Un peu d'espérance dans un monde de brutes

Par Alexandre Sarranle 18 novembre 2018

On vit dans un monde tumultueux. Personne n’est capable de dire pour sûr de quoi sera fait l’avenir. Est-ce que quelqu’un ici sait ce que sera la France dans dix ans ? Ou même dans un an ? Peut-être que l’économie va s’effondrer. Peut-être qu’on sera en guerre. Peut-être que la charia sera devenue la loi du pays. On ne sait pas ; en tout cas, on ne sait pas pour sûr.

Il n’y a pas si longtemps, j’assistais à la conversation de deux amis qui estimaient qu’on était à la veille d’une guerre civile. S’ils ont raison, ce serait le moment de remplir sa cave de boites de conserves et d’acheter une vache et des poules pour son jardin. On ne sait pas de quoi demain sera fait.

Même au niveau de notre vie personnelle, on ne sait pas. Peut-être qu’on va mourir dans la nuit ; peut-être qu’un proche va se faire renverser par une voiture ; peut-être qu’on va perdre son emploi ; peut-être qu’une catastrophe naturelle va détruire notre maison… On ne sait pas !

Et peut-être que ça nous inquiète de ne pas savoir. Peut-être que l’avenir nous angoisse, surtout quand on voit comment les choses semblent évoluer autour de nous. Si seulement on pouvait connaître l’avenir ! On pourrait prendre des dispositions en conséquence. On pourrait affronter ce monde tumultueux avec un peu plus d’assurance, parce qu’on saurait où on va.

Ce serait bien, non ? Eh bien c’est exactement le but du texte qu’on est sur le point de lire : nous équiper pour les vicissitudes (la succession d’événements plus ou moins difficiles) de la vie. Dans ce texte, donc, Dieu annonce l’avenir aux Israélites qui sont en train d’angoisser en voyant se déliter (s’effondrer) le monde dans lequel ils vivent. Le but de Dieu, c’est de fortifier son peuple, pour qu’ils tiennent bon malgré les grandes difficultés qu’ils vont traverser.

Et on va voir que ce texte peut nous fortifier nous aussi, si on est croyant. La leçon est tout simplement la suivante : en étant attentif à Dieu, on peut considérer l’avenir sereinement. Inversement, si vous ne considérez pas l’avenir sereinement, c’est peut-être que vous n’êtes pas assez attentif à Dieu. Ce qu’on va voir, c’est qu’on n’est pas obligé de se sentir dépassé par l’évolution inquiétante de notre vie ou de notre monde ; au contraire, par la foi en Dieu, c’est notre espérance qui dépasse toutes les tribulations possibles. Et on va voir ce que ça veut dire plus précisément dans un instant.

Mais d’abord, lisons le texte. Ça se passe en l’an 550 av. J.-C., environ, à l’époque où les Mèdes et les Perses ont commencé à attaquer et à renverser l’empire babylonien, où vivent les Israélites.

Un peuple préparé

Alors qu’est-ce qui se passe dans ce texte ? Ce qui se passe, c’est très simple. Dieu explique d’avance à son peuple ce qui va arriver dans son histoire, pour que le peuple y soit préparé, et pour qu’il sache comment réagir le moment venu.

C’est comme quand on reçoit un texto d’ERDF qui nous dit que mardi prochain, de 14h à 16h, le courant sera coupé dans la maison pour cause de travaux sur les lignes. On peut s’y préparer. Le jour venu, à 13h55, on ne démarre pas un cycle de la machine à laver, et à 14h01, une fois que le courant est coupé, on n’a pas besoin de paniquer et d’appeler un électricien en urgence. On sait ce qui se passe, et on sait qu’à 16h au plus tard, le courant sera rétabli. C’est utile d’être prévenu !

Dans le texte, c’est pareil. Dieu annonce aux Israélites ce qui va se passer, pour que le moment venu, ils soient préparés. À travers la vision que reçoit Daniel le prophète (v. 1-14), accompagnée d’une explication de texte fournie par l’ange Gabriel (v. 15-26), Dieu explique donc aux Israélites que le royaume des Mèdes et des Perses va complètement renverser l’empire babylonien (c’est le bélier à deux cornes, v. 20). Ensuite, il y aura un autre royaume provenant de la région de Yavân (c’est-à-dire la Grèce, v. 21), qui va renverser le royaume des Mèdes et des Perses. Cette conquête sera rapide et irrésistible, sous la conduite d’un roi particulièrement puissant (la grande corne entre les yeux du bouc, qui représente Alexandre le Grand, le premier roi de l’empire grec, v. 21).

Mais soudain cette corne sera brisée et remplacée par quatre autres cornes : c’est la mort soudaine et prématurée d’Alexandre le Grand à l’âge de 32 ans, et la division du royaume en quatre à la suite des guerres qui ont opposé les principaux généraux d’Alexandre (cf. le léopard à quatre têtes, Dn 7.6). Mais il sortira d’un de ces royaumes un roi particulièrement horrible, « impudent et artificieux », arrogant et destructeur, qui va s’acharner contre les Israélites, contre le culte de l’Éternel, et contre l’Éternel lui-même (v. 9-12 et 23-25).

Ce roi, on ne peut pas se tromper : c’est Antioche Épiphane (en grec Antiochos Epiphanes), un roi de la dynastie des Séleucides (un des quatre royaumes issus de l’empire d’Alexandre le Grand), qui se faisait appeler theos epiphanes, « Dieu manifesté ».

On est vers l’an 170 av. J.-C., donc 380 ans après que Daniel a reçu cette vision. Mais pendant ces 380 ans, les Israélites attentifs pouvaient suivre l’évolution de leur histoire assez précisément. Et lorsque le roi Antiochos Epiphanes décide de piller le temple de Jérusalem (qui avait été reconstruit), puis de consacrer le temple de l’Éternel à une divinité païenne, puis d’abolir la Torah (la constitution religieuse des Juifs), puis de sacrifier des porcs sur l’autel du temple matin et soir, puis d’interdire la circoncision, puis de massacrer les Juifs qui ne sont pas d’accord… les Israélites attentifs n’ont aucun mal à reconnaître là le méchant roi de la vision de Daniel.

C’est tellement évident, en fait, que les critiques de la Bible aujourd’hui, qui ne croient pas que Dieu puisse prédire l’avenir, en déduisent que ce texte a forcément dû être écrit à l’époque d’Antioche Épiphane (et non à l’époque de Daniel) !

La précision va jusqu’au nombre de jours que va durer cette persécution : 2300 jours, soit environ six ans et quatre mois. Et l’histoire le confirme. Après six ans d’hostilité contre les Juifs, Antioche Épiphane est battu par une résistance israélite organisée et conduite par la famille Maccabée (et un homme du nom de Judas en particulier). Le roi Antiochos sombre dans la dépression, et il meurt de chagrin (« sans l’effort d’aucune main », v. 25, voir aussi 1 Maccabées 6). Quelques semaines plus tard, le temple est enfin purifié, et le culte de l’Éternel est rétabli, environ six ans et quatre mois après le début des hostilités d’Antiochos contre les Juifs (v. 14). Ce que Dieu a annoncé d’avance s’est parfaitement réalisé.

Et donc ça, c’est la première chose. À travers Daniel, Dieu est en train de préparer son peuple pour cette période particulièrement difficile.

Ça me fait penser aux accouchements de Suzanne. On a pris des cours de préparation à l’accouchement, ensemble. On nous a expliqué comment ça se passerait. Le moment venu, on savait que les contractions allaient s’intensifier et se rapprocher. On savait qu’il fallait respirer pendant les contractions, et se détendre un maximum avant la contraction suivante. Je suivais le monitoring, et je pouvais reconnaître le moment où la contraction allait commencer, et donc prévenir Suzanne. Et je pouvais aussi reconnaître le moment où la contraction allait commencer à se relâcher. C’était dur et douloureux pour Suzanne, normal ! Mais au moins, en étant préparé, et en sachant que chaque contraction allait durer une minute trente environ, Suzanne pouvait agir et réagir en conséquence. Tenir bon, patienter, souffler, se détendre, recommencer.

Et dans le texte, Dieu prépare son peuple pour cette période difficile. Ils pourront reconnaître quand la contraction va commencer. Ils pourront savoir combien de temps elle va durer (2300 jours !). Ils pourront tenir bon, patienter, souffler, et faire confiance à Dieu.

Un peuple confiant

Voilà en gros ce qui se passe dans ce texte. En envisageant l’avenir, Dieu veut que son peuple soit préparé. Mais ça nous amène à un deuxième point. Si Dieu veut préparer son peuple, c’est qu’il se soucie de lui.

Il faut bien comprendre que les Israélites, autant à l’époque de Daniel que 380 ans plus tard sous la persécution d’Antiochos Epiphanes, étaient tentés de croire que Dieu les avait abandonnés. Entre l’époque de Daniel et celle d’Antiochos, il y a eu, certes, des moments encourageants dans l’histoire des Israélites. Ils ont retrouvé la terre promise. Ils ont reconstruit le temple et réparé Jérusalem. Mais ils ont continué de pécher contre Dieu (cf. Malachie). Et donc Dieu continuer de les corriger, comme un père éduque un enfant. Et la persécution d’Antioche Épiphane est un jugement de Dieu pour réveiller spirituellement les Israélites et ramener leur cœur à lui.

Mais les Israélites, pendant tout ce temps où ils sont opprimés, et parfois violemment persécutés, sont tentés de se dire : « Dieu ne nous aime plus. C’est fini entre nous. On est allé trop loin. Cette fois c’est la bonne. »

Mais voilà : Dieu est toujours en train de distiller sa grâce, même quand il annonce ses jugements, et même quand il exerce ses jugements. Il veut soutenir la foi des fidèles. C’est ce que veut dire le prophète Habaquq quand il considère les tribulations terribles de son temps, et qu’il dit :

« Le juste vivra par sa foi. » (Ha 2.4)

Dieu veut donner des raisons aux croyants d’avoir cette foi qui les aidera à traverser la tribulation.

Et dans notre texte, justement, il n’y a pas que des mauvaises nouvelles. Il n’y a pas que l’annonce de la persécution d’Antioche Épiphane (certes temporaire mais quand même, 2300 jours !), il y a aussi, très clairement, le rappel que Dieu est parfaitement souverain. Il est au-dessus de tout ça. Il est le « chef des chefs » (v. 25) omniscient et omnipotent (il sait tout et il peut tout, les deux étant logiquement inséparables). Et en plus, ce grand chef souverain est aussi le « chef de l’armée » (v. 11), et cette armée désigne le « peuple des saints » (v. 24), qui est appelé au verset 10 « l’armée des cieux » et qui est comparé aux étoiles du ciel.

Donc mettez-vous à la place des Israélites, qui sont méprisés et opprimés par leurs ennemis, et voilà qu’ils ont sous les yeux un texte qui parle de leur oppression, et qui les appelle, eux, « l’armée des cieux », « des étoiles », « le peuple des saints », dont le chef est l’Éternel le seul et unique Dieu vivant, qui est absolument omniscient et omnipotent. Vous seriez plutôt encouragé de savoir que vous avez une valeur si importante aux yeux de Dieu, et qu’il est le maître irrésistible de vos circonstances, et que son projet est en train de s’accomplir inexorablement !

Imaginez un père qui veut initier son fils à l’escalade. Il pourrait lui attacher la corde autour de la taille, lui montrer la falaise, et lui dire : « Vas-y, débrouille-toi ! » Ou alors, il pourrait lui dire : « Écoute-moi, je vais t’expliquer comment ça marche. Je vais t’expliquer les difficultés que tu vas rencontrer sur cette voie. Voilà comment tu pourrais t’y préparer. Ne te décourage pas quand ce sera dur. Et quand tu auras peur de tomber, détends-toi. N’oublie pas que je suis là. Je te tiens, la corde est solide. Je suis avec toi, tu peux me faire confiance, je sais ce que je fais, tu es mon fils et tu as une grande valeur pour moi ! »

Dieu fait comprendre la même chose, en substance, à son peuple. « Ça va être dur, mais vous et moi, on est comme ça, inséparables ! Antiochos va s’attaquer à vous, mais vous savez, en même temps, c’est à moi qu’il va s’attaquer. Vous voyez : je suis le Dieu tout-puissant, capable de prédire l’avenir et d’accomplir mes projets irrésistiblement, et pour moi, vous êtes des stars ; vous êtes l’armée des cieux, les étoiles dans mon royaume. Comprenez bien que je ne vais jamais vous abandonner ! Vous avez une si grande valeur à mes yeux ! » Dieu veut que son peuple soit préparé ; mais il veut aussi qu’il soit confiant.

Un peuple attentif

D’accord. Et nous dans tout ça ? Eh bien c’est le troisième point. On peut déjà prendre à cœur ce qu’on a vu jusqu’ici : d’abord que Dieu veut nous préparer pour l’avenir et pour les difficultés que l’avenir nous réserve, et ensuite que Dieu veut nourrir notre confiance en lui, pour que nous puissions affronter l’avenir, et surmonter les difficultés, par la foi.

OK. Mais ce texte nous invite aussi, nous qui vivons 2568 ans (environ) après Daniel, et 2188 ans (environ) après la persécution d’Antiochos Epiphanes, à voir que jusqu’ici, tout ce que Dieu a prédit s’est réalisé. Tout ce que Dieu a annoncé d’avance qu’il ferait, il l’a fait. Ce texte témoigne d’une réalité toute simple mais extrêmement importante ; et l’histoire atteste de la même chose : c’est que Dieu est en train d’accomplir son projet. Et si nous sommes croyants, cela doit susciter en nous une question de la plus haute importance : où est-ce qu’on en est aujourd’hui, en 2018, de ce projet ?

Ce passage fournit aux Israélites une sorte de carte de leur avenir (en tout cas des 4 siècles à peu près qui vont suivre). Le chapitre précédent avait aussi fourni une carte de l’avenir un peu plus grande, avec l’avènement de l’empire romain après l’empire grec, et, à cette époque-là, la naissance d’un héros qui allait établir le royaume de Dieu. Et toute la Bible est aussi une sorte de vaste chronologie qui nous rapporte les origines du monde, les grands événements dans la relation entre les hommes et Dieu au fil du temps, et le dénouement à venir de toute cette histoire.

Et comme sur toute bonne carte, pour nous aider à nous situer, il y a des repères facilement identifiables qui sont indiqués : ici une grande falaise avec une grotte, là un étang avec une petite forêt sur la rive ouest, là une maison gigantesque, rose à pois verts… Immanquable ! Facile de se repérer ! Et de la même façon dans notre texte : ici un royaume biscornu (littéralement), là un royaume qui se divise en quatre, là un roi qui s’acharne contre Israël… Immanquable ! Facile de se repérer ! À condition d’être attentif, bien sûr.

Et dans la Bible ? Ici le peuple d’Israël opprimé par les Romains, là un homme qui naît à cette époque d’une vierge à Bethléem, là ce même homme qui annonce la venue du royaume de Dieu, qui est rejeté, méprisé, pendu au bois et transpercé. Là ce même héros qui, après s’être livré en sacrifice, prolongera quand même ses jours, rassasiera ses regards, et offrira le pardon à beaucoup d’hommes (És 53.10-12). Là ce héros, toujours le même, qui reçoit tout pouvoir sur la terre et dans les cieux et qui a pour projet de « purifier les nations » (És 52.15) !

Tiens, tiens, tous ces repères sur la carte, toutes ces choses prédites par les prophètes de l’Ancien Testament, je crois qu’on a de bonnes raisons de croire qu’on est passé devant il y a à peu près 2000 ans ! À condition d’être attentif.

Et en effet, comme Dieu l’avait prédit dès le début, Jésus, le messie, le Fils de Dieu, s’est approché de nous, il a souffert avec nous et pour nous, et il a pris sur lui tout ce qui nous séparait de Dieu, et il en a payé le prix à notre place sur la croix. Et il a triomphé de tout ça par sa résurrection, et il nous offre cette victoire, si nous voulons bien la recevoir par la foi. Et il a envoyé ses disciples partout dans le monde proclamer cette bonne nouvelle, dans l’attente de la fin de l’histoire, c’est-à-dire du jour où Jésus reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, pour rétablir la justice, pour consoler toute souffrance, pour anéantir le mal et pour instaurer définitivement son royaume dans toute la création.

Où est-ce qu’on en est, donc, de cette histoire ? Le messie est venu, c’est sûr, on ne peut pas le manquer ! Si vous en doutez, lisez l’évangile selon Matthieu, où l’auteur fait constamment référence aux repères donnés par Dieu dans l’Ancien Testament pour qu’on reconnaisse le messie quand il viendrait.

Il est venu, donc, et il va revenir. On est entre les deux. Et il a confié une mission à ses disciples : proclamer sa venue dans le monde entier, et inviter tous ceux qui entendent cette bonne nouvelle à se rallier à lui, à placer leur confiance en lui, à recevoir le pardon de leurs fautes et à entrer dans une relation vivante, personnelle, et éternelle avec Dieu ! Et à proclamer à leur tour cette bonne nouvelle autour d’eux.

L’histoire n’avance donc pas au hasard. On sait où on va ! Mais est-ce que nous sommes attentifs à cela ? Le grand philosophe Jean-Claude Van Damme, dans une interview télévisée très connue, a dit : « Je ne crois pas aux coïncidences. Je prétends que tout sur la terre, sur la vie, sur l’univers, tout a une raison. […] L’être humain, en général, dans la vie, réacte. On réacte. On fait ce qu’on est supposé faire : travailler, manger, [aller aux toilettes]. […] Il y a des gens qui n’ont pas réussi, parce qu’ils ne sont pas aware. Ils ne sont pas au courant. »

Indépendamment de ce que Van Damme veut vraiment dire par ces paroles, en surface en tout cas, il a raison ! Nous devons être aware dans la vie, c’est-à-dire attentifs et conscients de ce qui se passe, de ce que Dieu a fait, de ce qu’il est en train de faire, et de ce qu’il va faire, sans quoi nous allons juste réacter. Nous allons subir les vicissitudes (la succession d’événements plus ou moins difficiles) de la vie, et nous sentir souvent complètement dépassés, et nous serons angoissés par l’avenir.

Je me souviens d’un jour où j’attendais dans la rue un membre de notre église qui est malvoyant. Je l’ai vu arriver au loin, sur le trottoir, avec sa canne pour malvoyant, et le trottoir était bloqué par des barrières, parce qu’il y avait des travaux, et notre ami a dû s’aventurer sur la chaussée pour contourner cet obstacle. Il s’est retrouvé au milieu de la route, avec des voitures qui circulaient, sans savoir exactement où il devait aller pour retrouver la sécurité du trottoir. C’est dur d’être malvoyant, et il n’y a malheureusement pas de remède connu pour notre ami.

Mais il y a un remède pour notre malvoyance spirituelle. C’est la lecture et l’étude des oracles de Dieu : la Bible ! Par ce remède nous pouvons voir plus clairement où nous sommes, où nous allons, et comment conduire notre vie. La Bible nous prépare pour l’avenir, et pour toutes les tribulations que nous aurons à traverser. Elle nourrit notre confiance en Dieu car elle nous rappelle que Dieu est souverain et qu’il nous aime. Et elle nous aide à être aware, conscients de ce que Dieu est en train de faire et de où il en est de la réalisation de son projet.

Alors l’avenir t’angoisse ? Lis la Bible ! En étant attentif à Dieu, on peut considérer l’avenir sereinement. On n’est pas obligé de se sentir dépassé par l’évolution inquiétante de notre vie, de notre pays ou de notre monde ; au contraire, par la foi en Dieu, c’est notre espérance qui dépasse toutes les tribulations possibles.

Copyright ©2018 Église Lyon Gerland.