L'élection inconditionnelle

Par Alexandre Sarranle 22 juin 2019

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je trouve que l’égocentrisme, c’est un truc qu’on traîne très naturellement avec soi. Je veux dire : comment ne pas croire qu’on est au centre de sa propre vie ? Qu’on a quand même une certaine importance dans notre rapport au monde, et qu’on vient quand même un petit peu avant le reste ? Parce que de toute évidence, de notre point de vue, le monde tourne autour de nous !

Et cet égocentrisme, en fait, on l’importe dans notre religion. On a tendance à penser à ce que la foi, surtout, va nous apporter à nous. « En étant chrétien, je ne vais pas aller en enfer ; en étant chrétien, je peux trouver la paix intérieure ; en étant chrétien, j’ai une force supplémentaire pour affronter mes difficultés ; en étant chrétien, je peux espérer la guérison de ma maladie ; en étant chrétien, je comprends mieux le monde que les non-chrétiens… » Je, je, je.

Et aussi : « À l’église, je n’aime pas trop ce chant, je n’aime pas trop cette personne, je ne trouve pas très pratique de faire le culte à 10h, je préférerais si la prédication était un peu moins longue, je pense que venir au culte une fois sur deux ça suffit, je n’apprends pas grand-chose parce que j’ai plus d’expérience que le pasteur, j’aime bien les gens mais je préfère mes collègues de travail… » On est au centre de sa propre vie, alors forcément, le monde passe au filtre de notre jugement, et on a une posture légèrement arrogante et suffisante, y compris par rapport à la foi. Bref, on s’y croit !

Mais qu’est-ce qui changerait dans notre vie, et qu’est-ce qui changerait dans notre piété (ou dans notre pratique religieuse), si on était pleinement convaincu, comme le dit l’apôtre Paul, que « tout est de Dieu, par Dieu et pour Dieu ! À lui la gloire dans tous les siècles. Amen ! » ?

Et en fait, c’est notamment pour remédier à notre rapport égocentré au monde et à la religion, que la Bible nous parle d’une doctrine qu’on appelle « l’élection inconditionnelle ». C’est l’idée que si on est chrétien, si on a la chance de connaître Dieu, on devrait se rappeler qu’on n’y est strictement pour rien. C’est une doctrine biblique qui s’attaque directement à notre suffisance, et qui a pour but de nous remettre à notre place. Et aujourd’hui on va voir ce que cette doctrine peut changer à notre vie et à notre piété.

La doctrine du décret éternel de Dieu

Pour pouvoir bien comprendre cette doctrine, il faut d’abord rappeler quelques évidences concernant Dieu. Si Dieu est Dieu, alors il est absolument souverain. Rien ne peut échapper ni à son contrôle, ni à sa connaissance, et cela, de toute éternité. Puisque Dieu est Dieu, rien n’existe, ni n’arrive, sans qu’il l’ait décidé. « Il dit, et la chose arrive ; il ordonne, et elle existe » (Ps 33.9). « Dieu opère tout selon la décision de sa volonté » (Ép 1.11).

Puisque Dieu est éternel et immuable, sa volonté est éternelle et immuable, elle ne s’adapte pas en fonction de paramètres extérieurs qui pourraient agir sur Dieu. C’est ce qui a fait dire aux théologiens que « Dieu a préordonné tout ce qui advient au monde ». C’est ce qu’on appelle le « décret éternel de Dieu », ou la « volonté décrétive » de Dieu.

Ce que ça veut dire, c’est que Dieu est la cause première de tout ce qui arrive. Ce n’est pas que Dieu a prévu tout ce qui allait arriver (par sa prescience) ; mais plutôt qu’il a planifié, ou projeté, tout ce qui allait arriver. Si quelque chose arrive aujourd’hui, et qu’on devait remonter la chaîne des événements jusqu’au tout début, on aboutirait au décret éternel de Dieu. « De telle manière, cependant, que Dieu n’est pas l’auteur du péché, qu’il ne fait pas violence à la volonté des créatures, et que leur liberté ou la contingence des causes secondes sont bien plutôt établies qu’exclues » (Westminster, iii.1).

C’est difficile à comprendre pour nous, mais la meilleure illustration que je connaisse de ce point, c’est celle du roman. Quand vous achetez un roman, l’histoire est déjà écrite du début à la fin. Et vous commencez à lire le roman et il y a toutes sortes de choses qui se passent dans l’histoire, des bonnes choses et des mauvaises choses. Et il y a des personnages gentils et des personnages méchants. Dans l’histoire, personne ne peut prévoir ce qui va arriver, et les gens sont libres et responsables. L’auteur du roman est la cause première de tout ce qui arrive, mais de par ses prérogatives à lui, qu’il est seul à avoir, il a établi (ou institué) la liberté et la responsabilité des personnages qu’il a créés, et il a établi (institué) « la contingence des causes secondes » (par exemple, un méchant tire un coup de feu sur un gentil et le gentil meurt, et c’est le méchant qui est responsable d’un acte qu’il a commis librement, selon sa nature).

Cette illustration peut nous aider à comprendre que Dieu est tout seul dans sa catégorie en tant qu’auteur et créateur de notre histoire. Notre propre liberté et notre responsabilité font partie de l’histoire.

Ce n’est pas que Dieu et nous, on serait foncièrement à égalité, et que Dieu aurait la chance d’être derrière les commandes, dans le monde invisible. Et du coup, on ne trouverait pas ça juste ! « Pourquoi c’est lui qui décide ? » Non : Dieu et nous appartenons à des catégories foncièrement différentes. Et parce qu’il est Dieu, il est tout seul dans sa catégorie, et il n’a de comptes à rendre à personne, et certainement pas à ses propres créatures qui sont dépendantes de lui pour « la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17.28).

Nous avons une vraie volonté, et Dieu a une vraie volonté ; mais les deux ne s’exercent pas du tout sur le même plan. Autrement, Dieu ne serait tout simplement pas Dieu ! « Notre Dieu est au ciel, il fait tout ce qu’il veut » (Ps 115.3). « L’Éternel a tout fait pour un but, même le méchant pour le jour du malheur » (Pr 16.4).

Qu’est-ce que le décret d’élection ?

Si tout ce que je viens de dire est vrai, alors il en découle logiquement que si des gens sont chrétiens, ou deviennent des chrétiens, si on remonte la chaîne des événements, la cause première, c’est Dieu ! Et si des gens ne sont pas des chrétiens, ou ne deviennent jamais des chrétiens, la cause première, c’est Dieu ! Et ça, c’est ce qu’on appelle le « décret d’élection », c’est-à-dire que Dieu a décrété dans l’éternité qui c’est qui serait sauvé.

Ça semble injuste et arbitraire, presque capricieux. On imagine un enfant qui fait : « Plouf, plouf, ce sera toi qui sera sauvé » ! Mais notre confession de foi en parle beaucoup mieux :

« Avant que ne soit posé le fondement du monde, Dieu a choisi en Christ, selon son dessein éternel et immuable, et selon le conseil secret et le bon plaisir de sa volonté, les êtres humains prédestinés à la vie et à la gloire éternelle. Il l’a fait par sa seule et pure grâce, par amour, et non par une considération préalable de leur foi, ou de leurs bonnes actions, ou de leur persévérance, ou de quelque autre condition ou cause que ce soit ; le tout à la louange de sa grâce glorieuse. » (Westminster, iii.5)

Il y a plusieurs choses à comprendre.

1/ C’est un choix immuable. Dieu a précisément fixé dans l’éternité l’identité et le nombre des élus. Dieu ne s’est pas dit : « On va essayer de sauver des gens ! Allez, on va ratisser large, et on verra bien qui sera sauvé. » Ou bien : « J’aimerais bien sauver ces gens-là, je vais les inscrire dans mon livre de vie, et on verra bien à la fin si j’aurais réussi. » Ça me fait penser à l’allergologue qu’on a consulté pour un de nos enfants, qui nous a dit : « Je vous assure, c’est une sinusite chronique ! Je vais quadrupler la dose d’antibiotiques, et vous allez voir, vous pouvez me faire confiance : je vais le guérir, votre fils, j’en suis sûr. Si je n’y arrive pas, c’est que je me suis trompé. » Mais Dieu n’est pas comme ça. Il y a un livre au ciel où il est indiqué précisément qui passera l’éternité avec Dieu, un livre écrit dans l’éternité, et personne ne peut ajouter ou effacer des noms de ce livre (c’est la promesse de Dieu : Ap 3.5, malgré le langage des hommes : Ps 69.29 ou Ex 32.32).

2/ C’est un choix libre. Rien ni personne n’a obligé Dieu à faire ce choix, ni ne l’a influencé dans son choix. Rappelez-vous : rien ne peut agir sur Dieu. Dieu est absolument libre. Donc Dieu ne s’est pas dit : « Bon, je vois d’avance qu’Alex va croire en moi, donc je suis bien obligé de le sauver. » Non, c’est l’inverse. Dieu a choisi de sauver les élus, donc les élus croient en lui.

3/ C’est un choix sage. La confession de foi dit que Dieu a choisi les élus selon « le bon plaisir de sa volonté », ce qui renvoie à Éphésiens 1.5 : « Il nous a prédestinés par Jésus-Christ à être adoptés, selon le dessein bienveillant de sa volonté. » Ça veut dire que Dieu n’a pas choisi les élus au hasard. Dieu n’a pas joué à la loterie. Il ne s’est pas dit : « Allez, je tire au hasard le nom des élus. Hop ! Tiens, Alex, je ne m’attendais pas à ça ! » Il a fait un choix intelligent, délibéré, sage, mais ce qui a motivé son choix se trouve en lui et non pas en nous. Il nous a choisis de propos délibéré, il a pensé à nous exprès. « C’est lui qui nous a sauvés et nous a adressé un saint appel, non à cause de nos œuvres, mais à cause de son propre dessein et de la grâce qui nous a été donnée en Christ-Jésus avant les temps éternels » (2 Tm 1.9).

4/ C’est un choix de pure grâce. C’est ça qu’on veut dire quand on parle de l’élection inconditionnelle. Dieu n’a pas choisi les élus parce qu’ils valaient mieux que les autres. Il ne les a pas choisis parce qu’il avait vu d’avance que ceux-là feraient un bon usage de leur liberté en croyant en lui (par nature, on est mort spirituellement et il n’y a rien en nous qui nous incline naturellement vers Dieu). Il ne les a pas choisis parce qu’il avait vu d’avance que les élus, à condition de leur donner un petit coup de pouce, arriveraient ensuite à persévérer dans la foi jusqu’à la fin. Comme l’a dit Jonathan Edwards (prédicateur du xviiie siècle) :

« Tu ne peux rien contribuer à ton salut, sinon le péché qui l’a rendu nécessaire. »

5/ Enfin, c’est un choix secret. Le décret d’élection est une réalité que nous enseigne la Bible, mais c’est une réalité qui demeure en grande partie conceptuelle pour nous, parce que nous n’avons pas accès aujourd’hui au livre de vie (Ap 20.12). On ne peut pas emprunter le livre de vie à la bibliothèque, ou le trouver dans Google books, pour le consulter comme on consulterait un annuaire, pour voir la liste complète des élus. « Tiens, je me demande si cette nouvelle personne qui vient à l’église est élue… Ça serait plus facile de savoir comment l’accueillir et l’accompagner. » Impossible. Ce constat a pas mal de répercussions pratiques, et c’est ce qui nous amène à la dernière partie de mon exposé.

La doctrine de l’élection en pratique

La première question pratique, c’est sans doute la suivante : on ne peut pas savoir pour l’instant exactement qui est élu… mais est-ce qu’on peut savoir si soi-même on est élu ? La réponse ? Oui ! Comment ? Eh bien voici ce que dit Calvin :

« Si nous sommes élus en Christ, nous ne trouverons pas la certitude de notre élection en nous ; pas même en Dieu le Père, si nous l’imaginons nûment sans son Fils. Christ donc est comme un miroir, auquel il convient de contempler notre élection […] ; nous avons un témoignage assez ferme et évident que nous sommes écrits dans le livre de vie, si nous communiquons à Christ. » (Calvin, L’Institution chrétienne, livre iii)

Il y a plusieurs choses ici : d’abord on ne doit pas chercher l’assurance d’être élu en nous-même, parce qu’on est si faible et si indigne, qu’on ne va y trouver que des raisons de douter qu’on est élu ! Ensuite, il ne suffit pas de contempler Dieu, comme le ferait un théiste ou un musulman, parce que Dieu est trois fois saint, il est un feu dévorant ! « Qui s’élèvera jusqu’à son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur » (Ps 24.3-4). Comment pourrait-on être élu dans ces conditions ?

Mais si la Bible dit qu’on est élu « en Christ », alors c’est à Christ qu’il faut regarder. On doit regarder Christ dans l’Évangile, Dieu incarné, qui vit une vie parfaite, qui meurt d’une mort parfaite pour payer la peine des péchés des élus, et qui ressuscite en vainqueur le troisième jour ; on doit le regarder, et nous regarder en lui comme dans un miroir, et nous demander : « Est-ce que je reconnais mon visage ? ». Est-ce que je crois que ce miroir est fiable (Jésus est vraiment venu, il a payé, et il a vaincu), et en y regardant, est-ce que je reconnais mes péchés sur la croix ? Est-ce que je reconnais en Jésus le Sauveur, mon Sauveur ? Il est un miroir : est-ce que je me vois en lui, quand je « communique » à lui, c’est-à-dire quand je cherche sincèrement à le connaître, par l’étude de la Bible, l’écoute de la prédication, la prière, la communion de l’Église, et les sacrements ?

Personne ne peut répondre à cette question à votre place, mais cette assurance, on peut l’avoir si on cherche sincèrement auprès de Christ à l’obtenir et à la préserver.

Je vais terminer, mais d’abord, et brièvement, deux autres considérations pratiques.

1/ « Si on est élu, alors on peut se reposer sur ses lauriers ; on peut faire ce qu’on veut, vivre n’importe comment ici-bas, de toute façon on sera sauvé—si on est élu—puisque notre fidélité ne pèse pas du tout dans l’équation. » Il y a une certaine logique à ça, mais en même temps il y a quelque chose de profondément absurde. C’est un raisonnement qui prétend comprendre la doctrine de l’élection et qui s’appuie dessus pour justifier un comportement qui est foncièrement contradictoire avec la doctrine de l’élection, ce qui prouve en fait que celui qui fait ce raisonnement n’a pas vraiment compris la doctrine de l’élection !

Si je suis élu, c’est que Dieu m’a choisi indépendamment de quoi que ce soit qu’il y avait en moi, il m’a sauvé en dépit de moi-même, il m’a sorti du bourbier, j’étais un misérable vermisseau et il m’a transféré dans son royaume et il a fait de moi un enfant de Dieu ! Si je crois sincèrement ça, quelle est la logique qui ferait que je puisse en même temps continuer d’avoir envie de vivre dans le bourbier ? Si on est élu, c’est que Dieu nous a donné une dignité incroyable ! Et logiquement, notre élection devient notre vocation : « En Christ, Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui » (Ép 1.4). « Il nous a prédestinés […] pour célébrer la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé » (Ép 1.5-6). « Nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » (Ép 2.10).

Et dernière considération pratique pour aujourd’hui :

2/ « Si Dieu a déterminé d’avance qui serait sauvé, et si la liste des élus est immuable, pourquoi est-ce qu’on devrait évangéliser ? Qu’on évangélise ou pas, ça ne changera rien à qui sera sauvé ! » Voici la réponse : Dieu a ordonné la fin et les moyens. La fin, c’est que tous les élus seront assurément sauvés. Mais Dieu ne nous a pas dit qui étaient les élus ; il nous a dit en revanche d’évangéliser parce que c’est par ce moyen qu’il compte ordinairement sauver ses élus.

On pourrait dire que la cause première du salut d’un élu, c’est Dieu ; mais parmi les causes secondes, il y a notre responsabilité d’annoncer l’Évangile. Si on n’évangélise pas sous prétexte que de toute façon, Dieu va s’occuper de sauver ses élus, ça reviendrait à dire à Dieu ce qu’il doit faire et à refuser de faire ce qu’il nous a dit !

Mais écoutez plutôt quelle devrait être notre attitude. Puisque Dieu va sauver ses élus par le moyen ordinaire de notre évangélisation, on peut évangéliser avec énormément d’assurance et d’optimisme ! On peut le faire avec une certaine décontraction, aussi, puisque le salut de nos interlocuteurs de dépend pas d’un quelconque pouvoir de persuasion qu’on aurait en nous-mêmes. On peut annoncer la bonne nouvelle en toute simplicité, et avec une autorité décomplexée. Et s’attendre à ce qu’il se passe ce qui s’est passé dans le livre des Actes : « Les païens se réjouissaient en entendant cela, ils glorifiaient la parole du Seigneur, et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent » (Ac 13.48) !

Pour terminer. Qu’est-ce qui peut soigner notre égocentrisme ? Notamment la doctrine de l’élection inconditionnelle. C’est une doctrine biblique, qui nous fait nous tourner vers Dieu dans un mouvement de louange et d’adoration fervente, en raison de la grâce souveraine qu’il a déployée envers nous pour nous sauver de façon complètement imméritée ; lui qui a pensé à nous dans l’éternité et qui nous a aimés unilatéralement en Christ avant même de fonder l’univers.

C’est une doctrine biblique qui devrait susciter en nous une humilité surnaturelle devant Dieu—qui suis-je pour qu’il me choisisse—mais aussi devant les autres : autant dans mes relations avec mes frères et sœurs de l’église (on est tous des vermisseaux sauvés par grâce !) que dans mes relations avec les non-croyants (c’est là ce que j’étais, et je devrais être rempli de compassion et d’un désir d’annoncer la bonne nouvelle).

Et enfin c’est une doctrine biblique qui devrait nous motiver à aligner notre vie avec les projets de Dieu. Si je suis sauvé, c’est selon son projet et pour son projet. Il n’y a rien de plus important que Dieu ! Ce n’est pas nous qui sommes au centre de notre vie, c’est Dieu. Et voici ce Dieu que nous adorons :

« Dieu possède en lui-même et par lui-même toute vie, gloire, bonté et bonheur. Il se suffit parfaitement à lui-même et n’a besoin d’aucune des créatures qu’il a faites ; il ne tire d’elles aucune gloire, mais il manifeste seulement sa propre gloire en, par, vers et sur elles. Il est l’unique origine de tout être ; tout est de lui, par lui et pour lui. Il détient l’autorité souveraine sur toutes choses et accomplit par elles, pour elles et en elles tout ce qui lui plaît. Tout est évident et clair à ses yeux. Sa connaissance est infinie, infaillible, et ne doit rien à ses créatures ; aussi pour lui rien n’est-il contingent ou incertain. Toutes ses pensées, toutes ses œuvres et tous ses commandements sont très saints. Les anges et les hommes ainsi que toute autre créature lui doivent adoration, service et obéissance en tout ce qu’il lui plaît d’exiger. » (Westminster ii.2)

Les autres exposés de cette série : 1/ La dépravation totale ; 3/ L'expiation limitée ; 4/ La grâce irrésistible ; 5/ La persévérance des saints

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