L'évangilothérapie pour soigner la dissension

Par Alexandre Sarranle 27 janvier 2019

On vit dans une société qui est actuellement profondément fracturée. Ça ne vous a pas échappé ! Fracture sociale, politique, économique, territoriale, culturelle, numérique, et même civilisationnelle : notre pays est un patient polytraumatisé ! La République est peut-être « une et indivisible », mais on ne dirait pas. La vérité, c’est qu’on a beaucoup de mal à constituer une société harmonieuse et fonctionnelle.

Et la raison pour laquelle je soulève ce problème aujourd’hui, c’est que ces mêmes êtres humains qui ont du mal à constituer une société harmonieuse et fonctionnelle… se retrouvent dans l’Église. Et donc comment faire pour ne pas répercuter dans l’Église les fractures qui existent en-dehors de l’Église ? Comment faire pour ne pas fonctionner selon les mêmes mécanismes que le reste de la société—c’est-à-dire en laissant des fossés se creuser entre nous, parce qu’on n’a pas tout-à-fait la même culture, on n’a pas les mêmes goûts, on n’a pas toujours le même avis, et surtout, parce qu’on pense mieux savoir que les autres ?

« Sérieux, si on m’avait demandé de préparer la liturgie du culte, j’aurais quand même choisi des chants un peu plus adaptés… » « Oh non, dimanche prochain c’est encore un tel qui prêche : je vais m’ennuyer à mourir ! Pourquoi on ne me demande pas de prêcher, à moi ? » « Regarde-moi ce pasteur, et les responsables de l’église, comme ils sont jeunes… pas étonnant qu’ils prennent autant de mauvaises décisions ! »

Et puis petit à petit on a des factions dans l’église : les vieux coincés par-ci, les évangéliques olé-olé par-là, les vieux calvinistes aguerris et les jeunes en recherche spirituelle, les crédo-baptistes et les pédobaptistes, les réformés tradi, les scholastiques, les présuppositionnalistes, les théonomistes, les puritains, les continentaux, etc. Chacun son clan, chacun son cheval de bataille, et surtout, chacun la conviction que si les autres étaient un peu plus intelligents, un peu plus cultivés, un peu plus mûrs dans la foi, ils seraient… un peu plus comme moi, en fait !

Alors comment faire pour que nos différences et nos désaccords (qui sont bien réels) ne conduisent pas à des disputes ou à des divisions, ou même tout simplement à un concours de celui qui pourra le mieux faire valoir sa supériorité spirituelle ? Eh bien c’est exactement le souci de l’apôtre Paul par rapport aux chrétiens de l’église de Corinthe (en Grèce antique vers l’an 55), lorsqu’il leur écrit les quelques lignes qu’on va lire dans un instant. Et la leçon qu’on pourra en tirer est très simple : c’est que la dissension se soigne… par l’Évangile.

La dissension dénoncée (v. 10-12)

Premier point : il y a des tensions et des querelles entre nous à cause de notre orgueil. Regardez ce que dit l’apôtre Paul dans un premier temps (v. 10-12). Il dénonce les divisions et les discordes, ou les « schismes » et les « querelles » ; et ce qu’il veut dire par là, c’est qu’il existe dans l’église de Corinthe des opinions différentes, mais ce n’est pas ça le problème. Le problème c’est que chacun veut faire valoir son opinion en se prétendant supérieur aux autres en spiritualité. Chacun se revendique d’un grand nom de la foi chrétienne : « Moi, je suis de Paul ! Et moi, d’Appolos ! ».

En fait, Paul est en train de décrire une espèce de surenchère dans la prétention. « Moi, j’ai raison parce que je suis vraiment paulinien dans ma théologie. –Non, c’est moi que vous devriez écouter, parce que moi je suis appolosien, et franchement, Appolos a beaucoup plus œuvré pour l’Évangile à Corinthe que Paul (cf. Ac 18.27—19.1) ! –Ah mais vous n’y êtes pas du tout ! Moi, ma théologie c’est celle de Céphas, c’est-à-dire de l’apôtre Pierre himself, le premier et le plus grand des apôtres ! –Attendez, attendez. Vous faites comme vous voulez, mais moi ma théologie, c’est celle de Christ ! Et bim ! »

Vous voyez que l’apôtre Paul est en train de dénoncer l’orgueil spirituel qui produit cette compétition d’arguments d’autorité—chacun veut faire valoir son opinion en prétendant avoir une meilleure légitimité que les autres pour ça. Et c’est l’orgueil qui vient alimenter ce processus.

C’est un peu comme une équipe de foot, où chaque joueur aurait la conviction de savoir, lui, quelle serait la meilleure stratégie pour gagner. Bien sûr, ça n’arriverait jamais, parce que tout le monde sait que les joueurs de foot sont toujours très humbles et dociles… mais imaginons : « Il faut jouer en 4-3-3, je le sais parce qu’avant de venir à l’OL, j’ai joué avec le FC Barcelone. –Ah non, pas du tout ! Il faut faire un 4-2-3-1, avec moi comme avant-centre ; vous pouvez me faire confiance puisque j’ai gagné la coupe du monde avec l’équipe de France ! –Non mais n’importe quoi. Il faut un 4-5-1 avec moi en pointe ! Je vous rappelle que mon père, mon grand-père et mon arrière-grand-père ont tous été des entraîneurs en première division. » Etc. Et à la fin on a des disputes interminables, et des rivalités, et une équipe dysfonctionnelle et inefficace. Et on n’arrive pas à se rallier à un objectif commun.

Et le problème, en fait, ce n’est pas qu’il existe des opinions différentes. Le problème, c’est ce que l’orgueil fait de ces opinions différentes. Il y a des tensions et des querelles entre nous, mais ce n’est pas à cause de nos différences d’opinions, c’est à cause de notre orgueil. Et c’est vraiment ce que Paul veut dénoncer dans un premier temps.

Quand Paul dit que les chrétiens de Corinthe doivent être « en plein accord dans la même pensée et dans la même opinion », on dirait qu’il dit que tout le monde doit penser pareil. Que l’église doit être remplie de clones impersonnels et obéissants. Pas du tout. Le verbe « être en plein accord » veut dire « se compléter », « être en harmonie », « être tissés ensemble », ou encore « être organisés ». L’idée, c’est celle d’un puzzle qui est au complet ; ou d’une machine dont toutes les pièces sont assemblées et qui est fonctionnelle ; ou encore d’un ensemble d’instruments de musique différents mais accordés au même diapason.

Ce que Paul dénonce, tout simplement, ce n’est pas le fait d’avoir des avis différents dans l’église. Ce n’est pas d’être différents ! Ce n’est même pas de discuter de nos différences ni même de confronter nos différences. Ce qu’il dénonce, c’est l’orgueil spirituel qui provoque ensuite des fractures dans l’église. Au lieu de ça, il veut qu’on se rassemble autour d’une vision commune, et de valeurs communes. L’ancienne version Segond dit : « dans un même esprit et dans un même sentiment. » Aujourd’hui, Paul dirait qu’il veut qu’on soit sur la même longueur d’onde. Il ne demande pas l’uniformité, mais la cohésion. Et il nous y exhorte « par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ », c’est-à-dire avec beaucoup de solennité, parce que c’est vraiment un point important. C’est ce qu’il va expliquer juste après.

La dissension réfutée (v. 13-16)

Le deuxième point, en effet, c’est qu’une église chrétienne devrait être foncièrement unie. « Foncièrement », ça veut dire « fondamentalement », ou « essentiellement ». Une église chrétienne, par définition, devrait être caractérisée par l’unité et la cohésion. Regardez ce que dit l’apôtre Paul (v. 13-16). Il vient de dénoncer de façon un peu sarcastique les gens qui se revendiquent « de Christ » mais dans un esprit de division (v. 12). Et juste après, il ajoute : « Christ est-il divisé » ? Autrement dit, il est impossible d’être vraiment « de Christ » tout en semant la division en son nom.

Et Paul donne ensuite deux exemples de choses qui devraient être des emblèmes de l’unité de l’Église. Quoi donc ? Par exemple la croix. Par exemple le baptême. Voilà des choses qui devraient tous nous mettre d’accord ! Paul est en train de dire aux chrétiens de Corinthe : « Vous êtes tellement divisés qu’on dirait que vous vous êtes créé des nouvelles religions ! On a l’impression que tout ce qui compte pour vous, c’est de savoir s’il vaut mieux être paulinien ou apollosien, augustinien, thomiste, vantillien, klinien, et on dirait que vous avez oublié le plus important, ce qui est en fait emblématique de la foi chrétienne et de l’unité de l’Église. Qui c’est qui est mort sur la croix pour vous sauver ? Vous êtes tous d’accord là-dessus, au moins ? Et c’est au nom de qui que vous avez été baptisés ? »

L’église de Corinthe, c’est un village gaulois. Ils sont en train de se battre sur la question de la fraîcheur du poisson, et sur les qualités musicales du barde, et sur qui est gros—et pendant ce temps ils ont oublié qu’ils étaient les seuls à résister encore et toujours à l’envahisseur. Voilà pourtant ce qui devrait tous les mettre d’accord.

Imaginez que vous invitiez tous vos amis à une grande fête d’anniversaire pour vos cinquante ans. Le jour venu, ils arrivent par dizaines : vos amis d’enfance, vos camarades de fac, vos collègues de travail, vos amis de l’église, vos cousins, vos voisins. Et tout va bien au début, jusqu’à ce que quelqu’un parle des Gilets Jaunes. Et un autre surenchérit sur la peine de mort. Un autre sur le réchauffement climatique. Un autre parle du mariage pour tous, et un autre commence à distribuer des flyers pour un meeting de Mélenchon. Et bientôt tout le monde est en train de se disputer et de s’insulter. Quelques-uns en viennent aux mains. La police arrive avec des flash-balls et des gaz lacrymogènes. Plus personne ne sait pourquoi ils sont là ; pourtant, à la base, foncièrement, il y avait une raison que tous ces gens s’entendent. Cette raison, c’était votre anniversaire. L’apôtre Paul leur aurait dit : « Est-ce qu’on fête les cinquante ans des Gilets Jaunes aujourd’hui ? Ou bien est-ce chez Jean-Luc Mélenchon que vous avez été invités » ?

Paul est donc en train de réfuter la dissension des chrétiens de Corinthe, en leur rappelant tout simplement qu’une église chrétienne digne de ce nom devrait être foncièrement unie. Parce qu’ils ont des raisons fondamentales de s’entendre. Ils ont des emblèmes comme la croix et le baptême qui renvoient directement à Christ lui-même, le Chef de l’Église. « Heureusement que je n’ai baptisé personne ou presque, chez vous, parce qu’il y en a qui sont tellement tordus qu’ils seraient capables de s’en vanter ! » Quel affront au nom du Seigneur, qui lui-même n’est pas divisé ! « Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême », dit Paul dans un autre passage (Ép 4.5).

Aujourd’hui, Paul nous dirait peut-être : « Est-ce que Calvin a été crucifié pour vous ? Ou bien est-ce au nom de la Confession de foi de Westminster que vous avez été baptisés ? » Ces choses bien sûr ne sont pas du tout mauvaises, pas plus que Paul, Apollos ou Céphas. Mais est-ce que ces choses deviennent des munitions au service de notre orgueil spirituel ?

Je précise au passage que c’est parce que le baptême chrétien est administré au nom de Christ, et pas au nom d’une église particulière ou d’un prêtre ou d’un pasteur particulier, qu’on ne doit pas re-baptiser les gens qui ont déjà reçu le baptême dans une autre église chrétienne. Ce serait comme diviser Christ, de faire ça !

Mais indépendamment des relations inter-églises (ce qui est un sujet à part entière), déjà au sein-même de notre église on peut se poser la question de ce qui est prééminent dans notre esprit et dans notre cœur à chacun. Est-ce que je suis surtout préoccupé par la fidélité confessionnelle de mon frère, ou par sa relation personnelle à Christ ? Est-ce que je suis surtout préoccupé par le style de musique dans le culte, ou par l’annonce de la bonne nouvelle qui concerne la personne et l’œuvre de Jésus ?

La dissension corrigée (v. 17)

Et c’est ce qui nous amène au troisième et dernier point. Le meilleur moyen de garantir la cohésion de l’Église, c’est de rester centré sur l’Évangile. Au verset 17, l’apôtre Paul dit quelque chose de vachement curieux. Il dit d’abord que le plus important pour lui, quand il est allé à Corinthe la première fois, ce n’était pas de baptiser un maximum de gens ; c’était d’annoncer l’Évangile. Et il ajoute (et c’est ça qui est curieux) qu’il l’a fait « sans la sagesse du langage ».

Paul se « vante », en quelque sorte, d’avoir prêché sans artifice. Il n’a pas fait le spectacle. Il n’a pas produit toutes sortes de diplômes, il n’a pas fait plein de références à la philosophie et à la littérature et au cinéma, il n’a pas super bien ficelé sa prédication de façon à réaliser une magnifique performance rhétorique, il n’a pas même cité de chanson de Metallica, il a tout simplement expliqué le sens de la croix.

Et ce n’est pas compliqué ! On est tous séparés de Dieu parce qu’on fait le mal. La Bible appelle ça le péché. Et on ne peut pas s’approcher de Dieu dans cet état, parce que Dieu est pur, et nous on est impur, et on ne pourrait pas subsister en sa présence. Dieu est parfaitement juste, et par conséquent, il punit le mal. C’est un problème pour nous. Du coup, puisque Dieu n’est pas seulement juste mais il est aussi riche en bonté ; eh bien il nous a fourni un moyen d’être pardonné et d’être purifié, pour pouvoir nous approcher de lui. Ce moyen, c’est Jésus, le Christ.

Sur la croix, Jésus prend sur lui nos péchés et notre impureté, et en échange, il nous donne sa justice et sa pureté. Et en souffrant et en mourant sur la croix, Jésus paie à notre place la peine de nos péchés. Le troisième jour, il est ressuscité en vainqueur sur le mal et sur la mort, et du coup, si on lui fait confiance, on peut être assuré d’être réconcilié avec Dieu, pour toujours ! Voilà pourquoi « Évangile », ça veut dire « bonne nouvelle » !

Et pour Paul, ce message, c’est vraiment ce qu’il y a de plus important ! Et s’il a voulu annoncer ça sans artifice aux Corinthiens, c’est parce qu’il voulait que les Corinthiens croient en Jésus à cause de ce message et pas à cause des artifices. Vous comprenez ? Paul aurait pu ajouter de la sophistication théologique ou esthétique ou culturelle à son message, il aurait pu invoquer des arguments d’autorité : « Faites comme Popeye, mangez des épinards ! Faites comme Carla Bruni, choisissez un petit modèle ! Faites comme les gens vraiment intelligents et comme le brillant orateur que je suis, et croyez en Jésus ! Et à votre tour vous pourrez vous vanter d’être supérieurs aux autres ! » Non, Paul voulait que les Corinthiens mangent des épinards, parce que les épinards c’est bon pour eux, tout simplement. Il voulait que les Corinthiens croient en Jésus à cause de la croix qui est bonne pour eux, et pas à cause de la sagesse du langage. Autrement, la croix aurait été « rendue vaine » (v. 17).

Paul ne voulait pas donner des munitions aux Corinthiens ; donc il a annoncé l’Évangile avant tout, et sans artifice, parce que c’est justement l’Évangile qui nous désarme. On ne peut pas vraiment recevoir l’Évangile, si on le reçoit dans une attitude orgueilleuse, élitiste, et querelleuse. Inversement, on ne peut pas avoir une attitude orgueilleuse, élitiste, et querelleuse, si on a vraiment reçu l’Évangile.

Si vous étiez naufragé au milieu de l’océan, avec quelques frères et sœurs de l’église, et qu’un chalutier arrivait par miracle pour vous repêcher : vous n’allez pas ensuite vous disputer avec les autres pour savoir qui va avoir la meilleure cabine, vous n’allez pas vous taper dessus à cause de vos différentes convictions politiques, et vous n’allez pas non plus vous faire la tête parce que vous n’êtes pas d’accord sur le fait que l’immersion totale à laquelle vous venez d’échapper constitue ou non le seul mode valide de baptême. On va dire que ce n’est pas tout-à-fait le moment !

Et en fait, quand on reste centré sur l’Évangile de la grâce, on se rend compte que ce n’est jamais le moment. L’Évangile nous rappelle perpétuellement qu’on était perdus et que maintenant on est sauvés, et que ce n’est pas parce qu’on est particulièrement perspicace ou cultivé, ou parce qu’on est calviniste ou pédobaptiste—on est sauvé par la seule grâce de Dieu. Et si on devait croire autre chose, c’est que la croix du Christ serait devenue vaine.

Alors on le disait en introduction : les mêmes êtres humains qui ont du mal à constituer une société harmonieuse et fonctionnelle… se retrouvent dans l’Église chrétienne. Et notre nature humaine voudrait qu’on laisse se creuser des fossés entre nous, qu’on laisse l’Église se fracturer, et se diviser ; et ce que ce texte nous a rappelé, c’est qu’il y a des tensions et des querelles entre nous à cause de notre orgueil ; mais qu’une église chrétienne devrait être foncièrement unie ; et que le meilleur moyen de garantir la cohésion de l’Église, c’est de rester centré sur l’Évangile. C’est pourquoi je disais que toute la leçon de ce passage, pour nous, c’est tout simplement que la dissension se soigne… par l’Évangile !

Je suis sincèrement reconnaissant à Dieu que dans notre église (en tout cas j’en ai l’impression), on peut discuter assez sereinement de nos différences. On a vraiment une belle diversité de gens représentée ici. Mais je doute qu’il y ait une seule personne qui soit pleinement satisfaite de tout ce qui se passe ici : au niveau de l’enseignement, du style de musique, de la structure de la liturgie, de la déco, de l’horaire du culte, de la qualité du vin de la sainte-cène, de la gestion des groupes de maison, de la communication, du site internet, de la façon de faire ceci ou cela… On a tous, sans doute, des motifs de satisfaction, mais aussi des critiques à faire. Et aucune de ces critiques n’est illégitime ou inaudible en soi. Le problème n’est pas d’avoir des avis différents, ni même des convictions différentes.

Mais comment gérer les désaccords sans qu’ils ne conduisent à des disputes et à des divisions ? Je connais quelqu’un qui donnait ce conseil aux couples mariés : « Quand vous vous disputez, disputez-vous tout nu ! » Il estimait que le fait d’être tout nu permettait de relativiser radicalement les désaccords. Mais en fait, c’est un peu ce que nous suggère ce texte ; non pas qu’on se dispute tout nu dans l’église, mais qu’on traite de nos désaccords à l’ombre de la croix, qui est l’endroit par excellence où on est mis à nu, c’est-à-dire où on est dépouillé de notre fierté, de notre orgueil, de notre susceptibilité, de notre égocentrisme, et de toute prétention à la supériorité par rapport aux autres.

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