Sois sans crainte !

Par Alexandre Sarranle 22 mars 2020

Ce qui est en train de se passer actuellement est tout simplement incroyable. Un petit virus invisible à l’œil nu a bouleversé le monde entier. C’est comme si la terre s’était arrêté de tourner. Nos grands-parents nous ont raconté la guerre de 1940 ; nous, on racontera à nos petits-enfants la pandémie de 2020. On est en territoire inconnu, pratiquement tous nos repères ont été renversés, et personne n’est vraiment capable de nous dire où on va, combien de temps ça va durer, et comment ce sera, après—si tant est qu’on s’en sort !

Du coup, on a peur. Il y a des gens qui ont peur d’attraper ce fameux virus, et de se retrouver très malade, peut-être même à l’hôpital. C’est peut-être votre cas, surtout si vous êtes une personne à risque, comme on dit. Vous avez peut-être peur de vous retrouver en réanimation, voire même de mourir et de laisser seuls votre conjoint ou vos enfants. Il y a des gens qui ont peur que leurs proches tombent malades. D’autres encore ont peur des conséquences de cette crise au niveau économique ou social. On nous dit que le monde ne sera plus jamais pareil.

Pour d’autres personnes encore, c’est le confinement qui fait peur. Combien de temps est-ce qu’on va devoir rester comme ça ? Dans une interview publiée hier dans le journal Les Échos, un psychologue nous explique : « Obliger les gens à rester longuement confinés chez eux a des effets psychologiques négatifs incluant des symptômes de stress post-traumatique, de la confusion et de la colère. Cela vient réactiver notre répertoire d’émotions de base : peur, colère, frustration. »

On a peur et c’est normal. Même en tant que chrétiens. Si on connaît un peu la Bible, on sait que le monde dans lequel on vit est en proie à des souffrances comme les catastrophes naturelles et les maladies. On n’est donc pas complètement surpris quand un fléau frappe notre monde, comme ce coronavirus actuellement. Mais on n’est pas sûr de ce qui va arriver quand la catastrophe se présente—et c’est là qu’intervient la peur. On a peur quand on perçoit un danger et qu’on imagine qu’il va nous arriver quelque chose de mal. On a peur parce qu’on ne sait pas ce qui va arriver et qu’on imagine le pire.

Même les croyants peuvent avoir peur, et ce n’est pas nouveau. Il se trouve que dans la Bible, le commandement le plus souvent répété est le suivant : « Sois sans crainte » ! Ce n’est pas par hasard ! Et dans le texte qu’on va lire, justement, Dieu s’adresse à son peuple (à l’époque, les Israélites), pour les rassurer dans des circonstances qui pouvaient leur faire très peur. On est 740 ans à peu près avant la naissance de Jésus, et les Israélites viennent de recevoir de la part du grand prophète Ésaïe l’annonce d’un bouleversement sans précédent dans leur histoire, qui va arriver bientôt.

Il ne s’agit pas d’une terrible épidémie, mais plutôt d’une terrible invasion. Des ennemis vont renverser leur pays. Quoi qu’il en soit, leur vie va changer à jamais. Pratiquement tous leurs repères vont disparaître. Leur monde va s’arrêter de tourner, et ils ont naturellement peur. Mais voici le message que leur adresse le prophète de la part de Dieu—et c’est aussi le message qui nous est adressé aujourd’hui en 2020, en pleine pandémie : le monde peut être bouleversé, mais les croyants peuvent traverser ces bouleversements avec une grande confiance. Comment avoir cette confiance ? La réponse se trouve dans le texte.

1/ Entre de bonnes mains (v. 8-9)

Pourquoi est-ce qu’on peut traverser les bouleversements de notre monde avec une grande confiance ? Parce que si on est croyant, on est entre de bonnes mains (v. 8-9), en bonne compagnie (v. 10), sous bonne protection (v. 11-12), et sur une bonne trajectoire (v. 13-14). Alors la première chose que nous apprend ce texte, c’est que les croyants sont spécialement précieux pour Dieu, c’est pourquoi on peut dire qu’on est entre de bonnes mains.

Si vous regardez le texte, vous pouvez remarquer la façon dont Dieu insiste, dans ces deux versets (8-9), sur le fait qu’il a « choisi » son peuple. Il l’a saisi, il l’a appelé, il a fait de son peuple son serviteur, son ami. Dieu s’est attaché à son peuple, ou plutôt, il a attaché son peuple à lui-même ; il se l’est attaché. Il l’a pris pour lui, et il exprime la force de cet attachement par une litote (quand on dit moins pour laisser entendre davantage, comme le fait Chimène en s’adressant à Rodrigue dans la pièce Le Cid  de Corneille : « Va, je ne te hais point : »). Dieu dit (v. 9) : « Je ne te rejette pas ! » C’est-à-dire : « Je tiens très fort à toi ! ».

Vous avez certainement chez vous des choses qui vous sont très précieuses. Plus précieuses que le reste. Imaginez qu’on vous dise : « Alex, on va détruire tout ce que tu possèdes. Mais avant, tu peux choisir un truc que tu peux garder. Un seul. Qu’est-ce que tu choisis ? Ta guitare ? Ta voiture ? Ton nounours en peluche ? » Le choix serait dur, mais vous arriveriez sûrement à une décision, en vous disant : « Bon, ça c’est vraiment ce que j’ai de plus précieux. Je vais le garder. »

Eh bien ça c’est le genre d’attachement que Dieu a pour les croyants. Si Dieu devait choisir un truc dans tout l’univers qu’il voudrait garder plus que tout autre chose, ce serait les croyants. Si on aime Dieu, si on se confie en Jésus parce qu’on reconnaît qu’il est lui-même Dieu fait homme, qui s’est approché de nous pour nous sauver et nous appeler à lui, si on a répondu à cet appel, eh bien ça fait de nous des croyants au sens biblique du terme—et en tant que croyants, Dieu nous dit : « Mon ami, je t’ai choisi, je t’ai saisi, je t’ai pris pour moi. »

Quoi qu’il arrive, on est entre de bonnes mains, en tant que croyants, parce que Dieu le Père nous a pris pour lui en son Fils, le Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. L’apôtre Paul dit que Dieu le Père nous a élus en Christ avant la fondation du monde et nous a prédestinés à être adoptés (Ép 1.4-5). C’est dire combien le lien qui nous attache à Dieu est fort ! C’est un lien d’adoption qui fait de nous, si on est croyant, mieux encore que des serviteurs et des amis : ça fait de nous des enfants de Dieu !

Le Père nous a choisis, « saisis », en son Fils. C’est-à-dire que nous lui sommes aussi attachés que son Fils éternel lui est attaché. Et si rien dans tout l’univers ne pourrait diviser Dieu, la sainte Trinité : Père, Fils et Saint-Esprit, alors rien dans tout l’univers ne peut non plus nous séparer de cette communion que nous avons, par le Saint-Esprit, « avec le Père et avec son Fils » (1 Jn 1.3). Les circonstances qu’on traverse actuellement sont susceptibles de nous faire peur, mais les croyants sont spécialement précieux pour Dieu. On est entre de bonnes mains !

2/ En bonne compagnie (v. 10)

Deuxièmement. Le texte nous fait comprendre que Dieu est tout près des croyants dans leurs épreuves, c’est pourquoi on peut dire qu’on est en bonne compagnie. Regardez le verset 10. « Sois sans crainte. » Pourquoi ? « Car je suis avec toi ». D’accord, mais pourquoi est-ce que ça devrait me rassurer ? « Parce que je suis ton Dieu ». C’est comme quand Dieu appelle Moïse depuis le buisson ardent et qu’il l’envoie en mission en Égypte : Moïse a peur, il ne veut pas le faire, alors Dieu lui dit : « Je suis avec toi », et Moïse répond : « Euh, je veux bien, mais toi, qui es-tu ? ». Et c’est là que Dieu lui révèle son nom : Yahvé, « Je suis celui qui suis » (Ex 3.13-14). « Tu diras aux Israélites : Celui qui s’appelle Je suis (l’Éternel) m’a envoyé vers vous. »

Il ne suffit pas de savoir que quelqu’un est avec nous. Il faut encore que ce soit la bonne personne. Si vous étiez malade, en détresse respiratoire, et que vous appeliez le 15 pour recevoir de l’aide… Imaginez qu’on vous réponde : « C’est bon, rassurez-vous, on vous envoie quelqu’un. C’est juste qu’on n’a plus de médecins, on vous envoie un plombier. » Le fait d’avoir quelqu’un avec vous, ce n’est pas juste ça qui va vous rassurer ! Vous voulez avoir quelqu’un avec vous qui s’y connaît ! Quelqu’un qui peut comprendre ce qui ne va pas et qui pourra vous soutenir et vous aider en connaissance de cause.

Et ici, Dieu rappelle aux croyants qu’il est avec eux dans leurs épreuves, et qu’il ne fait pas juste de la figuration. Il n’est pas là juste comme Wilson le ballon de volley dans le film Seul au monde, qui tient compagnie à Tom Hanks Il n’est pas comme les idoles des nations qui sont faites de pierre ou de bois, il n’est pas juste un talisman ou un gri-gri ou un doudou—un objet symbolique qu’on peut serrer pour se rassurer. Non, il est l’Éternel, le Dieu unique et vivant, le Créateur tout-puissant des cieux et de la terre, l’auteur et le gouverneur de l’univers, et, dit-il, « Je suis ton Dieu ». Je suis le spécialiste de tes circonstances, et je suis à toi.

Si on est croyant, on est en bonne compagnie ! D’autant plus que Dieu s’est réellement approché de nous par Jésus, le Christ. Dieu s’est incarné—c’est un mystère, mais Dieu a pris en plus de sa nature divine une véritable nature humaine en la personne de Jésus. Et en tant qu’homme, Jésus a connu les faiblesses de notre chair sans jamais commettre le mal. Jésus sait ce que c’est d’être seul et angoissé ; il a même été trahi et abandonné par ses amis les plus proches. Il sait ce que c’est de souffrir physiquement, et même jusqu’à l’agonie.

Si vous connaissez Jésus, vous êtes en bonne compagnie, même si vous êtes tout seul, confiné chez vous. Dieu est avec vous. Il est vivant, il est tout-puissant, et il est avec vous. Il sait ce que c’est de souffrir, et il est avec vous. Il est le spécialiste de vos circonstances, et il est avec vous. Dieu est tout près des croyants dans leurs épreuves. Comme le dit le Nouveau Testament : « Du fait que Jésus a souffert lui-même quand il fut éprouvé [ou tenté], il peut secourir ceux qui sont éprouvés [ou tentés] » (Hé 2.18).

3/ Sous bonne protection (v. 11-12)

Ce qui nous amène au troisième point. Troisièmement, le texte nous fait comprendre que Dieu est l’ennemi des ennemis de ses amis, c’est pourquoi on peut dire que les croyants sont sous bonne protection. Dans les versets 11-12, Dieu maudit en quelque sorte les ennemis de son peuple. Il fait comprendre à son peuple que lui, le vrai Dieu, est du côté de son peuple. Il est dans leur camp. Et Dieu tout-puissant prononce la sentence de ceux qui font la guerre à son peuple : ils vont perdre. Ils seront anéantis.

Et c’est censé être rassurant pour le peuple de savoir que non seulement Dieu est avec eux pour compatir à leurs souffrances et pour les fortifier, mais qu’il est avec eux aussi avec la puissance d’anéantir leurs ennemis. Alors bien sûr, Dieu n’est pas en train de dire à son peuple : « Ne vous inquiétez pas, quand les ennemis vont envahir votre pays, vous serez invulnérables, les flèches vont rebondir sur votre torse, et quand ils verront ça, les méchants vont prendre leurs jambes à leur cou. » Non, pas du tout.

Le prophète a déjà, longuement, annoncé les bouleversements à venir. Les méchants vont envahir le pays et renverser la nation. Il va y avoir de la souffrance et des morts. Mais Dieu veut que les croyants s’appuient par la foi sur cette déclaration de Dieu : « Vos ennemis sont mes ennemis, et j’ai la puissance de les anéantir ». Et avec cette conviction dans le cœur, les croyants vont pouvoir traverser les bouleversements à venir avec confiance.

Un jour je faisais de l’escalade avec Denis (un autre responsable de l’église). C’est moi qui grimpais, et Denis qui m’assurait. Et Denis m’a dit : « Quand tu arriveras en haut de la voie, tu ne mettras pas la corde dans le relais, mais tu te laisseras tomber, OK ? ». Et quand je suis arrivé en haut, Denis retenait la corde pour que je n’aie pas assez de mou pour la faire passer dans le relais ! Je me suis dit : « C’est pas sympa. Denis a le pouvoir de me délivrer de cette situation, et au lieu de ça, il me force à tomber dans le vide, ce qui est très désagréable. » C’était une équation à résoudre pour moi. 1/ Denis a le pouvoir de m’épargner cette expérience désagréable. 2/ Denis a choisi de ne pas exercer ce pouvoir en ce moment précis. 3/ Je sais pourtant que Denis m’aime bien. Comment est-ce que je dois donc réagir dans cette situation ? Eh bien plutôt que paniquer, je peux avoir confiance. Je vais tomber, mais c’est sous le contrôle de quelqu’un qui me veut du bien. Et ce genre de chute forcée fait partie, en fait, de l’apprentissage de l’escalade.

De la même façon, les Israélites qui vont faire l’expérience de l’invasion des ennemis, savent (parce qu’ils ont toutes les promesses des Écritures saintes) que 1/ Dieu a le pouvoir d’anéantir leurs ennemis ; 2/ que Dieu a choisi de ne pas exercer ce pouvoir tout de suite ; et 3/ que Dieu tient quand même fortement à son peuple. Donc au lieu de paniquer, ils peuvent traverser ces difficultés avec confiance, parce que tout cela arrive sous le contrôle de quelqu’un qui leur veut du bien.

Et ça doit nous rassurer nous aussi aujourd’hui. Dieu est l’ennemi des ennemis de ses amis. Dieu est l’ennemi du coronavirus. Dieu est l’ennemi de ce qui a mis notre vie ordinaire—et le monde entier—à l’arrêt. Dieu a le pouvoir d’anéantir le coronavirus. Mais Dieu a choisi de ne pas exercer ce pouvoir tout de suite. Néanmoins, Dieu aime les croyants d’un amour indéfectible. On est sous bonne protection, si on est croyant. Ça ne veut pas dire qu’on est prémuni contre le virus, contre une hospitalisation ou contre la mort—pas du tout. Mais ça veut dire qu’on peut traverser tout ça avec confiance au lieu d’être en panique. Parce que tout ça arrive sous le contrôle de quelqu’un qui nous veut du bien.

4/ Sur une bonne trajectoire (v. 13-14)

Et ça nous amène au quatrième et dernier point. Les derniers versets de ce passage (v. 13-14) nous font comprendre, en fait, que non seulement tout arrive sous le contrôle de quelqu’un qui nous veut du bien, mais que l’issue de l’histoire sera assurément favorable aux croyants. C’est pourquoi on peut dire qu’on est sur une bonne trajectoire.

Si vous regardez bien ces deux versets, vous verrez que Dieu met vraiment en relief le contraste entre la vulnérabilité de son peuple (« vermisseau de Jacob, faibles mortels d’Israël ») et sa puissance à lui (« Je suis l’Éternel, ton Dieu, le Saint d’Israël »). Et quelle est la promesse que ce Dieu tout-puissant et glorieux fait à ce petit peuple fragile ? Par deux fois il la répète : « Je viens à ton secours » (ce qu’il avait déjà dit au v. 10). Peut-être que les circonstances vont être difficiles, mais Dieu a dit qu’il viendrait au secours de son peuple.

Vous imaginez ? Les méchants commencent à envahir votre pays, il y a beaucoup de pertes et de souffrances, votre monde est bouleversé, mais Dieu a dit : « Je viens au secours de mon peuple ». Si vous croyez vraiment cette parole, si vous croyez vraiment que Dieu a dit ça et qu’il est digne de confiance, qu’est-ce que ça va changer à votre perception des circonstances difficiles que vous traversez ? C’est un peu comme si vous étiez un résistant sous l’occupation, et qu’un beau matin, vous apprenez par vos réseaux clandestins que les Alliés s’apprêtent à débarquer en Normandie. Toute la puissance du monde libre vient à votre secours. Si vous le croyez, ça ne met pas un terme immédiatement à vos difficultés, mais ça change votre perspective par rapport à vos difficultés, non ?

Est-ce que vous êtes convaincus ce matin que le projet de Dieu s’accomplira, et que ce projet est un projet merveilleux pour les croyants ? La Bible nous explique du début à la fin que le monde va mal parce que le monde s’est coupé de Dieu. On lui a tourné le dos. On s’obstine à vouloir vivre sans lui, alors qu’il est le bon Roi de l’univers. Mais heureusement pour nous, Dieu ne nous a pas tourné le dos, lui. Il s’est approché de nous par Jésus, il a connu notre condition humaine, il est devenu lui-même un « vermisseau » et un « faible mortel »--et il a fait ça pour nous délivrer. Il est mort sur la croix en prenant sur lui nos fautes, et il est ressuscité en vainqueur sur le mal et la mort.

Maintenant, il nous appelle à lui, avec une promesse : c’est que si on est croyant, il nous destine à vivre éternellement avec lui dans la gloire du paradis, c’est-à-dire sur une terre qui sera, un jour, purgée de tout mal, débarrassée de toute maladie, de toute souffrance, de tout danger. Il nous destine à être guéris et consolés. Voilà quel est le projet de Dieu, et il tiendra bon parce que Dieu a la puissance de l’accomplir !

L’issue de l’histoire sera assurément favorable aux croyants. On peut en être convaincu parce que c’est la promesse de Dieu. Si on est croyant, on est sur une bonne trajectoire, quelles que soient les circonstances actuelles qu’on traverse. Cette bonne trajectoire ne nous épargnera pas forcément les souffrances. Elle ne nous épargnera pas le confinement ou la solitude ; elle ne nous prémunit pas contre la maladie ou une éventuelle hospitalisation ; elle ne nous protège pas contre la mort ou celle d’un proche. Mais elle nous amènera pour sûr à destination, auprès de Dieu, dans la joie de sa présence pour toujours.

Cette espérance peut radicalement changer notre perception des épreuves qu’on traverse actuellement. C’est pourquoi je disais en introduction : le monde peut être bouleversé, mais les croyants peuvent traverser ces bouleversements avec une grande confiance. Si on est croyant, si on a placé sa confiance en Jésus, si on aime Dieu et qu’il a les commandes de notre vie, alors ce texte nous déclare qu’on est entre de bonnes mains, en bonne compagnie, sous bonne protection, et sur une bonne trajectoire.

Pour résumer tout ce passage, on pourrait paraphraser cette parole tirée du Psaume 118 : « L’Éternel est pour moi, je ne crains rien : que peuvent me faire des hommes ? » (Ps 118.6). Ou que peut me faire le coronavirus ? Ou que peut me faire une crise économique et sociale planétaire ? L’Éternel est pour moi, si je suis attaché à Jésus par la foi !

Si vous ne connaissez pas encore Dieu personnellement, je voudrais vous encourager à le chercher. La Bible dit que Dieu « récompense ceux qui le cherchent » (Hé 11.6). Lisez la Bible, priez dans le secret et la simplicité de votre cœur, cherchez à rencontrer des chrétiens et demandez-leur conseil. La Bible dit encore que Dieu « n’est pas loin de chacun de nous » (Ac 17.27). Si nécessaire, envoyez-moi un message sur l’adresse mail de notre église.

Et si vous connaissez Dieu, si vous avez déjà une relation personnelle avec lui, par la foi en Jésus, alors ce que vous pouvez faire de mieux ces jours-ci, dans le confinement de vos maisons, c’est entretenir cette relation. Vous avez peut-être plus de temps que d’habitude. Lisez la Bible, seul ou en famille. Priez. Priez pour vous-mêmes, pour vos proches, pour notre église, pour vos voisins et vos collègues. Et puis abreuvez-vous des promesses de Dieu, rappelez-vous en permanence, jour après jour, la fidélité de Dieu, et la bonne nouvelle de notre salut en Jésus-Christ.

Notre union d’églises nous invite aussi, en cette période difficile, à nous unir dans la prière et la supplication pour notre pays et notre monde. Une liste de lectures quotidiennes tirées de la Bible, surtout des Psaumes, nous est proposée pour stimuler notre prière. Cette liste sera publiée prochainement sur le site et sur la page Facebook de l’église.

Oui, c’est normal d’avoir peur. Mais l’Éternel notre Dieu nous a attachés à lui, il est avec nous, il est notre Dieu, et il vient à notre secours.

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