Comment être sûr d'aller au paradis ?

Par Alexandre Sarranle 25 novembre 2018

Est-ce que vous êtes sûr d’être en bons termes avec Dieu ? Il y a beaucoup de gens qui se disent : « Ben Dieu, s’il existe, forcément, il doit être gentil. Et moi je ne suis pas quelqu’un d’horrible. J’imagine qu’il doit bien m’aimer, et qu’il va m’accueillir dans son paradis le moment venu. » Et peut-être que c’est ce que vous pensez aujourd’hui. Mais est-ce que vous pouvez dire que vous êtes absolument sûr que Dieu va vous accueillir, et si oui, comment en êtes-vous sûr ? C’est quand même une question importante, qui mérite qu’on ait des certitudes !

Alors peut-être que vous êtes croyant depuis peu, ou peut-être que vous êtes encore en recherche ; c’est assez normal, à ce stade, de ne pas avoir une assurance très solide par rapport à votre relation avec Dieu. Et je vous encourage à être très attentif au message d’aujourd’hui.

Mais peut-être que vous êtes croyant-pratiquant-fidèle depuis longtemps ; et pourtant, vous traversez quand même des périodes de doute. Et des fois, vous n’êtes pas absolument certain que Dieu vous est favorable. Vous vous posez des questions, et des fois, c’est comme traverser un désert, ou une vallée ténébreuse, dans la nuit noire (comme le diraient les Inconnus), dans la nuit noire et obscure, obscure et sombre, où vous vous cognez contre les murs... « Est-ce que Dieu m’aime vraiment ? Est-ce que je suis vraiment en paix avec lui ? Est-ce qu’il me réserve vraiment une place auprès de lui ? Et où et comment trouver la réponse ? ». Et ça aussi, en fait, c’est normal ! Nous sommes des êtres fragiles, et notre foi peut vaciller, même après de nombreuses années de vie chrétienne.

Eh bien, bonne nouvelle : le texte d’aujourd’hui veut nous donner des certitudes. C’est un passage dont le but est de nous donner, justement, une solide assurance par rapport à notre relation avec Dieu.

Mais avant de lire le texte, il faut comprendre un peu le contexte. On est vers l’an 540 av. J.-C., les Israélites ont passé plusieurs décennies en exil à Babylone après que les Babyloniens ont pris possession de la terre sainte et qu’ils ont détruit Jérusalem et le temple. Maintenant, les Babyloniens viennent d’être renversés par le royaume des Mèdes et des Perses, dont les dirigeants sont un peu plus sympathiques à l’égard des Israélites.

Et donc les Israélites se disent : « Peut-être que le temps arrive où on va pouvoir rentrer chez nous. On a été en exil toutes ces années parce que Dieu a voulu nous punir et nous corriger à cause de toutes les horreurs qu’on a commises ; et maintenant, Jérusalem est en ruines, le temple est en ruines, et notre relation avec Dieu est en ruines ! Mais est-ce que c’est bon, maintenant ? Est-ce qu’on est pardonné ? Est-ce qu’on va pouvoir être en bons termes avec Dieu ? »

Et donc vous comprenez que les Israélites de cette période se posent beaucoup de questions, ils sont dans l’expectative concernant leur avenir, et ils ont besoin, comme nous, de certitudes par rapport à leur relation avec Dieu. Et ce texte est là pour leur donner des réponses, et pour leur montrer (et nous montrer) comment on peut être sûr d’être en bons termes avec Dieu. Vous avez envie de savoir ? Alors écoutez bien la suite.

Une bonne posture (v. 1-19)

On a affaire ici à un texte compliqué, surtout la dernière partie avec cette histoire de soixante-dix semaines, qui a fait couler, et qui continue de faire couler, beaucoup d’encre ! Mais prenons les choses dans l’ordre.

On a d’abord, dans ce chapitre, une longue prière du prophète Daniel (v. 4-19). À travers cette prière, Dieu veut nous montrer quelle est la bonne posture pour recevoir l’assurance de sa grâce. On l’a dit : les Israélites ont besoin de certitudes concernant leur relation avec Dieu. Et Dieu va leur donner. Mais ils doivent aborder cette question sous le bon angle, avec la bonne attitude.

C’est un peu comme quand on dit à quelqu’un : « Il y a des biches dans cette forêt ; mais si tu veux les voir, il faut que tu t’accroupisses ici, derrière ce buisson, et que tu sois immobile et silencieux. » Il y a une posture à avoir pour faire l’expérience d’une réalité qui existe. Et dans le texte, comme on le verra, il y a aussi une réalité qui existe : celle de la faveur de Dieu ; mais pour la voir (et en avoir l’assurance), il ne faut pas la chercher n’importe comment.

Qu’est-ce qui se passe, alors ? Le texte nous dit que Daniel a étudié la Bible et qu’il a compris que la fin de l’exil était pour bientôt. Le prophète Jérémie avait prédit (à peu près un siècle plus tôt) que l’oppression des Babyloniens, qui allait s’exercer contre les Israélites, durerait 70 ans (Jr 25.11-12 ; 2 Ch 36.20-21). Après quoi, Dieu interviendrait en leur faveur. Daniel comprend cela, et ça provoque la réaction du verset 3, qui est la description de sa posture : la prière et les supplications « par le jeûne, le sac et la cendre », qui sont des signes ostensibles d’humiliation et de ferveur dans la prière.

Mais qu’est-ce que Daniel a lu exactement, pour réagir de la sorte ? Eh bien regardons ensemble :

« Voici ce que dit l’Éternel : Dès que 70 ans seront écoulés pour Babylone, j’interviendrai pour vous, et j’accomplirai à votre égard ma bonne parole, en vous faisant revenir dans ce lieu. Je connais, moi, les desseins que je forme à votre sujet—oracle de l’Éternel—, desseins de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir fait d’espérance. Alors, vous m’invoquerez et vous pourrez partir ; vous intercéderez auprès de moi, et je vous exaucerai. Vous me chercherez et vous me trouverez, car vous me chercherez de tout votre cœur. » (Jr 29.10-13)

Dans un autre passage de Jérémie, Daniel a aussi lu ceci : « Lorsque ces 70 ans seront accomplis, j’interviendrai contre le roi de Babylone » (Jr 25.12), et Daniel vient de voir l’empire Babylonien se faire renverser par les Mèdes et les Perses (cf. v. 1), et à votre avis, il se dit quoi ? Il se dit que les étoiles sont en train de s’aligner ! « Le moment est venu où Dieu va nous faire du bien ! Une page est en train de se tourner ! »

Mais Daniel n’éclate pas en cris d’allégresse, il ne se lance pas dans une danse de la joie : au contraire, il prend le sac et la cendre et il se tourne vers Dieu dans la supplication. Pourquoi ? Parce qu’il n’oublie pas les raisons de l’exil. Et quand il lit la prophétie qui parle de desseins de paix pour les Israélites, et d’un avenir fait d’espérance, il ne fait pas le mariolle. Au contraire, il fait exactement ce que Dieu a dit : il invoque Dieu, il intercède auprès de lui, et il le cherche de tout son cœur.

Imaginez un père qui punit son enfant en lui disant : « Bon, je t’avais prévenu. Je t’avais dit que si tu continuais de tourmenter ta sœur, tu serais puni. Eh bien tu es privé de console pendant une semaine. Je mets la console au placard, et je ferme la porte à clef ! Mais dès que la semaine sera écoulée, je déverrouillerai le placard, et j’accomplirai à ton égard ma bonne parole, en faisant revenir la console au salon. Tu me demanderas, et tu pourras jouer de nouveau. » Je pense qu’à la fin de la semaine, l’enfant va avoir de l’espoir, mais il ne sera pas présomptueux ; et quand il va demander à rejouer à la console, il va le faire respectueusement, avec une certaine crainte, si du moins il a conscience d’avoir mérité sa punition.

Imaginez encore un couple, dont le mari commet l’adultère. Il se fait découvrir, il se confond en excuses, mais sa femme veut divorcer. La procédure est engagée, mais après quelques semaines, la femme, finalement, se résout à pardonner à son mari. « Seulement », lui dit-elle, « il va me falloir encore plusieurs mois pour que la relation soit vraiment réparée entre toi et moi. » Vous pensez qu’après quelques mois, ce mari infidèle pourrait venir vers sa femme la fleur au fusil, en bombant le torse, comme si de rien n’était ? Bien sûr que non. Sa femme lui offre la grâce ; mais il y a une bonne posture pour la recevoir.

Et dans le texte, Daniel sait que Dieu est disposé à délivrer les Israélites et à les ramener en terre promise, malgré leurs fautes. Mais il sait aussi que la relation des Israélites avec Dieu est en ruines. Et donc il s’humilie devant Dieu. Et le texte raconte ça pour que les Israélites (qui sont dans l’expectative) s’identifient à leur tour à Daniel, et s’approprient sa posture et sa prière, et qu’ils lui demandent ce qu’il a promis de leur donner !

Et à notre tour, nous devons prendre cette bonne posture, si nous voulons rechercher l’assurance de la faveur de Dieu. Comme le fait Daniel dans sa prière, nous devons affirmer sans réserve que s’il y a un problème entre nous et Dieu, le problème est chez nous, et pas chez Dieu. Nous devons affirmer sans réserve que Dieu, s’il existe, n’a pas à se soumettre à nos conditions ; c’est nous qui devons nous soumettre à ses conditions. Nous devons affirmer sans réserve que nous sommes des êtres faibles, fragiles, dysfonctionnels et à bien des égards, coupables ; et que ce n’est pas par nos propres forces ou par nos propres mérites que nous pourrions nous réparer nous-mêmes ou réparer notre relation avec Dieu. Ce n’est qu’en fonction du bon vouloir de Dieu que nous pouvons être sauvés.

Et si vous vous posez des questions sur votre relation avec Dieu, aujourd’hui, eh bien ça c’est la première chose : avoir la bonne posture. Une posture d’humilité, et même de contrition. Ne pas se montrer téméraire vis-à-vis de Dieu, ne pas se montrer présomptueux en se disant : « Ouais, je pense que c’est bon entre moi et Dieu. Je crois en lui, je fréquente des chrétiens, je vais à l’église assez régulièrement. Il va sûrement me laisser entrer au paradis, non ? » Eh bien, comme le dirait peut-être Boromir : « On ne s’approche pas si facilement de Dieu ».

En réalité, notre situation d’êtres humains est grave et désastreuse, et il ne suffit pas de penser que Dieu est gentil et que tout va bien se passer. Nous devons accepter ce verdict sur notre condition, et nous tourner vers Dieu humblement pour le chercher de tout notre cœur. Voilà quelle est la bonne posture pour recevoir l’assurance de sa grâce. Et c’est ce qu’on voit dans la deuxième partie du texte.

Une ferme conviction (v. 20-27)

Dans la deuxième partie de ce chapitre, on voit sur quoi l’assurance de la grâce de Dieu devrait être fondée. Dieu répond à la prière de Daniel en lui envoyant l’ange Gabriel qui va lui faire une révélation.

Pour bien comprendre le sens de cette révélation, il faut d’abord bien comprendre que cette révélation est la réponse de Dieu à la prière fervente de Daniel. Daniel était humilié et contrit, il cherchait la face de Dieu par le jeûne, le sac et la cendre ; et les Israélites s’identifient à Daniel, et s’approprient sa posture et sa prière, et cherchent des certitudes concernant leur relation avec Dieu. « On reconnaît qu’on est perdu sans lui ; qu’on a besoin d’être pardonné ; que le salut ne peut venir que de lui selon son bon vouloir ; on voudrait savoir pour sûr que notre avenir est fait d’espérance ; Seigneur, aie pitié de nous ! Que ta colère et ta fureur se détournent de ta ville (v. 16), fais briller ta face sur ton sanctuaire dévasté (v. 17), prête l’oreille, écoute, pardonne, sois attentif, agis et ne tarde pas (v. 18-19) ! On veut savoir si on est en bons termes avec toi ! » Et maintenant, Dieu répond !

Imaginez que vous soyez brouillé depuis de nombreuses années avec un membre de votre famille ; et c’est de votre faute ! C’est vous qui avez été désagréable et insultant. Et depuis longtemps, vous cherchez à rétablir la relation. Vous avez écrit de nombreuses lettres pour vous humilier et pour demander pardon. Et enfin, cette personne vous écrit à son tour pour vous pardonner et vous ouvrir son cœur. Combien vous seriez attentif au contenu de cette lettre pour obtenir des certitudes sur l’état de votre relation avec cette personne.

De même dans le texte, Dieu répond favorablement à la supplication de Daniel (v. 22-23), et tous les Israélites qui s’identifient à cette supplication sont incités à regarder à la réponse de Dieu pour y trouver les certitudes qu’ils recherchent concernant leur relation avec Dieu.

Alors que dit Dieu ? Il dit que de même qu’il a fixé 70 années pour l’exil de son peuple (v. 2), il a fixé 70 « semaines » pour opérer le salut de son peuple, c’est-à-dire littéralement 70 « septennies » (70 fois sept ans). Dieu annonce une très, très bonne nouvelle ici : il dit que de même que le peuple a été humilié 70 ans, Dieu a aussi fixé le temps de son salut, un salut décrit magistralement en six points, au verset 24 : « faire cesser les crimes, mettre fin aux péchés, expier la faute, amener la justice éternelle, accomplir la vision et la prophétie, et oindre le Saint des saints » (un lieu ou une personne). Énorme programme, non ?

C’est comme si dans cette lettre que vous recevez de la part de ce membre de votre famille, il vous disait : « On a été brouillé sept ans ; maintenant on va consacrer les 49 prochaines années à réparer cette relation. Et au bout, on sera plus proches qu’on ne l’a jamais été. »

Dieu assure donc à Daniel et à son peuple que la relation va bel et bien être réparée, pour sûr. Mais Dieu veut que Daniel « comprenne » (v. 22-23) de manière plus précise comment ça va se passer, de la même façon que Daniel avait « compris » (v. 2) les 70 ans de l’exil. Dieu veut que les Israélites puissent s’appuyer sur ses promesses, et qu’ils puissent reconnaître le moment venu l’accomplissement de ses promesses, pour qu’ils puissent ensuite avoir une ferme conviction par rapport à leur relation avec lui.

Dieu explique donc que les 70 semaines pour le salut du peuple seront divisées en 3 phases : 7 semaines, 62 semaines, puis 1 semaine. Soit 49 ans, 434 ans et 7 ans. 49 ans, d’abord, à compter des décrets des rois perses Cyrus, Darius et Artaxerxès (Esd 6.14) disant « de rétablir et de reconstruire Jérusalem », soit environ de l’an 457 av. J.-C. à l’an 408, lorsque la reconstruction du temple et de la ville de Jérusalem seront achevés (malgré de l’opposition et des « temps d’angoisse », comme on le voit dans les livres d’Esdras et de Néhémie).

Puis on a 434 ans à partir de là jusqu’à l’an 26 de notre ère environ, lorsque Jésus de Nazareth, né sous l’empire romain, sera proclamé « Fils de Dieu » et sera oint, à l’occasion de son baptême, pour son service en tant que messie. Après quoi, il sera « retranché, et il n’y aura personne pour lui » : c’est le temps du ministère public de Jésus, la dernière « semaine », et le temps de son humiliation qui culminera avec ses souffrances et sa mort. Le messie a été méprisé par son propre peuple, et il a été abandonné même de ses disciples, et même de Dieu, sur la croix !

Parce que la raison de sa mort était de prendre sur lui les fautes de son peuple, pour « expier leur faute », justement ; pour substituer sa « justice éternelle » à leur culpabilité, conformément au programme annoncé par Dieu au prophète Daniel (et conformément à toutes les visions et les prophéties de l’Ancien Testament).

Jésus a été crucifié trois ans et demi, à peu près, après son baptême, c’est-à-dire au milieu de la dernière « semaine » (septennie), au moment où, d’après l’ange Gabriel, le messie « fera cesser le sacrifice et l’offrande » (v. 27). Et cela s’est parfaitement réalisé, puisque Jésus le messie s’est offert lui-même en sacrifice parfait et suffisant, de façon à ce que tous ceux qui veulent s’approcher de Dieu n’ont qu’à s’appuyer sur lui, et n’ont plus du tout besoin d’offrir d’autres sacrifices.

Lorsque Jésus est mort, le rideau du temple de Jérusalem s’est déchiré de haut en bas, pour montrer que l’accès à Dieu était désormais ouvert, non pas par la médiation des prêtres d’Israël et des innombrables sacrifices offerts sur l’autel du temple, mais par la médiation de Jésus.

Dans la révélation donnée à Daniel, Dieu ajoute aussi des éléments qui permettront aux Israélites (et qui nous permettent) de reconnaître que les temps sont accomplis (Mc 1.15, Hé 9.26) et que cette étape majeure du projet de Dieu s’est réalisée (1 Co 10.11) : la ville et le temple seront de nouveau profanés et détruits (v. 26-27). Et c’est exactement ce qui s’est passé en l’an 70, lorsque les troupes romaines, sous la conduite du général Titus, ont assiégé Jérusalem, et complètement détruit la maison de l’Éternel (le « dévastateur » représente peut-être, ici, la petite corne du chap. 7, c’est-à-dire la figure de l’empereur romain).

Ça vous paraît compliqué ? Il faut avouer que l’interprétation de cette vision des « 70 semaines » est très débattue parmi les experts de la Bible. Ce qu’il faut comprendre avant tout, c’est que Dieu veut donner la conviction à son peuple qu’il va tout faire pour les réconcilier avec lui-même.

Les Israélites fidèles sont dans une posture d’humiliation et de contrition ; avec Daniel ils supplient Dieu de faire grâce ; et Dieu leur dit oui, comment et quand. Il va les pardonner « soixante-dix fois sept fois » (cf. Mt 18.22), à travers la personne et l’œuvre du messie, et selon un projet qui a été fixé par lui, et qui se réalisera pour sûr. Jésus-Christ va accomplir ce programme. Et Dieu donne à son peuple les moyens de reconnaître cette œuvre pour pouvoir ensuite s’y fier complètement, sans réserve, et asseoir là-dessus leur certitude, leur ferme conviction, qu’ils sont en bons termes avec Dieu.

Et nous, donc ? Est-ce que nous sommes sûrs d’être en bons termes avec Dieu ? Et si nous pensons que oui, sur quoi se fonde notre assurance ? Est-ce que je suis un jeune chrétien, jeune dans la foi, et je commence juste à découvrir Dieu et son œuvre ? Ou peut-être que je suis un croyant de longue date, mais je traverse une période difficile, où je n’ai pas l’impression que ma relation avec Dieu est très solide. « J’aimerais être sûr d’être en paix avec Dieu, et qu’il me réserve une place auprès de lui ! »

Eh bien je dois reconnaître sans réserve que je suis perdu sans Dieu, et je dois me détourner de moi-même et me tourner vers Dieu et le chercher humblement de tout mon cœur. Jésus a dit :

« Demandez et l’on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira. » (Mt 7.7)

Et en faisant cela, Dieu va amener notre attention sur son Fils, justement, sur le Seigneur Jésus, le messie que Dieu a envoyé. Et en le contemplant, en méditant sur sa personne et sur son œuvre, nous serons amenés à nous appuyer sans réserve sur lui, et à recevoir ainsi l’intime certitude que nos fautes sont pardonnées, que nous sommes aimés de Dieu, et qu’il nous accueillera pour sûr dans son paradis.

Comment faire, en pratique, pour entretenir cette bonne posture et cette ferme conviction ? Notre confession de foi nous dit que les croyants peuvent « être sûrs et certains qu’ils sont en état de grâce » (CFW 18.1), et avoir « l’assurance infaillible » de leur salut, « sans révélation extraordinaire, par le seul bon usage des moyens ordinaires » (CFW 18.3).

Autrement dit, nous n’avons pas besoin de visions nouvelles ; nous avons celle qui a été donnée à Daniel, et nous avons même tout le reste de la Bible, et le témoignage de l’histoire. Et ce sont là les moyens ordinaires dont parle notre confession de foi : la lecture et l’étude de la Bible, tout seul et avec les amis chrétiens, au culte et dans les groupes de maison. La sainte-cène, qui est la commémoration solennelle de cette « solide alliance » faite par le messie « avec beaucoup » (Mt 26.28) dans la 70ème semaine. Il y a la prière, aussi. Et puis on peut penser à la liturgie de notre culte, qui nous replace chaque dimanche dans la bonne posture, celle de la repentance à l’écoute de la loi de Dieu, pour accueillir ensuite l’annonce de la grâce de Dieu et renforcer notre ferme conviction que nous sommes les enfants bien-aimés de Dieu.

Ça peut sembler simpliste, mais je le dis quand même : vous voulez grandir en assurance dans la foi ? Venez à l’église. Lisez plus la Bible. Priez plus pour gagner plus (en assurance). Soyez fidèles à vos amis chrétiens. Usez de tous ces moyens que Dieu vous présente, et par lesquels vous pouvez grandir dans votre connaissance de Jésus-Christ, et donc grandir dans votre certitude d’être en bons termes avec Dieu pour toujours !

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