Dieu veut te relever

Par Alexandre Sarranle 31 juillet 2022

« Est-ce que Dieu peut vraiment faire quelque chose pour moi ? » C’est la question que vous vous êtes peut-être déjà posée un jour, ou qui sait, que vous vous posez peut-être même aujourd’hui.

Peut-être que vous avez déjà eu l’impression d’être au bout du rouleau ? D’avoir touché le fond ? Peut-être que vous avez déjà été profondément découragé par l’état de votre vie, au point de vous dire que vous aviez peut-être atteint un point de non-retour ? Peut-être que ce découragement était d’autant plus fort que vous vous disiez que si vous en étiez là, c’était par votre faute ?

Vous auriez dû arrêter de fumer, mais c’est trop tard : vous avez détruit vos poumons, votre gorge, vos dents, et personne ne va vous rendre les 20 ans d’espérance de vie que vous avez perdus. Vous auriez dû éviter toutes ces familiarités avec votre jolie secrétaire, mais c’est trop tard, vous avez eu une liaison et vous avez fait exploser votre famille. Vous n’auriez pas dû contracter tous ces prêts à la consommation, mais c’est trop tard, maintenant vous êtes sur la paille, endetté pour les 350 prochaines années.

Vous auriez dû chercher de l’aide plus tôt, quand vous vous êtes rendu compte que la pornographie était en train d’établir son emprise sur vous, mais maintenant, vous êtes devenu esclave de ce type de contenu sur internet, vous vous dégoûtez vous-même et vous ne voyez pas comment vous pourriez vous en sortir. Vous auriez dû rouler moins vite sur cette départementale, mais c’est trop tard, l’accident a eu lieu, et vous devez en porter dorénavant les séquelles.

Vous n’auriez pas dû laisser traîner ce conflit, cette dispute, avec votre conjoint, ou ce membre de votre famille, si seulement vous aviez su qu’il (ou elle) allait partir si soudainement. Vous auriez dû mieux organiser votre emploi du temps et mieux définir vos priorités ; maintenant, vous croulez sous le travail en retard, vous vivez sous une pression incroyable, vous êtes en burn-out, incapable de fonctionner, et vous avez trop honte pour en parler à quelqu’un.

Bref, j’aurais voulu faire des choix différents, avoir une vie différente, me consacrer davantage au bien, valoriser ce qui compte vraiment, renoncer à mes comportements égoïstes et destructeurs, chercher Dieu quand j’avais encore toute la vie (ou la santé) devant moi. Comment ai-je pu en arriver là ? Je ne peux plus faire demi-tour. Je n’ai plus le temps, je n’ai plus les moyens, je n’ai plus la motivation, je n’ai plus d’espoir. Même ma relation avec Dieu (si je suis croyant) est devenue quasi-inexistante. Il ne me reste que mes yeux pour pleurer.

« Est-ce que Dieu peut vraiment faire quelque chose pour moi ? »

Ce genre de réflexions, c’est exactement celles qu’avaient les Israélites dans la Bible, il y a à peu près 2500 ans, lorsqu’ils ont reçu la prophétie que nous allons lire dans un instant. De nombreux Israélites avaient l’impression d’être au bout du rouleau et d’avoir touché le fond, par leur propre faute. Ils se disaient : « Nos crimes et nos péchés sont sur nous, et c’est à cause d’eux que nous sommes frappés de langueur [ou : que nous pourrissons] ; comment pourrions-nous vivre ? » (Éz 33.10).

Et Dieu leur a envoyé un prophète du nom d’Ézéchiel, avec un message de sa part à ce sujet. Et ce message est pour nous aussi, si on est prêt à faire confiance à Dieu, ce matin, et c’est le suivant : « Prends courage, Alex, car rien ne peut résister à mon projet qui consiste à complètement te relever ». Oui, Dieu veut te relever ! Ah bon ? Comment ça ? Eh bien regardons le texte.

Dieu confirme le diagnostic (v. 1-3)

Si parfois vous êtes profondément découragé par l’état de votre vie, la première chose que Dieu veut vous faire comprendre à travers ce texte, c’est qu’il confirme votre diagnostic.

Vous avez remarqué que le prophète Ézéchiel reçoit une vision, où il se trouve dans une vallée (celle où, au tout début de son ministère, il avait été confronté à la gloire de Dieu, cf. Éz 3.22), et cette vallée est remplie d’ossements. Dieu lui fait examiner ces ossements (v. 2) et constater, comme un médecin légiste, qu’ils sont très nombreux, et très secs.

Il est évident, dans le contexte, que c’est une représentation figurée du peuple d’Israël (cf. v. 11). Alors pour bien comprendre la portée de ce texte, il faut bien comprendre son contexte. À ce moment de l’histoire, depuis plusieurs années, de nombreux Israélites (dont Ézéchiel) vivent en exil à Babylone, où ils ont été déportés après que Jérusalem est tombée aux mains du roi de Babylone. C’était un jugement de Dieu à l’encontre de son peuple, à cause de ses péchés.

Mais pendant cet exil, la situation a encore empiré, puisque les Israélites qui restaient à Jérusalem ont continué de se rebeller contre Dieu, si bien que « l’Éternel fit monter contre eux le roi des Chaldéens et tua par l’épée leurs jeunes gens dans leur temple ; il n’épargna ni le jeune homme, ni la jeune fille, ni le vieillard, ni l’homme aux cheveux blancs. Il livra tout entre ses mains. Neboukadnetsar emporta à Babylone tous les objets de la maison de Dieu, grands et petits, les trésors de la maison de l’Éternel et les trésors du roi et de ses ministres. Ils brûlèrent la maison de Dieu, ils renversèrent la muraille de Jérusalem ; ils livrèrent au feu tous ses donjons et détruisirent tous les objets précieux » (2 Ch 36.15-19). Et les derniers survivants de Jérusalem ont ensuite été déportés à leur tour à Babylone.

Voilà l’état de la vie des Israélites, et pourquoi ils sont nombreux à avoir l’impression d’être au bout du rouleau. Voilà pourquoi ils ont l’impression de « pourrir » sous l’effet de leurs péchés. Et c’est après avoir reçu la nouvelle de la destruction de Jérusalem et du temple, qu’Ézéchiel reçoit à son tour cette vision.

Le peuple d’Israël est donc comparé à un tas d’ossements très secs. On a l’impression que leur histoire est terminée. Plus possible de faire demi-tour : la cité de Dieu et le temple de Dieu sont détruits, rayés de la carte. Tous ces gens sont morts, et ceux qui ont survécu ont été déportés et asservis à une puissance étrangère.

Et la question que Dieu pose à Ézéchiel est une question rhétorique : « Ces os pourront-ils revivre ? » (v. 3). À vue humaine, la réponse est évidente. Bien sûr que non. Mais la réponse d’Ézéchiel est, elle aussi, rhétorique. « Seigneur Éternel, c’est toi qui le sais ! » Autrement dit, la situation est tellement catastrophique qu’elle semble irréversible et désespérée. « Mais en tant que prophète je suis un petit peu théologien, et je dois bien admettre que rien n’est impossible à Dieu. Alors je te renvoie la balle. »

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce texte, ici, est destiné à des gens qui ont douloureusement conscience de l’état de leur vie, et qui sont en train de désespérer. Et du coup, la première chose que Dieu veut leur dire, c’est qu’il confirme leur diagnostic. Oui, effectivement, vous êtes bien dans une situation désespérée. Étant donné tout ce qui s’est passé dans votre vie, vous avez vraiment touché le fond.

Et de la même façon, aujourd’hui si vous êtes au bout du rouleau, ou profondément découragé, sachez que Dieu confirme votre diagnostic.

On aimerait peut-être qu’il en soit autrement, mais la réalité, c’est que, notre vie, livrée à elle-même, tend vers la destruction. Pourquoi ? Parce que d’après la Bible, on est des êtres déchus, c’est-à-dire dysfonctionnels, et on est enclin vers le mal. Livrés à nous-mêmes, on ne sait pas faire les bons choix, on ne sait pas préserver nos relations avec les autres, on ne sait pas suivre Dieu. On est même en proie aux mauvaises décisions des autres ! On est « pécheur » au sens biblique, c’est-à-dire qu’on est séparé de Dieu, et comme on n’est pas fait pour vivre séparé de Dieu, notre vie tend vers la destruction.

C’est ce que dit l’apôtre Jacques dans le Nouveau Testament : « Le péché, parvenu à son terme, engendre la mort » (Jc 1.15), ou l’apôtre Paul : « Le salaire du péché, c’est la mort » (Rm 6.23), ou encore : « Vous étiez morts par vos fautes et par vos péchés dans lesquels vous marchiez autrefois selon le cours de ce monde » (Ép 2.1-2).

Alors de deux choses, l’une : soit vous pouvez affirmer ce matin que vous n’avez aucun problème dans la vie, dans ce cas je vous félicite et je vous dispense d’écouter la suite de cette prédication.

Soit vous avez des problèmes dans la vie, et vous pouvez reconnaître qu’étant livré à vous-même, votre vie va tendre dans cette direction, qui en fin de compte est celle de la destruction et de la mort. Peut-être que ce diagnostic s’impose déjà à vous douloureusement. Dans ce cas, tant mieux, car Dieu confirme votre diagnostic, et il a une bonne nouvelle à vous annoncer à ce sujet dans la suite du passage.

Mais si vous avez des problèmes, et que vous refusez de reconnaître qu’en fin de compte, vous êtes aussi démunis face à vos problèmes que les squelettes desséchés de la vision d’Ézéchiel, je suis désolé, mais vous n’allez pas pouvoir apprécier la suite du passage, qui s’adresse vraiment aux gens qui ont conscience de leur faiblesse, qui sont lucides sur leur condition, et qui reconnaissent les effets destructeurs et mortels d’une vie livrée à elle-même.

Dieu désigne le remède (v. 4-10)

Mais écoutez la suite quand même ! La deuxième chose que Dieu veut vous faire comprendre, si vous êtes profondément découragé par l’état de votre vie, c’est qu’il a prévu un remède. Ce remède se résume à deux ordres que le prophète, dans cette vision, doit prononcer de la part de Dieu. Le premier ordre adressé aux ossements : « Écoutez la parole de l’Éternel ! » (v. 4). Le second ordre adressé à l’Esprit-Saint : « Souffle sur ces morts ! » (v. 9).

Alors c’est très bizarre ce qui se passe. Dieu dit à Ézéchiel de parler… aux ossements et de leur annoncer une bonne nouvelle, c’est que Dieu va les reconstituer et les faire revivre. Ézéchiel obéit, et au fur et à mesure qu’il prêche à ces squelettes, voilà que les corps se reconstituent (v. 4-8). Ensuite, Ézéchiel doit invoquer l’Esprit de l’Éternel, c’est-à-dire le Saint-Esprit (la référence ici est évidente à Gn 1.2, l’Esprit qui plane au-dessus des eaux, produisant un effet bénéfique ; et Gn 2.7). Et le prophète dit à l’Esprit d’intervenir pour redonner la vie à ces personnes reconstituées (v. 9-10).

Ce que Dieu est en train de faire ici, c’est de montrer aux Israélites qui sont désespérés à Babylone, où se trouve leur seul espoir. Il leur désigne le remède. Ce remède se trouve dans l’action puissante de l’Esprit de Dieu, agissant par le moyen de sa parole.

Du coup, Dieu veut que les Israélites accordent de la valeur à sa parole, qu’ils s’attachent à sa parole et à l’œuvre de l’Esprit. Dieu veut produire un certain état d’esprit chez les Israélites par rapport à sa parole.

Imaginez que vous soyez un peu comme moi, vous avez la quarantaine, et vous commencez à prendre du ventre et à diminuer en endurance physique. Et on vous dit : « Ce qu’il te faut, mon cher Alex, c’est de l’exercice. » OK. Maintenant, disons que je crois à cette vérité, et que je la prends à cœur, parce que j’ai envie de me remettre en forme. Et disons qu’un jour, je vais rendre visite à un paroissien qui habite au sixième étage sans ascenseur. Eh bien si vraiment je crois que l’exercice physique est bon pour moi, et que j’ai envie de retrouver la forme, alors mon état d’esprit va être différent, et au lieu de grogner qu’il n’y a pas d’ascenseur, je vais au contraire recevoir ces six étages d’escaliers comme quelque chose de bien et de profitable.

Et même, qui sait, s’il y avait eu un ascenseur, peut-être que j’aurais choisi de prendre les escaliers ! Parce que la conscience de mon besoin, mon désir d’aller mieux, et la conviction de ce qui peut aider, ça aura changé mon état d’esprit par rapport à ce truc qui peut sembler un peu pénible ou barbant, mais qui en réalité va m’aider.

De la même façon, le texte ici est censé inciter les Israélites à avoir un certain état d’esprit par rapport à la prédication du prophète, c’est-à-dire par rapport à l’annonce des promesses de grâce de Dieu. Si vraiment Dieu est en train de désigner ici le remède par lequel les Israélites peuvent revivre, alors ces Israélites qui ont conscience de leur faiblesse, au lieu de considérer la parole de Dieu et la prédication des prophètes comme étant quelque chose de plutôt pénible ou barbant, de banal ou d’insignifiant, ils vont plutôt accueillir la parole de Dieu, apprécier la parole de Dieu, tirer profit de la parole de Dieu, et s’appuyer sur la parole de Dieu, tout en se confiant à Dieu pour qu’il agisse en eux par la puissance de son Esprit. Bref, ils vont être attentifs et réceptifs.

Et cette attitude-là, c’est tout simplement l’attitude de la foi. C’est l’attitude qu’on est censé avoir encore aujourd’hui. Le Nouveau Testament nous dit que « la bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux. Mais [concernant certains Israélites], la parole qu’ils avaient écoutée ne leur servit de rien, car ceux qui l’entendirent ne la reçurent pas avec foi » (Hé 4.2).

Vous êtes peut-être au bout du rouleau, vous avez touché le fond et vous avez douloureusement conscience de votre faiblesse. Dieu confirme votre diagnostic. Mais il vous dit aussi qu’il ne vous a pas abandonné dans cette situation. Il vous dit aussi que même si vous êtes un squelette desséché, il peut vous faire revivre. Il veut te relever. Il a prévu ton salut, et il a pourvu à ton salut. Et il te désigne son remède !

Alors, « ossements desséchés, écoutez la parole de l’Éternel ! » Dieu est venu nous rejoindre dans notre condition, il a connu lui-même notre faiblesse, il s’est incarné en Jésus-Christ, et il a pris sur lui les conséquences de nos fautes et de nos péchés, si horribles soient-ils. Il est mort et ressuscité pour nous délivrer de ces conséquences, et pour nous réconcilier avec Dieu et pour nous offrir la vie éternelle.

Et si, en entendant ce que je suis en train de te dire, mon ami, tu accueilles cette parole et ces promesses avec enthousiasme, avec un espoir renouvelé, avec gratitude et joie, c’est que l’Esprit-Saint est en train d’agir en toi. C’est l’Esprit-Saint qui fait naître la foi, et peut-être qu’il est en train de faire cela en toi aujourd’hui, et si tu penses que c’est le cas, ne lui résiste pas !

Et ce texte nous dit aussi qu’en tant que chrétiens, on peut avoir beaucoup d’assurance dans le fait de témoigner de notre espérance auprès des gens autour de nous qui ne croient pas. Vous vous rendez compte que le prophète Ézéchiel prêche à des squelettes, et la Parole de Dieu est si puissante que les squelettes se mettent à revivre ! Nous aussi, on peut parler de l’Évangile aux non-croyants de notre entourage. Ce n’est pas grave si on ne sait pas très bien faire—on peut leur raconter tout simplement l’histoire de Jésus, mort et ressuscité. On peut leur proposer un Parcours Découverte, qui consiste tout simplement à faire un survol de la Bible pour en découvrir le contenu.

En tout cas, dans ce passage, Dieu désigne le remède à notre situation désespérée, en pointant ses promesses de grâce, c’est-à-dire l’Évangile, qui est « une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » (Rm 1.16). Et c’est le Saint-Esprit qui actionne cette puissance dans notre vie pour nous donner la foi.

Dieu promet la guérison (v. 11-14)

Très bien. Mais qu’est-ce que ça change à mes problèmes actuels ? Eh bien regardons la fin du passage. La dernière chose que Dieu veut vous faire comprendre ici, si vous vous demandez si Dieu peut faire quelque chose pour vous, c’est que Dieu va complètement vous guérir. Si, si !

Dans la dernière partie de ce passage, Dieu explique à Ézéchiel (et aux Israélites) le sens de la vision qu’il vient d’avoir. Il dit qu’il fera remonter les Israélites de leurs tombes, qu’il les fera revenir sur le territoire d’Israël, qu’il mettra son Esprit en eux, et qu’il les fera vivre.

Certains commentateurs se demandent si Dieu est en train d’interpréter la première vision sous la forme d’une nouvelle métaphore (le fait de sortir des tombes), ou bien si l’explication est que, littéralement, Dieu ressuscitera son peuple. Je pense qu’il n’est pas très important de trancher la question, puisque l’idée générale, en tout cas, c’est que même la mort ne peut pas s’opposer au rétablissement que Dieu promet à son peuple.

Et cela s’applique à tout point de vue, que ce soit par analogie ou au sens littéral. La vie que communique l’Esprit-Saint est une vie qui résiste même à la mort.

Du coup, ce que cela veut dire dans le contexte du message d’Ézéchiel, c’est que Dieu promet aux croyants une guérison absolument complète et définitive, quelle que soit la situation dans laquelle ils sont. Ils ont peut-être l’impression d’être au bout du rouleau, et d’avoir touché le fond, et d’avoir dépassé le point de non-retour, mais en réalité, il est impossible qu’ils soient tombés trop bas pour Dieu. Même s’ils étaient morts et enterrés : en tant que croyants, ils ne seraient quand même pas hors d’atteinte de l’accomplissement du projet de grâce de Dieu pour eux.

Imaginez que vous achetiez un appareil électro-ménager dans un magasin. Et on vous dit que ce magasin, c’est celui qui a de loin le meilleur service après-vente. Quelque temps plus tard, vous appelez le SAV, et vous êtes un petit peu dans l’embarras. « Voilà, écoutez, il y a mon appareil qui ne fonctionne pas très bien. – Pas de problème, c’est couvert, on va vous le réparer. – Oui, mais c’est-à-dire qu’il est vraiment cassé. – C’est couvert, ne vous inquiétez pas. – Oui, mais en fait, c’est ma faute. – Rassurez-vous, c’est bon, c’est couvert quand même. – Oui, mais vous ne comprenez pas, en fait je me suis vraiment énervé contre la machine l’autre jour, j’ai tapé dessus avec une masse, ensuite je l’ai jeté par-dessus le balcon, après j’ai ramassé les morceaux, j’ai versé de l’acide dessus, et enfin j’ai tout fait fondre dans un fourneau. Il n’en reste vraiment pas grand-chose. – Cher ami, ne vous en faites pas. C’est couvert. On va vous remplacer l’appareil, non seulement cela, mais vous avez acheté le modèle à 300 euros, on va vous donner à la place l’appareil à 3000 euros. »

Vous voulez connaître le nom du magasin ? Ça s’appelle le royaume de Dieu !

Ce que Dieu nous fait comprendre dans ce texte, ici, est absolument extraordinaire. Oui, si on est livré à nous-mêmes, notre vie tend vers la destruction ; oui, Dieu confirme ce diagnostic, et si vous mesurez votre faiblesse, c’est déjà une grâce de Dieu. Mais ensuite, Dieu vous désigne son remède, qui est dans l’Évangile. On est des êtres dysfonctionnels, notre destination finale et naturelle, c’est la destruction et la mort, mais Dieu a envoyé son Fils Jésus-Christ dans le monde pour nous tirer de là. Il est venu pour être détruit à notre place, pour subir jusqu’aux ultimes conséquences de nos péchés, à notre place. Et donc l’Esprit-Saint prend cette bonne nouvelle et veut l’appliquer à notre vie. Il veut nous donner la foi, nous régénérer à l’intérieur, nous redonner une relation personnelle et vivante avec Dieu qui nous a créés, et nous inciter à apprécier sa parole et à tirer profit de sa parole, et à nous abreuver d’elle, car c’est le remède de Dieu à notre désespoir.

Super. Mais maintenant, qu’est-ce que Dieu compte faire de nos problèmes ? Il compte entièrement nous guérir, et nous donner une vie qui était même mieux qu’avant. Tel est son projet en fin de compte pour nous !

« Non, mais tu ne comprends pas, Seigneur : ma vie est vraiment en ruines. – Ne t’inquiète pas, c’est couvert. – Non, mais, elle est tombée en ruines par ma faute. – Rassure-toi,  je vais la réparer. – Non mais attends, je l’ai vraiment gâchée, et gaspillée, et il n’en reste pratiquement rien. – Écoute, même la mort ne peut pas te séparer de mon amour, si tu es attaché à Jésus par la foi. Tu avais une vie à 300 euros, je vais te donner une vie éternelle à trois millions d’euros. »

Alors vous voyez, vous êtes peut-être profondément découragé par l’état de votre vie aujourd’hui, au point de vous dire que vous avez franchi le point de non-retour. « Est-ce que Dieu peut vraiment faire quelque chose pour moi ? »

La réponse de ce texte : oui ! Non seulement il peut, mais il veut te relever. Qu’est-ce que tu peux faire dès aujourd’hui pour accueillir la puissance bienfaisante, rafraîchissante, régénératrice du Saint-Esprit dans ta vie ? 1/ Tourne-toi vers Jésus par la foi, confie-toi en lui afin qu’il prenne sur lui tes fautes et ta culpabilité, et qu’il te donne son pardon et sa paix en échange. 2/ Trouve-toi une Bible et lis-la si possible tous les jours, car la Parole de Dieu est vivante et efficace, c’est « l’épée de l’Esprit » qui pénètre à la division de notre âme et de notre esprit comme le bistouri de Dieu pour nous soigner de l’intérieur. 3/ Prie ! Si possible, tous les jours. Prie en toute simplicité, mais aussi avec audace, en demandant à Dieu l’impossible : « Esprit, viens des quatre vents, souffle sur ces morts [sur moi !] et qu’ils revivent ! »

Oui, tu as peut-être gâché ta santé par une mauvaise hygiène de vie, ou tu es peut-être infirme, en raison d’une maladie génétique ou d’un accident ; mais la vie que communique le Saint-Esprit est plus forte que ça, et il peut te délivrer de ta toxicomanie, ou de tes habitudes et de tes comportements destructeurs, il peut te guérir de ta maladie et de ton infirmité—et tu peux prier pour ça avec audace, parce que si tu es en Jésus par la foi, toutes tes fautes te sont pardonnées, tu as la paix avec Dieu, et Dieu qui t’aime n’a en aucun cas envie de te faire souffrir—mais c’est sûr que je ne sais pas si Dieu t’exaucera ici-bas ; ce que je sais, c’est qu’il t’exaucera au moins au dernier jour (si tu appartiens à Jésus), parce qu’il te ressuscitera avec un corps glorifié.

Tu as peut-être détruit des relations, avec ta famille, tes proches ; peut-être que des gens sont décédés avant que tu ne puisses te réconcilier ; mais la vie que communique le Saint-Esprit est plus forte que ça aussi, et si tu es attaché à Jésus par la foi, il peut te donner le courage et les moyens de t’approcher de ces gens blessés qui sont encore en vie, et de leur demander pardon, et de te réconcilier, et s’ils sont déjà décédés, tu n’es pas obligé de vivre dans le regret, mais tu peux vivre au contraire dans la joie de ton salut, sachant que Dieu te destine à vivre éternellement avec lui dans un lieu dépourvu de tristesse, un lieu de consolation suprême.

Tu as peut-être commis des fautes irréparables, tu es peut-être empêtré dans des addictions inavouables ; mais la vie que communique le Saint-Esprit est plus forte que ça aussi, et il peut te délivrer, te rétablir, te réparer ; il veut te relever, il n’est jamais trop tard, puisque si la mort même n’est pas assez forte pour faire échouer le projet de Dieu, encore moins ces péchés et ces addictions qui semblent te tenir sous leur emprise. Prie avec audace, parles-en à des amis dans la foi, et demande-leur de prier avec toi !

Tu es peut-être complètement épuisé, en burn-out, incapable de reprendre le dessus et de fonctionner ; mais la vie que communique le Saint-Esprit est plus forte que ça aussi, et même si tu as l’impression d’être à bout de forces, tu as encore la Parole de Dieu que tu peux lire, même si c’est un seul verset par jour ; et tu as la communauté de l’Église qui se tient près de toi ; et le soutien et l’affection de tes amis chrétiens ; et tu peux leur partager sans honte ta détresse, et ils se tiendront avec toi, et ils t’aideront à trouver l’aide dont tu as besoin. Et même si c’est long, le Saint-Esprit ne va pas te laisser tomber, et il va t’aider à vivre dans l’attente paisible du repos de Dieu, qui de toute façon, viendra un jour !

Alors « est-ce que Dieu peut vraiment faire quelque chose pour moi ? » Voici ce que Dieu a voulu nous dire dans ce passage : « Prends courage, mon enfant, si tu es attaché à Jésus par la foi, car je veux te relever, et rien en fin de compte ne pourra résister à ce projet que j’ai pour toi et qui va se réaliser pour sûr, pleinement, un jour ! »

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