Prenez courage !

Par Alexandre Sarranle 4 novembre 2018

Notre vie est ponctuée d’épreuves. Plus vous êtes âgé, et plus vous le savez, n’est-ce pas ? Les tensions familiales et les querelles, les difficultés financières et matérielles, la maladie, les accidents, le handicap, l’échec scolaire ou professionnel, les trahisons dans nos relations, l’épuisement, la solitude, le deuil, les déceptions et les désillusions… Faites votre choix !

Même aujourd’hui, vous êtes venu au culte, et vous êtes vraisemblablement venu avec des souffrances, avec des plaies ouvertes—peut-être qu’elles sont dissimulées sous vos vêtements, peut-être que vous êtes le seul à savoir qu’elles sont là, mais elles sont bien là.

La question que je veux soulever, c’est la suivante : quel effet nos épreuves ont-elles sur nous ? Le philosophe Nietzsche a eu cette phrase célèbre : « Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort. » Est-ce que c’est vrai ? Ça n’a pas bien marché pour Nietzsche qui a vécu les dix dernières années de sa vie dans la folie. Et pour vous ?

Chez moi en tout cas, les épreuves que je traverse n’ont pas tendance à me rendre plus fort, mais plutôt à nourrir en moi la frustration, le découragement, le doute, parfois le ressentiment et l’amertume ; parfois même, les épreuves m’attirent vers la compromission et l’infidélité à Dieu. Tout ce qui ne me tue pas… a plutôt tendance à me démoraliser et à m’affaiblir en réalité !

Mais Dieu ne veut pas qu’il en soit ainsi, et c’est une des raisons pour lesquelles il nous a donné le texte qu’on va lire dans un instant. C’est un passage de la Bible vraiment curieux, vous allez le voir ; un passage où Dieu communique à son peuple, à travers le prophète Daniel, des révélations qui concernent l’avenir. (Ce texte est vieux d’à peu près 2500 ans, ce qui veut dire, forcément, que l’avenir il y a 2500 ans, ça désigne peut-être le passé pour nous. On verra !)

En tout cas, à travers ce texte, Dieu veut aider son peuple à ne pas se laisser abattre par les épreuves qu’il traverse. Et la façon dont il veut les encourager, c’est en leur faisant comprendre qu’il a fixé un moment où les croyants sortiront vainqueurs de toutes leurs épreuves.

C’est un peu comme si vous étiez gravement malade, depuis longtemps, et que votre médecin vous dise : « Mon ami, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise, c’est que vos souffrances vont augmenter pendant quelque temps. La bonne, c’est qu’après ça, vous allez être définitivement guéri. » C’est à peu près ce que Dieu dit à son peuple dans le texte qu’on va lire. Et c’est cette réalité qui est censée nourrir et consolider leur espérance, et la nôtre si nous sommes croyants, et nous rendre plus résistants face aux difficultés. Ça vous dit ?

Un monde qui fait mal

Ce passage veut nous faire comprendre, tout d’abord, que nous vivons dans un monde qui fait mal. Peut-être que je n’ai pas besoin de vous en convaincre. Mais Dieu veut qu’on ait la bonne perception de cette réalité.

Dans le rêve de Daniel, il y a d’abord ces quatre énormes monstres qui sortent de la mer. L’ange explique à Daniel que ce sont quatre royaumes qui vont être établis sur la terre. Il y a une corrélation ici avec le premier rêve de Neboukadnetsar (ch. 2), celui de la statue qui avait quatre parties représentant quatre royaumes (on y reviendra). Dans le rêve de Daniel, ce sont des monstres hideux et violents, et ils sortent de la mer qui est agitée par « les quatre vents du ciel » (v. 2-3).

Bien qu’ils sortent « de la mer » dans le rêve (v. 3), ces royaumes s’élèveront « de la terre » en réalité, d’après l’explication de l’ange (v. 17). C’est parce que la mer, dans la mentalité des Hébreux, c’est la demeure du mal. Ce n’est pas la mer des lagons turquoises de l’Île Maurice ; c’est plutôt un abîme ténébreux et sans fond en proie aux tempêtes et aux tourbillons. C’est un lieu très hostile à l’homme.

Je vous rappelle que le texte s’adresse en premier lieu à des Israélites qui vivent en captivité dans un pays ennemi ; et donc le texte leur fait comprendre que l’oppression qu’ils subissent (et qu’ils vont encore subir pendant un certain temps) a son origine « dans la mer », même si le royaume qui les opprime est « sur la terre ». Pour le dire autrement : cette oppression n’est pas simplement une oppression politique, c’est un combat spirituel. Les Israélites vivent dans un monde spirituellement troublé, où des puissances se lèvent pour faire la guerre à Dieu. C’est un terrain de guerre.

Je pense qu’on peut comprendre sans trop de difficulté la différence qu’il peut y avoir entre vivre dans un pays en paix et vivre dans un pays en guerre. Et encore plus si on doit se trouver sur le champ de bataille ! Ce serait un lieu dangereux, un lieu abîmé et accidenté, un lieu agité et bruyant. Dans ses mémoires, Charlotte raconte ce qui lui est arrivée le 26 mai 1944, pas très loin d’ici :

« Je suis sortie de l’abri, j’étais sur le quai, lorsqu’au bout de quelques secondes, j’entends un fracas de tonnerre. En me retournant, je vois le Pont de chemin de fer de Perrache voler en éclats, un chapelet de bombes déferlait en biais sur le quartier. Impossible de retourner dans la tranchée, il y avait partout une pluie de pierres, briques, béton, etc. Je me suis vite mise au sol, à plat ventre, le bébé sous la poitrine, mes deux mains sur la tête, et j’essayais d’avancer sur les coudes, du côté Université. Le petit avait les bras autour de mon cou, il avait peur et me serrait très fort. »

Voilà à quoi peut ressembler un terrain de guerre. Mais telle est la condition spirituelle du monde dans lequel on vit, en fait ! C’est le monde de Dieu, un monde qui avait été créé « très bon » à l’origine (Gn 1.31), mais qui est déchu en raison de l’apparition du mal et à cause de la révolte originelle de l’être humain. Depuis ce jour, nous vivons dans un monde en conflit.

Et dans notre texte, Dieu veut qu’on comprenne cette réalité, qui est illustrée par la « grande mer », agitée par « les quatre vents », qui produit des monstres. Cette « mer » existe encore aujourd’hui, puisque le Nouveau Testament nous dit qu’elle ne disparaîtra définitivement qu’au jugement dernier (voir Ap 21.1).

C’est la raison pour laquelle on souffre dans la vie, et de toutes sortes de manières différentes. C’est la raison pour laquelle des « monstres » continuent de surgir dans l’histoire du monde, et dans notre histoire personnelle. L’inquisition catholique romaine au Moyen-Âge, par exemple, ou plus récemment le régime nazi, la dictature stalinienne, ou le totalitarisme islamique. Mais aussi mon cancer, le décès de mon bébé, l’infidélité de mon conjoint, mon licenciement, ma dépression…

Nous vivons dans un monde qui fait mal, parce que ce monde est un champ de bataille spirituel. En même temps, certaines choses ont changé radicalement depuis l’époque de Daniel—c’est ce qu’on verra dans un instant.

Un Maître qui gouverne

En attendant, ce passage veut nous faire comprendre dans un deuxième temps que ce monde qui fait mal est subordonné à un Maître qui gouverne. Dans son rêve, Daniel voit ces quatre monstres, donc, et le quatrième en particulier est terrifiant (v. 7-8). Mais ensuite, Daniel voit autre chose (v. 9-12) : un trône glorieux dans le ciel, avec Dieu assis dessus, et des myriades d’anges qui le servent.

C’est un tribunal céleste, présidé par un juge irrésistible. La séance commence et les sentences tombent : les bêtes sont dépouillées de leur puissance (bien qu’elles continuent de vivre pendant un certain temps) ; et la quatrième bête est tuée et livrée au feu. L’ange explique à Daniel que « l’Ancien des jours », c’est-à-dire Dieu, celui qui est éternel, est puissant pour « rendre justice » (v. 22) et pour exercer « le jugement » (v. 26).

Les bêtes qui sortent de la mer sont monstrueuses et terrifiantes, mais elles ne font pas le poids face à Dieu. Il y a encore là une corrélation avec le premier rêve de Neboukadnetsar, où Dieu avait montré que tous les royaumes du monde lui étaient subordonnés. Daniel avait proclamé :

« À lui appartiennent la sagesse et la force. C’est lui qui change les temps et les circonstances, qui renverse les rois et qui établit les rois. » (Dn 2.21)

Un thème qu’on retrouve comme un fil conducteur dans les chapitres suivants, non seulement sous le règne de Neboukadnetsar (ch. 2-4), mais aussi sous le règne de Belchatsar (ch. 5), et ensuite de Darius (ch. 6). L’histoire du monde, l’histoire des royaumes, la puissance de ces royaumes, les agissements des monstres qui sortent de la mer et qui surgissent sur la terre et dans notre vie, tout cela est subordonné à Dieu, le juge souverain.

Imaginez que vous soyez en train de rentrer tard chez vous le soir, et que vous vous retrouviez nez-à-nez avec un petit groupe de voyous dans une ruelle obscure, et que ces voyous s’approchent de vous avec des couteaux à la main pour vous agresser et vous dépouiller de votre argent. Ça fait peur. Mais peut-être que vous auriez moins peur si vous pouviez voir, dans le dos de ces voyous, une patrouille de policiers avec leurs matraques et leurs tasers tout prêts à intervenir pour neutraliser vos agresseurs.

C’est un peu ce qui se passe dans le texte. Il y a des monstres. Mais il y a l’Ancien des jours, au-dessus, assis sur son trône avec ses myriades d’anges. Le juge souverain prêt à intervenir.

Vous vous rappelez peut-être l’histoire du prophète Élisée qui est avec son jeune serviteur, et ils sont entourés par l’armée du roi de Syrie. Le jeune serviteur a peur, mais Élisée lui dit :

« N’aie pas peur, car ceux qui sont avec nous sont plus nombreux que ceux qui sont avec eux. » (2 R 6.16)

Et ensuite Élisée demande à Dieu d’ouvrir les yeux de son serviteur, et celui-ci découvre « la montagne pleine de chevaux et de chars de feu » (2 R 6.17). Changement de perspective !

Ou prenons encore l’exemple de Moïse. Dans le Nouveau Testament il est dit que Moïse n’a pas craint la fureur du roi, « car il tint ferme, comme voyant celui qui est invisible » (Hé 11.27).

Combien il est important pour nous d’avoir la conviction que ce monde qui fait mal est subordonné à un Maître qui gouverne ! L’histoire n’avance pas au hasard. Les puissances qui s’élèvent pour essayer de prendre le contrôle du monde, comme de notre vie, ont peut-être une allure effrayante, elles font vraiment mal, elles semblent même parfois « l’emporter » sur nous (voir v. 21) ! Mais ces puissances ne sont pas irrésistibles, elles ne sont pas souveraines. Dieu seul l’est !

Et si ces puissances hostiles se déchaînent, ce n’est que dans l’attente de leur jugement et de leur défaite totale et définitive. Dieu veut encourager son peuple opprimé, ici, en lui rappelant cette réalité.

Et encore aujourd’hui : le terrorisme, ça fait peur ; la persécution, ça fait peur ; la puissance de la finance, ça fait peur ; l’idéologie matérialiste libertaire, ça fait peur ! Ma maladie, mes blessures émotionnelles ou psychologiques, mes besoins matériels, mes péchés et mes addictions, tout ça me fait peur ! Mais il y a un Maître qui gouverne dans le ciel, et qui est puissant pour exercer irrésistiblement ses jugements. Tous ces monstres hideux n’ont qu’à bien se tenir ! Ce qui nous amène au dernier point.

Un messie qui triomphe

La troisième et dernière chose que ce texte veut nous faire comprendre, c’est que si on est authentiquement croyant, on entre au bénéfice de la victoire de Dieu sur le mal. Par la foi, on peut vraiment être les bénéficiaires du triomphe de ce personnage particulier qui est appelé le messie dans la Bible, et qui est désigné dans ce passage comme « le fils d’homme » (v. 13).

En regardant le texte, on peut comprendre que Dieu veut donner aux Israélites des indications qui leur permettront de situer dans l’histoire la venue de ce messie, et donc de le reconnaître quand il viendra. Les quatre monstres représentent quatre royaumes qui vont se succéder : le royaume Babylonien, facilement reconnaissable à l’emblème du lion ailé plutôt répandu dans l’architecture et l’art de l’époque de Belchatsar.

Le deuxième royaume est celui des Mèdes et des Perses qui a conquis tout le territoire en « mangeant » les trois grands royaumes de Lydie, de Babylone et d’Égypte (cf. les trois côtes, v. 5).

Le troisième royaume est le royaume des Grecs, qui a renversé toute la région en l’espace de quelques années seulement, sous la conduite d’Alexandre le Grand, qui a conquis le royaume Médo-Perse à la vitesse d’un léopard (v. 6). Mais Alexandre est mort soudainement (à 32 ans) et ses principaux généraux se sont fait la guerre jusqu’à ce que le royaume soit divisé en quatre parties principales : la Macédoine, le Proche-Orient, l’Égypte et la Mésopotamie (cf. les quatre têtes, v. 6).

Le quatrième royaume, c’est le règne des Romains. D’abord sous la forme d’une République, c’est-à-dire avec une répartition du pouvoir entre le Sénat et le peuple (cf. les dix cornes, v. 7). Les Romains ont tout conquis autour de la Méditerranée (cf. v. 7).

Mais une petite corne va sortir du milieu des autres cornes : c’est le moment où la République se transforme en empire à travers la montée au pouvoir d’un certain Jules César, qui s’arroge les pleins pouvoirs à vie. Après son assassinat, un triumvirat est mis en place (trois cornes se partagent le pouvoir !) jusqu’à ce qu’il en émerge le premier empereur romain, Octavius, qui, le premier, prend le nom de César Auguste (l’adjectif auguste étant jusqu’alors réservé aux dieux, d’où l’arrogance, v. 8).

Mais pourquoi tout ça est important ? Parce que c’est sous le règne de ce premier empereur romain (27 av. J.-C. à 14 apr. J.-C.) qu’est né Jésus de Nazareth.

Dieu donne aux Israélites des indications qui leur permettront de situer le moment où le messie va venir. Pour les Israélites de l’époque de Daniel, ça semble être dans longtemps ! Mais Dieu veut quand même les encourager, en leur montrant qu’il a un plan souverain, et que tout va se dérouler selon son plan. Même si ces Israélites ne vont pas, de leur vivant, voir le messie et connaître la libération, au moins ils ne vont pas désespérer, à condition bien sûr qu’ils croient aux promesses de Dieu.

Lorsque l’Europe a été libérée de l’oppression nazie, il y a eu un moment dans la guerre où il est devenu évident que les Alliés allaient gagner. Et beaucoup de soldats alliés à ce moment-là ont dû redoubler de courage moralement. Mais beaucoup d’entre eux pourtant sont morts ensuite dans les combats, sans voir la victoire de leurs yeux.

De même dans notre texte, les Israélites pouvaient redoubler de courage sous l’oppression, même si la venue du messie semblait lointaine, et même s’ils n’allaient pas la voir de leurs yeux. Au moins ils savaient que le messie allait venir. Ils savaient même quand.

Et nous dans tout ça ? Eh bien si les Israélites savaient que le messie allait venir, et quand ; nous, nous savons qu’il est venu, et quand ! Et qu’est-ce qu’il est venu faire, d’après notre texte ? Il est venu de la part de Dieu pour combattre les monstres, pour les vaincre (v. 22), pour établir un royaume éternel auquel appartiennent les croyants (v. 18, 27), et pour recevoir « la domination, l’honneur et la royauté » pour toujours (v. 14).

Et est-ce que Jésus a fait ça, d’après la Bible ? Il me semble que oui ! Jésus est venu et il a annoncé aux gens que le temps était accompli et que le royaume de Dieu était proche (Mc 1.15). Il est allé affronter nos pires ennemis pour nous : pas juste un pouvoir politique (ce qui déjà aurait été bien), mais encore mieux que ça, « le prince de la puissance de l’air », cet esprit qui agit dans le monde pour faire la guerre à Dieu et aux croyants, ce que l’apôtre Paul appelle aussi « les principautés et les pouvoirs » (Col 2.15).

Il a affronté le diable, nos péchés, et la mort, jusque sur la croix où il s’est offert en sacrifice pour subir la peine de nos fautes à notre place, pour nous en délivrer. Sur la croix, on pourrait dire que Jésus a été « déporté » à notre place, qu’il a été jeté dans la mer et donné à manger aux monstres.

Mais au moment où il a été livré pour être crucifié, Jésus a rappelé notre texte, ici, devant les autorités juives qui l’accusaient, en leur disant qu’ils allaient voir s’accomplir l’élévation du fils de l’homme « venant sur les nuées du ciel » auprès du Tout-Puissant (Mt 26.64). Et le troisième jour, Jésus est ressuscité en vainqueur. Il est sorti du tombeau, et le sceau des Romains, qui avait été mis sur la pierre (Mt 27.66), sûrement à l’effigie de César, a été brisé.

Jésus a triomphé de tous les monstres de la mer. Il n’a pas juste gagné une bataille ; il a gagné la guerre. Et il a reçu la domination, l’honneur et la royauté (v. 14) ! Au moment de quitter ses disciples, après sa résurrection, pour monter auprès du Père, il leur a dit : « Tout pouvoir m’a été donné sur la terre et dans le ciel » (Mt 28.18). Et il est monté dans la nuée (Ac 1.9), s’approcher de l’Ancien des jours et s’asseoir à sa droite pour toujours.

Dieu a prononcé ses jugements, et le messie a gagné la guerre. Mais vous savez, quand un jugement est prononcé, tout ce qui en découle ne se passe pas immédiatement. Il y a d’abord le verdict : « Coupable ! ». Ensuite, il y a la sentence qui doit être prononcée : « Trente ans d’emprisonnement ! ». Et ensuite, il faut appliquer la peine. Le coupable est mis en prison, il purge sa peine, et enfin à la fin des trente ans, on peut dire que la justice a été rendue.

C’est un peu la même chose avec la situation de notre monde. Jésus a remporté la guerre contre tous les ennemis de Dieu et des croyants. Mais l’Empire romain a continué d’opprimer les croyants, et même très sévèrement, « pendant un temps, des temps et la moitié d’un temps » (v. 25), soit « pendant un temps, qui a semblé se prolonger, mais qui a pris fin soudainement ». Et au début du 4ème siècle, soudainement, un empereur romain du nom de Constantin change d’avis sur les chrétiens et promulgue un édit qui garantit la liberté d’exercer le culte chrétien dans tout l’Empire.

Un siècle et demi plus tard, l’Empire romain s’effondre et disparaît. Pendant ce temps, l’Évangile se propage dans le monde entier, et des hommes, des femmes et des enfants placent leur foi en Jésus et rejoignent le royaume du messie, celui qui ne disparaîtra jamais.

Et nous aujourd’hui, nous voyons bien que la vie continue d’être ponctuée d’épreuves. Parfois très douloureuses. Parfois monstrueuses. Nous vivons encore dans un monde qui fait mal. Mais il y a un Maître qui gouverne, et un messie qui a triomphé. Jésus est passé par là, la victoire a été gagnée, et Dieu est en train d’appliquer, et il va appliquer, ses jugements, jusqu’à ce que la justice soit rendue, et que la mort-même, le dernier ennemi, soit définitivement détruit (1 Co 15.24-26).

Nous pouvons tenir bon, et demeurer fermes et fidèles face aux difficultés et aux souffrances de la vie, parce que leurs jours sont comptés ! Dieu a fixé un moment où les croyants sortiront vainqueurs de toutes leurs épreuves. C’est exactement ce que Jésus a dit à ses disciples :

« Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, moi, j’ai vaincu le monde. » (Jn 16.33)

Copyright ©2018 Église Lyon Gerland.