité, on a plus souvent l’impression que le monde, et notre vie, sont soumis à d’autres pouvoirs qu’à celui de Dieu. On peut même en venir à se demander si Dieu existe vraiment. Est-ce que ce monde est finalement livré à lui-même ? Est-ce que ma vie suit une trajectoire aveugle et aléatoire ? Est-ce que Dieu, s’il existe, est en concurrence avec d’autres forces spirituelles, ou naturelles, ou culturelles, ou politiques, ou philosophiques, ou même économiques ; et peut-être qu’il ne gagne pas à tous les coups ?

Il y a à peu près 2500 ans, beaucoup d’Israélites se posaient sans doute aussi ce genre de questions. La terre promise a été envahie ; la ville de Jérusalem a été détruite ; le Temple de l’Éternel a été dévalisé et saccagé ; les Juifs par centaines de milliers ont été soit tués, soit déportés ; et dans le pays de Babylone, où les survivants vivent en exil, le pouvoir est exercé par un tyran cruel et mégalomane qui est en train d’imposer à tout le monde le culte des idoles. Euh… clairement, Dieu maîtrise la situation ! Il ne fait aucun doute, à mon avis, que de nombreux Israélites qui se trouvaient dans une telle situation de défaite et d’humiliation devaient se demander si Dieu lui-même, finalement, n’avait pas été vaincu !

Et c’est dans ce contexte que Dieu a suscité le prophète Daniel pour rappeler aux Israélites certaines réalités. Et dans le passage qu’on va regarder en particulier, Dieu veut convaincre les Israélites, qu’en effet, il maîtrise la situation. Et on va voir, nous aujourd’hui, qu’on peut en être encore plus sûr que ces Israélites qui ont vécu il y a à peu près 2500 ans. En fait, si vous êtes intéressés, Dieu vous a donné tous les éléments nécessaires pour que vous puissiez savoir pour sûr qu’il est en train d’accomplir de façon inexorable un projet bienveillant pour vous et pour le monde entier !

Le monde est instable (v. 1-13)

Il y a trois parties dans ce texte. Dans la première, l’auteur veut nous illustrer l’instabilité du monde. Cette première partie est là pour nous dire : « Oui, effectivement, votre vie semble être soumise à des pouvoirs capricieux. » Ce qui se passe est pratiquement caricatural. Le roi Neboukadnetsar fait un rêve qui le trouble profondément, mais il n’arrive pas à s’en souvenir (vous savez comment ça se passe, parfois : on sait qu’on a rêvé, mais impossible de se rappeler le rêve). Alors il exige que ses magiciens lui fassent connaître le rêve et son explication, sous peine « de les mettre en pièces et de réduire leurs maisons en un tas d’immondices » (v. 5). Voilà qui est tout-à-fait raisonnable ! Les magiciens essaient de négocier, mais le roi se vexe, et décide de faire exécuter « tous les sages de Babylone ». Manifestement, ce roi est quelqu’un de calme et de réfléchi à qui on confierait naturellement les codes nucléaires. Quand on arrive au v. 13, on a donc un gros problème : même Daniel et ses compagnons, qui font partie des « sages » de Babylone, vont être mis à mort.

Un rêve, un roi capricieux, et une sentence de mort. Ou comment une situation peut dégénérer très rapidement. Voilà le monde instable dans lequel vit Daniel, et dans lequel vivent les Juifs en exil à Babylone. Et c’est aussi le monde dans lequel nous vivons. Notre vie semble être soumise à des pouvoirs capricieux, que ce soit le pouvoir politique qui nous gouverne, ou le pouvoir de notre entourage familial ou professionnel, ou même le pouvoir du hasard.

Dans le film de 1946, La vie est belle, tout va bien pour le héros, George, jusqu’au jour où son oncle Billy ne sait plus ce qu’il a fait d’une somme d’argent liquide que George lui avait confiée. Et la vie de George bascule soudainement, à cause de cette enveloppe égarée, et tout commence à s’effondrer dans sa vie jusqu’à ce qu’il s’enfonce si profondément dans le désespoir qu’il en vient à désirer la mort ! Sans aller jusque-là, on sait tous comment un simple imprévu peut entraîner des conséquences terribles dans la vie.

Vous avez déposé toutes vos courses sur le tapis de la caisse et vous vous rendez compte que vous avez oublié votre portefeuille chez vous. Vous avez un vol à 6h du matin, mais à 11h du soir la veille, vous n’arrivez pas à retrouver votre passeport. Vous avez une réunion importante au travail, mais cinq minutes avant, l’école vous appelle pour vous dire que votre enfant s’est blessé dans la cour. Vous avez investi dans l’achat d’une maison, mais vous perdez votre emploi. Vous êtes en train d’élever trois jeunes enfants et vous apprenez que votre conjoint veut divorcer. Vous rentrez de vacances et vous découvrez qu’on a cambriolé votre appartement. Un accident de voiture en rentrant de vacances, une agression dans la rue, un ami qui vous trahit, un virus dans l’ordinateur, un attentat terroriste, etc. !

L’auteur de ce texte veut donc, dans un premier temps, nous illustrer l’instabilité du monde. La vie des Israélites à Babylone semble être soumise à des pouvoirs capricieux. La nôtre aussi. On n’a pas l’impression que Dieu maîtrise la situation. On a plutôt l’impression de vivre dans un monde où « le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut provoquer une tornade au Texas ». Ou pour citer Blaise Pascal, un monde où « le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé ». Voilà le problème. Dieu a-t-il vraiment le pouvoir ? Ou bien y a-t-il d’autres forces qui arrivent à prendre le dessus sur Dieu ? Dieu (s’il existe !) se laisse-t-il dépasser par ces pouvoirs capricieux qui s’exercent dans le monde et dans notre vie ?

L’Éternel est souverain (v. 14-30)

Eh bien la suite du texte, évidemment, est là pour répondre à cette question. Et dans un deuxième temps, l’auteur veut magnifier la suprématie de Dieu, en réponse à cette situation catastrophique qu’il vient de décrire. Que se passe-t-il ? Daniel apprend la décision du roi, et il organise une réunion de prière avec ses amis. Dans la nuit qui suit, Dieu fait connaître à Daniel le rêve de Neboukadnetsar et sa signification. Et Daniel, par conséquent, va se présenter au roi pour exaucer sa demande.

Ce qu’il faut remarquer, ici, c’est que le texte pour l’instant, et pendant 17 versets, ne nous dit rien sur la nature du rêve et sa signification. C’est pourtant ça qu’on attend, dans l’histoire ! Mais avant d’y venir, le texte veut attirer notre attention sur autre chose. Il veut attirer notre attention sur le « Dieu des cieux », que Daniel a invoqué dans la prière. D’abord dans une parole de louange, puis dans son préambule devant le roi, Daniel magnifie la suprématie ou la souveraineté de l’Éternel, le Dieu d’Israël. Il est celui « qui renverse les rois et qui établit les rois » (v. 21). Il est celui « qui révèle ce qui est profond et caché, qui connaît ce qui est dans les ténèbres » (v. 22). Et Daniel ne veut surtout pas qu’on croie que c’est lui-même qui serait particulièrement intelligent et perspicace. C’est plutôt, ô roi Neboukadnetsar, qu’il « y a dans les cieux un Dieu qui révèle les mystères ».

Ce qui se passe dans le texte, ici, c’est un peu comme quand on assiste à un spectacle—disons un spectacle de cirque par exemple—et qu’au moment où le clou du spectacle va arriver, le présentateur prend le micro et proclame avec enthousiasme et moultes louanges les qualités extraordinaires de l’artiste qui est sur le point de faire son entrée sur la scène et qui va réaliser son numéro tant attendu.

Et le texte fait la même chose avec Dieu. On a été placé dans l’attente de savoir ce que c’est que ce rêve qui a tant troublé le roi, et Dieu fait son entrée dans l’histoire, mais avant qu’on en découvre le dénouement, le texte insiste sur les attributs de ce « Dieu des cieux », qui est le Dieu des pères de Daniel (v. 23), le Dieu des Israélites, c’est-à-dire l’Éternel, le Dieu de l’alliance, le Dieu de l’Ancien Testament, le seul vrai Dieu, celui qui est au-dessus de tous les autres dieux prétendus, y compris ceux de Babylone, du roi Neboukadnetsar et de tous ses magiciens.

Le texte est en train de rappeler aux Israélites (et à nous aussi par la même occasion) comment est Dieu. Le texte souligne certains attributs de Dieu. Ce n’est rien de nouveau ! C’est un rappel théologique de base. C’est ce qu’on apprend en première année de licence en théologie à la Fac Jean Calvin. Mais c’est la première réponse du texte au problème qui a été soulevé juste avant, à savoir le problème d’un monde hostile où on a l’impression que notre vie est soumise à des pouvoirs capricieux ! La réponse se trouve d’abord dans une conviction théologique, c’est-à-dire une conviction qui concerne l’existence de Dieu et qui il est. Le texte nous dit qu’il existe. Qu’il est sage, qu’il est tout-puissant (v. 21). Qu’il est omniscient, c’est-à-dire qu’il sait tout (v. 22). Qu’il est disposé à nous instruire, qu’il est fidèle, qu’il est impliqué dans les affaires de ce monde (v. 21-23). Qu’il est catégoriquement supérieur à tout ce qui existe et qui n’est pas lui (v. 10-11, 27).

Alors vous êtes dépassé par les circonstances de votre vie ? Inquiété par l’actualité ? Vous vous demandez si Dieu a perdu le contrôle face à des pouvoirs concurrents et capricieux ? Voici le premier médicament que vous pouvez vous administrer : rappelez-vous qui est Dieu. Si Dieu existe, ce ne sont pas les circonstances passagères de ce monde et de votre vie qui vont changer quoi que ce soit à ses attributs ! Ce n’est pas votre perception du réel qui doit définir qui est Dieu ; c’est qui est Dieu qui doit définir votre perception du réel !

Prenez le temps de réfléchir à qui est Dieu. « Dieu est Esprit, infini, éternel et immuable dans son être, sa sagesse, sa puissance, sa sainteté, sa justice, sa bonté et sa vérité » (Petit Catéchisme de Westminster, question n°4). Découvrez qui est Dieu dans la Bible, par laquelle il se fait connaître à nous, comme il s’est fait connaître à Daniel et aux Israélites par les écrits de Moïse et des prophètes qui sont venus avant lui. Je peux aussi vous conseiller un excellent livre intitulé « Connaître Dieu », écrit par le théologien James Packer. Vers le début du livre, il écrit :

« [Pouvons-nous dire] que parce que nous connaissons Dieu, toutes les choses pénibles que nous avons vécues, et toutes les choses agréables qui nous ont été refusées, n’ont jamais eu, pour nous chrétiens, la moindre importance ? Si réellement nous connaissions Dieu, c’est ce que nous dirions. » (éd. Excelsis, p. 25).

L’histoire est écrite (v. 31-49)

Mais après avoir soulevé le problème de l’instabilité du monde dans un premier temps, puis rappelé dans un deuxième temps les attributs de Dieu comme réponse initiale à ce problème, troisièmement maintenant, le texte va nous rapporter le contenu et la signification du rêve de Neboukadnetsar. Ce n’est pas compliqué : il a rêvé d’une statue constituée de cinq matériaux différents répartis de la tête aux pieds en ordre de valeur décroissant. Ces différentes parties du corps représentent quatre royaumes qui vont se succéder, à compter du royaume de Neboukadnetsar qui est représenté par le haut de la statue.

Or à l’époque du quatrième royaume, Dieu suscitera un autre royaume, cette fois suprême et indestructible, qui va triompher de tous les autres royaumes. Ce royaume-là est représenté par la pierre qui se détache de la montagne et qui réduit en miettes la statue. Ce rêve de Neboukadnetsar est donc une prédiction qui concerne l’avenir, de son point de vue. Le roi est évidemment très impressionné ; et autant il était dans une colère noire au début de l’histoire, maintenant il est extatique (v. 46-49). Un homme calme et réfléchi comme on le disait tout-à-l’heure !

Mais qu’est-ce que les Israélites étaient censés comprendre quand on leur a raconté cette histoire il y a à peu près 2500 ans, quand ils étaient en exil à Babylone ? Ils étaient censés voir dans cette histoire l’illustration et la confirmation de la souveraineté absolue de Dieu et de sa fidélité à ses promesses. Dieu continue d’être Dieu même à Babylone (puisqu’il est présent et actif). Dieu annonce d’avance ce que lui, a décidé qu’il se passerait dans l’histoire (« le Dieu des cieux suscitera un royaume… », v. 44). Et en plus, Dieu révèle ces choses à la personne sur terre la plus puissante de l’époque (ce qui est une façon de manifester le fait que cet homme, Neboukadnetsar, est lui-même subordonné à Dieu).

Les Israélites, donc, étaient censés se dire : « OK. On vit dans des conditions difficiles. On a l’impression que les projets de Dieu ont échoué. Il ne reste pratiquement rien de Jérusalem, du Temple, et de notre religion. Nous avons été dépossédés de la terre promise et assujettis à une puissance radicalement païenne et idolâtre. Mais on voit, clairement, que Dieu maîtrise quand même la situation. L’Éternel est au-dessus de tous les rois et de tous les pouvoirs. Neboukadnetsar est capricieux, mais l’Éternel a écrit l’histoire, et il est en train d’accomplir son projet. Ce projet dont il nous avait parlé par Moïse et par les prophètes. Ce projet qui concerne la guérison du monde par la personne et l’œuvre du messie, qui établira son royaume éternel. »

Est-ce que nous pensons souvent à l’histoire de notre monde comme à un livre dont l’auteur est Dieu, « infini, éternel, et immuable […] dans sa sagesse… » ? Est-ce que nous pensons à notre propre vie comme à un chapitre, ou peut-être un paragraphe, de ce livre, écrit de la main de Dieu tout-puissant ?

Certains de mes enfants sont actuellement dans une phase où ils lisent des « livres dont vous êtes le héros ». Je me souviens d’en avoir lu beaucoup moi-même. En réalité, on n’est pas vraiment le héros du livre, parce qu’on ne peut pas faire tout ce qu’on veut. À la fin de chaque petit chapitre, on a des choix limités. Et il y a bien une histoire que l’auteur a imaginée, avec un début, un milieu et une fin. Et quand on est bloqué et qu’on ne sait pas quelle décision il faut prendre pour pouvoir continuer l’aventure sans mourir, on peut toujours jeter un petit coup d’œil à la suite de l’histoire, pour voir ce que l’auteur du livre a prévu et prendre une décision en conséquence.

C’est un peu de la triche, mais dans notre texte, ici, ce n’est pas du tout de la triche. Dieu lui-même permet aux Israélites de jeter un coup d’œil sur la suite de l’histoire pour qu’ils puissent faire des choix en conséquence. Le choix d’être patient dans l’affliction. Le choix de persévérer malgré les épreuves. Le choix de demeurer fidèle à l’Éternel malgré l’hostilité du monde qui les entoure. Le choix de continuer de chercher Dieu dans la prière et dans l’étude de ses oracles, malgré les obstacles politiques et culturels.

Et nous aujourd’hui, nous sommes encore mieux placés que ces Israélites pour le faire. Pourquoi ? Parce que nous pouvons regarder en arrière, et constater que Dieu a tenu toutes ses promesses. L’empire babylonien a été suivi du royaume des Mèdes et des Perses (cf. 5.28) ; lui-même a été renversé par l’empire Grec, et les Grecs ont été conquis par les Romains.

Et que s’est-il passé à l’époque de l’empire romain ? Une pierre s’est détachée de la montagne « sans le secours d’aucune main » (v. 45). Le Christ est né d’une vierge. Il a vécu une vie parfaite dans l’humilité et l’obéissance à Dieu. Et bien qu’il était parfait et sans péché, il a accepté de donner sa vie en rançon pour délivrer les coupables. Il est mort dans l’agonie, sur la croix, prenant sur lui la peine des péchés de tous les croyants de toute l’histoire—pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui reçoivent le pardon de Dieu et soient réconciliés avec lui pour toujours.

Mais qu’est-ce qui s’est passé ensuite ? Jésus a été enseveli… mais le troisième jour, il est ressuscité des morts ! Il a triomphé de tout pouvoir et de tout royaume : il a triomphé du mal, il a triomphé du diable, il a triomphé de la mort… et s’il a triomphé de ces choses, a fortiori il a triomphé de tout le reste : de l’empire romain, de l’empire grec, de l’empire médo-perse, de l’empire babylonien, de l’empire français, de l’empire de l’humanisme athée, de l’empire de la finance, de l’empire de l’islam, de l’empire de l’alcoolisme, de l’empire de la pornographie, de l’empire de la dépression, de l’empire de la pollution, de l’empire d’Alzheimer, de l’empire du cancer, bref, il a triomphé de tous les pouvoirs qui s’élèvent contre Dieu et contre son projet bienveillant.

C’est pourquoi la Bible dit que Dieu a « souverainement élevé [Jésus] et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom » (Ph 2.9). Ou encore que Dieu a « mis toutes choses sous ses pieds. En lui soumettant ainsi toutes choses, Dieu n’a rien laissé qui reste insoumis » (Hé 2.8). Le royaume inébranlable du messie a été établi, et il déploie aujourd’hui son règne spirituel dans le monde, par la prédication de l’Évangile, comme il l’a dit lui-même à ses disciples après sa résurrection :

« Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples... » (Mt 28.18-19)

Alors le monde, et notre vie, nous paraissent instables… mais de toute évidence, Dieu maîtrise la situation. Il a tenu toutes ses promesses. Et il nous permet, à nous aussi, de jeter un coup d’œil sur la suite de l’histoire, où l’on voit que le messie triomphant va revenir sur la terre, pour parachever le projet de Dieu. Et si nous sommes croyants, nous règnerons pour toujours avec lui. Notre vie semble être suspendue à des pouvoirs capricieux… mais en réalité, Dieu nous a donné tous les éléments nécessaires pour que nous puissions savoir pour sûr qu’il est bel et bien en train d’accomplir de façon inexorable son projet bienveillant pour nous et pour le monde entier. Et c’est ça qui va produire en nous la patience et la persévérance dans les épreuves, et même la joie !

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