Quand Dieu parle !

Par Alexandre Sarranle 12 janvier 2020

Imaginez que je vous dise : « Stop, on arrête tout ! Il se passe un truc exceptionnel aujourd’hui : dans quelques instants je vais laisser la parole à quelqu’un de très, très important, qui est venu nous rendre visite et qui veut nous dire quelque chose. Est-ce que tout le monde est là ? Est-ce que tout le monde est prêt ? Chut ! Allez, je laisse la parole à… Dieu tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre ! » Quelle serait la manière correcte de réagir si je vous disais ça ?

Il y en a qui se diraient : « Waouh, ça a l’air important, je ne veux pas en perdre une miette ! » D’autres se diraient : « Ouais, c’est un peu gros ! Il faudrait pouvoir vérifier si c’est vraiment Dieu qui nous parle. » Et d’autres encore se diraient : « Mais… si c’est vrai, il faut que je sois prêt à croire ce que j’entends, et à en tirer peut-être des conséquences importantes pour ma vie ! »

Eh bien vous savez quoi ? C’est vrai que Dieu nous parle. Il nous parle de manière infaillible par les saintes Écritures. Et on va voir aujourd’hui quelle est la manière correcte de réagir à cette réalité.

Mais historiquement, avant que les Écritures ne soient au complet comme on les a aujourd’hui, Dieu communiquait sa parole à travers des gens en particulier que la Bible appelle des prophètes, des gens qui, étant « poussés par le Saint-Esprit, […] ont parlé de la part de Dieu » (1 Pi 1.21). Et donc dans l’Église du premier siècle, à l’époque des apôtres, la Bible n’était pas encore au complet : par conséquent, on avait encore des prophètes dans les assemblées—des gens qui avaient ce « don spirituel » qui consistait à communiquer une révélation aux autres, de la part de Dieu.

Dans le texte qu’on va lire, l’apôtre Paul donne des instructions à des chrétiens de son temps sur la façon dont ils devraient accueillir ces paroles, parce qu’en fait, ils le faisaient mal. C’était très désorganisé, pour ne pas dire que c’était un peu la foire dans leur église ! Les gens parlaient tous en même temps, dans des langues différentes, certains se disaient prophètes mais disaient des âneries, et il y avait même des choses assez inconvenantes qui se passaient, des fois. Et tout ça, ça nuisait forcément à la transmission de la parole de Dieu.

Et Paul veut tout simplement que ces chrétiens comprennent : « Hé, dans les réunions de l’église, s’il est vrai que Dieu parle, il est très important qu’on se mette correctement à son écoute ! » Et c’est tout le message pour nous aussi aujourd’hui.

Alors avant de lire le passage, je veux vous prévenir aussi qu’il y a un ou deux versets qui pourraient vous choquer ; mais ne restez pas bloqués là-dessus. Que cela stimule plutôt votre curiosité ! Mettons de côté nos préjugés quelques instants ce matin, et on essaiera de voir ce que l’apôtre Paul veut dire exactement.

Il faut être très attentif (v. 29-31)

Premièrement, si on prétend que Dieu parle dans l’église, il faut être très attentif. Ce que dit Paul au début de ce passage (v. 29-31), c’est assez simple : c’est qu’il faut s’organiser pour que les prophètes soient audibles. Qu’il n’y en ait pas trop qui parlent dans chaque réunion, et pas tous en même temps. On ne veut pas noyer les gens dans un flot de révélations—s’il y en a trop, on ne peut pas toutes les assimiler.

C’est comme si à la fac, en amphi, le prof voulait faire tout le programme du semestre en une seule matinée : ce serait trop ! Ça irait trop vite, on ne pourrait pas l’intégrer, on en perdrait le bénéfice. De même, quand Dieu parle, ce n’est pas pour rien : c’est pour que les personnes qui écoutent soient « instruites » et « exhortées » (v. 31).

Forcément, si c’est vrai que Dieu parle, ce n’est probablement pas pour nous donner des informations inutiles (« Il fait beau à Jakarta aujourd’hui—oracle de l’Éternel—et il y a 1 milliard 400 millions de kilomètres-cube d’eau sur la terre »). Au contraire, si Dieu « se donne la peine » de nous parler, ça doit vraiment être dans notre intérêt de l’écouter !

Il faut logiquement être très attentif, donc s’organiser pour pouvoir entendre et comprendre ce qui est dit. C’est un peu comme quand il se passe un événement très important dans le monde, et qu’une conférence de presse est organisée, et qu’il y a cent ou deux cent journalistes réunis, et que le moment vient où un haut responsable prend place derrière le pupitre, et s’apprête à parler dans le micro. Tout d’un coup, c’est le silence. C’est un peu ce qui s’est passé mercredi dernier lorsque Carlos Ghosn, l’ancien PDG de Renault, a organisé sa fameuse conférence de presse au Liban suite à son évasion du Japon. Je peux vous dire que toute la salle était suspendue à ses lèvres, pour ne pas dire les médias du monde entier !

Et dans notre texte, quand les prophètes prennent la parole, c’est un peu ça aussi. Ce sont les porte-parole de Dieu qui prennent place derrière le pupitre et qui parlent dans le micro, et en toute logique, les gens réunis devraient être suspendus à leurs lèvres ! Parce qu’on devrait se passionner pour ce que Dieu veut nous dire, non ?

Alors aujourd’hui, il n’y a plus de prophètes—en tout cas pas au sens biblique de personnes que Dieu inspire de manière surnaturelle et qui s’expriment de manière infaillible de sa part. Tout ce que Dieu a voulu nous communiquer, tout ce qui est utile à notre foi et à notre vie, est consigné dans la Bible, et c’est la Bible qui est la parole infaillible de Dieu pour nous aujourd’hui. On peut dire que lorsque quelqu’un prend place derrière le pupitre ici, et commence à lire la Bible à voix haute dans le micro, il accomplit la même fonction qu’un prophète, parce qu’il communique un message infaillible qui vient de Dieu. C’est juste que ce n’est plus un processus surnaturel.

Mais si c’est vrai que Dieu nous parle par la Bible… à quel point justement est-ce qu’on devrait être attentif quand la Bible nous est lue, puis expliquée ? On devrait mettre en place les conditions pour que cette parole soit audible—qu’on puisse entendre et comprendre ce qui est dit.

C’est la raison pour laquelle on utilise un micro, et qu’on a un régisseur qui s’assure que le volume est correct. C’est la raison pour laquelle on propose un espace à part pour les plus jeunes enfants, où ils peuvent faire du bruit dans que ça empêche les plus grands d’écouter. C’est la raison pour laquelle on lit la Bible en français dans une traduction relativement récente. C’est la raison pour laquelle on encourage celui qui lit la Bible à voix haute, devant, à bien projeter sa voix, à parler bien distinctement, voire même à s’entraîner chez soi avant de le faire à l’église. C’est la raison pour laquelle il est important de venir fidèlement au culte le dimanche pour entendre, écouter et apprendre.

Si on prétend que le Dieu unique et vivant parle dans l’église il faut être très attentif, non ?

Il faut être très vigilant (v. 32-35)

Deuxièmement, si on prétend que Dieu parle dans l’église, il faut être très vigilant. Au verset 29, l’apôtre Paul fait une remarque, qu’il développe ensuite un peu plus aux versets 32-35. C’est qu’il faut « juger » de ce que disent les prophètes, sachant que « les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes » (v. 32). Qu’est-ce que ça veut dire ?

Eh bien il faut comprendre que tout au long de l’histoire, il y a eu des gens qui se sont dit « prophètes » mais qui n’en étaient pas des vrais. Certains ont cherché délibérément à induire les gens en erreur (par ex. Dt 13.6), d’autres pouvaient croire sincèrement que Dieu leur donnait des révélations alors que ce n’était pas le cas (par ex. Jr 14.14). Et c’était comme ça encore à l’époque de l’apôtre Paul (par ex. 2 Pi 2.1). Ce que Paul veut, c’est que quand quelqu’un prétend qu’une parole vient de Dieu, on éprouve (ou juge de) cette parole pour vérifier si c’est vrai. L’apôtre Jean dit la même chose :

« Ne vous fiez pas à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. » (1 Jn 4.1)

Et Paul dit aux chrétiens de son temps comment faire : « Les esprits des prophètes… sont soumis aux prophètes. » Ce que Paul veut dire, c’est que les gens qui se présentent comme des prophètes dans l’assemblée doivent exercer leur don spirituel sous le contrôle des autres prophètes qui sont déjà reconnus comme authentiques.

Je vous explique. Depuis longtemps dans l’histoire des hommes, Dieu a suscité des prophètes pour se faire connaître. Le plus grand d’entre eux était Moïse (Dt 34.10), que Dieu a envoyé pour délivrer les Israélites d’Égypte et pour leur communiquer toutes sortes d’instructions qui devaient encadrer leur relation avec Dieu. Dieu a authentifié Moïse par différents moyens spectaculaires aux yeux des Israélites (les plaies, la traversée de la Mer des Joncs, la manifestation du Sinaï, la gloire sur le visage, la nuée et la colonne de feu, la manne, etc.). Et à travers Moïse, Dieu a dit : « Voilà, il va y avoir d’autres prophètes. Mais s’il y en a un qui dit quelque chose qui ne s’harmonise pas avec ce que je vous ai déjà dit à travers Moïse, vous saurez que ce n’est pas un vrai prophète, même s’il fait des miracles sous vos yeux ! » (voir Dt 13.2-6).

Et dans l’histoire qui a suivi, il y a eu d’autres prophètes qui ont parlé de la part de Dieu et qui ont, au fil du temps, contribué à cette révélation que Dieu voulait donner aux hommes : Samuel, Élie, Élisée, le roi David, Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, etc., et puis au premier siècle : Jean-Baptiste, Jésus bien sûr le « prophète comme Moïse » (Dt 18.15), et puis les apôtres, et les prophètes comme ceux qui pouvaient être membres de l’église de Corinthe.

Et donc il faut imaginer toute cette histoire comme une longue ligne de production. Comme une entreprise qui mettrait en place la ligne de production de ses produits : au début vous avez les matières premières, et à la fin les produits finis qui sont prêts à être distribués. Pour ce qui nous concerne, on a des produits qui s’appellent « prophéties ». Mais dans toute bonne ligne de production, vous avez des contrôles. Et les produits qui sont défectueux ou qui ne correspondent pas au cahier des charges sont écartés. Ils ne sont pas distribués. Ils sont mis à la benne, ils sont détruits et oubliés à jamais. Et tout au long de l’histoire, les croyants étaient censés contrôler ce qui était produit sous l’appellation ou l’étiquette de « prophétie ». Impossible d’avoir une vraie prophétie qui ne serait pas cohérente avec les autres vraies prophéties, puisqu’elles sont censées avoir toutes le même auteur ultime : à savoir Dieu, qui ne change pas, « qui n’est pas un Dieu de désordre mais de paix » (v. 33).

Imaginez donc quelqu’un à l’époque du roi David, par exemple, qui se lèverait pour dire : « L’Éternel, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, m’a envoyé pour vous dire : Béni soit David, le fils d’Isaï—oracle de l’Éternel—qui ne manquera jamais d’un descendant sur le trône de Jérusalem. » (Jusqu’ici tout va bien.) « Prosternez-vous donc devant Baal le dieu des Philistins et les Philistins se prosterneront devant l’Éternel pour le servir. » Ah ! Contrôle, verdict, faux prophète, à la benne ! (Cf. le premier commandement).

Ou bien imaginez quelqu’un dans l’église de Corinthe : « Frères et sœurs, le Seigneur m’a parlé dans un rêve. Il m’a dit : Aimez-vous les uns les autres, je suis l’Alpha et l’Oméga, voici, je viens bientôt. » (Jusqu’ici tout va bien.) « Ainsi parle le Seigneur : de même que mon corps est retourné à la poussière, votre corps aussi disparaîtra à jamais, libérez-vous donc de ce monde matériel qui appartient aux démons. » Ah ! Alerte ! Fausse prophétie ! C’est incompatible avec le témoignage des Écritures. Celui-là, on va lui dire gentiment qu’il se plante, on va corriger ce qu’il a dit publiquement, et s’il récidive, on va le virer.

Vous comprenez comment ça marche ? Il faut être très vigilant, nous dit l’apôtre Paul. L’Église chrétienne doit exercer son discernement pour s’assurer que ce qui est dit au nom de Dieu provient bien de Dieu.

Et c’est dans ce contexte... que Paul interdit aux femmes de parler (v. 34-35). Ce n’est pas une interdiction absolue, puisqu’il semble admettre que des femmes puissent prophétiser (1 Co 11.5). Ce qu’il est en train de dire, c’est que les femmes ne doivent pas parler pour juger (v. 29), ou pour « se prononcer » sur l’authenticité des prophéties—ce rôle étant celui des responsables de l’église, qui sont nécessairement des hommes. Paul ne fait que reprendre ici quelque chose qu’il dit dans un autre passage (1 Tm 2.12), à savoir que Dieu confie certaines fonctions dans l’Église seulement à des hommes qualifiés.

Et pour défendre sa position, il s’appuie sur… la loi (v. 34), c’est-à-dire sur les écrits du grand prophète Moïse (Gn 3.16). Paul met en pratique ce qu’il dit : lui-même parle sous le contrôle des prophètes !

Et aujourd’hui, les responsables de l’Église Lyon Gerland doivent s’assurer à leur tour que les messages qui sont donnés ici au nom de Dieu sont bien conformes à ce que Dieu a révélé—même si ces messages étaient donnés avec énormément de persuasion, avec un talent oratoire extraordinaire, avec des signes et des prodiges, et même si un ange du ciel faisait son apparition sur la scène pour nous parler (cf. Ga 1.8).

Si on prétend que le Dieu unique et vivant parle dans l’église il faut donc être très attentif, mais aussi très vigilant, non ?

Il faut être très docile (v. 36-40)

Troisièmement et dernièrement, si on croit que Dieu parle dans l’église, il faut être très docile. Dans la fin de ce passage (v. 36-40), l’apôtre Paul veut corriger (encore) une certaine arrogance chez les Corinthiens, qui faisait que ces chrétiens étaient un peu trop sûrs d’eux. Ces chrétiens constataient qu’il y avait des prophètes dans leur église, et du coup, ils se disaient qu’ils devaient être assez exceptionnels spirituellement par rapport aux autres églises.

Et le résultat, c’est qu’ils se posaient plus comme donneurs de leçons que comme receveurs de leçons. Ils se voyaient comme des exportateurs de prophétie, des fournisseurs de révélation : « Heureusement qu’on est là, nous les Corinthiens, pour recevoir ces messages d’en-haut et pour les communiquer au reste du monde qui en a tant besoin ! »

Mais ce que Paul semble sous-entendre dans ces derniers versets, c’est que cette arrogance produisait de l’indiscipline et de l’insouciance. Ces mêmes Corinthiens qui pratiquaient ces dons spirituels assez spectaculaires, étaient très désordonnés. Et quand l’apôtre Paul intervient pour mettre de l’ordre, ils ont du mal à l’accepter, parce qu’ils sont fiers.

Mais Paul est en train de dire : « Oui, c’est bien qu’il y ait des prophètes parmi vous. C’est une grâce de Dieu. Maintenant, pratiquez ces choses, mais avec bienséance et avec ordre (v. 40). Moi aussi je suis prophète—et même apôtre—et je vous dis ça de la part du Seigneur ! Si vous êtes vraiment spirituels, vous devriez le reconnaître (v. 37). Descendez d’un étage, descendez de vos grands chevaux, calmez-vous un peu, grandissez un peu en humilité et en crainte. Effacez-vous un peu devant la parole de Dieu. Bref, soyez dociles, soyez disposés à laisser Dieu non seulement vous parler, et parler à travers vous, mais aussi vous gouverner. »

Ça me fait penser à quelqu’un qui subirait une intervention chirurgicale sous anesthésie locale. Ce n’est pas le moment de faire le fanfaron ! C’est une opération délicate. « Monsieur Sarran, bonjour, je suis le grand chirurgien de cet hôpital, je vais vous faire une incision à tel endroit, puis introduire une aiguille dans la jointure de vos vertèbres, à deux millimètres de votre moelle épinière, je vous prie de rester calme, de ne pas bouger, de me laisser faire. » C’est le moment d’être docile, vous comprenez ? C’est le moment d’avoir une certaine humilité et une certaine crainte respectueuse. Ce n’est pas le moment de s’agiter et de donner des leçons. Ce n’est pas le moment de vous fâcher avec le chirurgien !

Et c’est cette attitude que l’apôtre Paul veut voir chez les chrétiens. Si le chirurgien divin veut opérer notre âme par le moyen de sa parole—si c’est vrai que Dieu parle dans l’Église, par les saintes Écritures—il faut qu’on soit docile. Il faut qu’on soit disposé à le laisser faire.

Dans un autre passage, il est dit :

« La parole de Dieu est vivante et efficace, plus acérée qu’aucune épée à double tranchant ; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle est juge des sentiments et des pensées du cœur. » (Hé 4.12)

Ce n’est pas rien quand Dieu parle ! Ce n’est pas anodin, ce n’est pas un jeu, ce n’est pas une simple curiosité, ce n’est pas du folklore, ce n’est pas juste un exercice intellectuel. C’est, en fait, extrêmement important et délicat. Est-ce que j’ai même besoin de vous en convaincre ? Réfléchissez juste à ces trois mots : « Dieu nous parle » !

C’est la raison pour laquelle l’apôtre Paul dit que la prophétie est plus importante que le parler en langues (v. 39, voir aussi 14.1-4) : parce que par la prophétie, Dieu se fait connaître aux gens de manière intelligible.

Mais qu’est-ce qui peut nous aider à être dociles en réponse à cette réalité ? Eh bien c’est justement le cœur du message de Dieu, ce à quoi Paul a fait référence quand il a dit plus tôt dans sa lettre que finalement, tout ce qu’il a voulu faire connaître aux Corinthiens, c’était « Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1 Co 2.2). Voilà le cœur de ce que Dieu veut nous communiquer quand il parle.

On était perdu, séparé de lui, en proie au mal, et notre intelligence même était obscurcie—mais Dieu nous a aimés et s’est approché de nous par Jésus-Christ. Et il a payé la rançon de notre délivrance, il a pris sur lui le poids de notre perdition et l’a échangé contre son salut, si du moins nous plaçons notre confiance en lui. Nous étions indignes et il nous a sauvés quand même. Ce serait vraiment un comble si maintenant qu’on connaît Dieu, notre belle théologie toute sophistiquée et étincelante, solidement ancrée dans les Écritures, nous rendait fiers et insouciants ! Si ayant reçu la parole de Dieu, on se plaçait maintenant au-dessus d’elle pour donner des leçons au monde, au lieu de demeurer en-dessous d’elle pour laisser Dieu nous gouverner.

S’il est vrai que le Dieu unique et vivant parle dans l’Église ; s’il parle ici, à l’Église Lyon Gerland, par le moyen des saintes Écritures où sont consignées les paroles des prophètes que Dieu a envoyés ; si vraiment ce livre contient tout ce que Dieu a voulu nous faire connaître pour notre salut, pour notre foi et pour notre service ; alors il faut qu’on soit très attentif, très vigilant, et très docile. S’il est vrai que Dieu parle, il est très important qu’on se mette correctement à son écoute, et cela, notamment dans les réunions de l’église.

Alors quelle est votre réponse à cette réalité ? Quel est votre rapport à la Bible et à ses enseignements ? Quelle importance accordez-vous à la lecture personnelle de la Bible dans la semaine, à la réunion du mercredi soir où on échange autour de la Bible, et bien sûr au culte du dimanche où, comme ça vient de se passer aujourd’hui, on examine ensemble un passage particulier de la Bible, en cherchant à savoir ce que Dieu veut nous dire ?

Rendez-vous compte : quelle incroyable réalité quand on y pense ! Dieu tout-puissant, le Créateur du ciel et de la terre, communique avec les hommes ! L’être suprême, qui est « Esprit, infini, éternel et immuable dans son être, qui est sagesse, puissance, sainteté, justice, bonté et vérité » (Petit Catéchisme de Westminster) parle à ses créatures !

Il y a trois ans, la Chine a achevé la construction du plus grand radiotélescope du monde : une parabole de 500m de diamètre qui a coûté 180 millions de dollars, dont le but est de scruter l’espace à la recherche de signaux d’origine extraterrestre. Honnêtement, j’ai bien mieux à vous proposer : un livre qui coûte 1,90 EUR (mais qu’on serait heureux de vous offrir) dans lequel le Créateur de l’espace se fait connaître de manière intelligible—et je vous propose gratuitement aussi les réunions de son peuple sur la terre, les réunions de l’Église, où on apprend ensemble à mieux le connaître, à mieux comprendre ce qu’il a fait pour nous sauver, et à mieux le servir. Ça vous dit de faire ça en 2020 ?

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